Cheikh Tidjane Rabany
05/09/2008 16:22 par emeu
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RAMADAN
Ramadan ou ramadhan (en arabe رَمَضَانramadān) est le 9e mois du calendrier musulman. Ce mois marque, pour les musulmans, le début de la révélation du Coran faite à Mahomet(SAW). Afin de sanctifier ce mois, il a été décidé que les musulmans pratiqueraient un jeûne ou sawm صَوْم :
« Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été prodigué comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne ! »
— Coran 2:185 (chapitre 2 Al-Baqarah, verset 185)
Le jeûne de Ramadan
C'est le quatrième pilier de l'islam. Un abus de langage courant, dans la langue française, consiste à employer « Ramadan » pour le jeûne lui-même plutôt que le mois, par métonymie. Cependant, il est obligatoire pour les musulmans d'employer l'appellation "jeûne de Ramadan" afin de distinguer le jeûne du mois.
C'est une obligation pour les musulmans. Ce devoir a été révélé au mois de châban de la deuxième année après l'Hégire par ce verset :
« Ô vous qui croyez, le jeûne [as-Siyâm] vous est prescrit comme il l’a été à ceux qui vous ont précédé, ainsi atteindrez-vous la piété. »
— Coran 2:183 (chapitre 2 Al-Baqarah, verset 183)Il fait partie des pratiques les plus importantes de l'islam. Les musulmans se réjouissent de son approche : c'est le mois des bienfaits, des actes d'obéissance et des bénédictions. C'est dans la tradition musulmane le meilleur mois de l'année, qui contient la meilleure des nuits, laylatou al-qadr (la nuit du destin), durant laquelle les musulmans prient et lisent le coran, puisqu'il est dit que les souhaits exprimés au Seigneur avec foi sont exaucés au cours de cette nuit, par la volonté de Dieu.
Pour les musulmans, jeûner, c'est s'abstenir pendant la journée de ce qui rompt le jeûne (nourriture quelconque, boissons, relations sexuelles, consommation de tabac, etc...) sont interdites de la pointe de l'aube jusqu'au coucher du soleil), en ayant fait l'intention la veille (en niya). C'est une obligation pour tout musulman pubère qui en a les moyens physiques, mentaux et matériels. Ainsi, toute personne ne répondant pas à ces critères est dispensée de cette pratique, jusqu'à son rétablissement éventuel. Les jours non jeûnés doivent alors être restitués ultérieurement, avant le mois de Ramadan de l'année suivante ou, à défaut, par une action bénéfique ou une aumône aux pauvres (voir "Causes de rupture du jeûne"). Jeûner, c'est aussi s'évertuer à maîtriser ses membres pour les empêcher de commettre des actes blâmables au vu de la morale et du droit islamique. C'est surtout faire tout son possible pour que ses actes ne soient source d'aucune nuisance pour les créatures de Dieu, qu'elles soient humaines ou non, musulmanes ou non musulmanes, et que l'on soit, à travers ses faits et gestes, ses regards et ses paroles, vecteur de la miséricorde de Dieu pour l'univers.
Spirituellement, le jeûne du corps doit conduire au jeûne du cœur, c'est-à-dire que le musulman doit travailler sur lui-même pour développer en lui ses qualités telles que bonté, bienveillance, patience, persévérance, justice, solidarité, fraternité... et réduire et supprimer en lui ses défauts tels que égoïsme, individualisme, hypocrisie, médisance, jalousie...
Détermination du début du mois
Pour les musulmans, le jeûne du mois de Ramadan devient obligatoire dans l'un des deux cas suivants :
- lorsque le mois de châban a atteint trente jours.
- lorsque le croissant de lune du mois de Ramadan( al hilal) est aperçu, la nuit précédant le trentième jour de châban, conformément à la parole du prophète Mahomet (rapporté par Al-Boukhari et Mouslim) « Jeûnez à la vue du croissant et interrompez le jeûne à la vue du croissant et si l'observation est gênée par des nuages par exemple, poursuivez le compte de châban à trente jours ».
Celui qui a vu le croissant de lune de Ramadan doit jeûner et il est devenu un devoir de jeûner à celui qui ne l'a pas vu mais a été informé par un musulman juste, libre, et qui n'est pas connu comme étant menteur. Cependant, lorsqu'il y a un désaccord sur le premier jour de jeûne comme c'est souvent le cas, il faut suivre la majorité des musulmans.
La détermination du début du mois par le calcul reste un sujet de débat, car pour les uns, il ne faisant pas partie de la tradition prophétique.
Obligations du jeûne
Pour les musulmans, les obligations de jeûne sont au nombre de deux :
- L'intention de jeûner : Il est formellement interdit de formuler l'intention à voix haute, ceci est une innovation, bida'a. Cette intention ne doit pas se faire à voix haute, elle se fait intérieurement.
- L'abstinence des choses qui rompent le jeûne : depuis l'apparition de l'aube véritable jusqu'au coucher du soleil.
Cependant, il est autorisé à certaines personnes de reporter le jeûne ou de ne pas avoir à l'effectuer:
- La femme en période de menstruations ou de lochies et la femme enceinte
- Le voyageur peut décider de le reporter à condition que la distance à parcourir autorise le raccourcissement de la prière.
- Le malade : il peut rompre le jeûne en raison d’une maladie dont on craint son aggravation ou sa prolongation à cause du jeûne.
- Les personnes âgées faibles
- Les enfants impubères
Causes de rupture du jeûne
Précautions préalables aux causes de rupture du jeûne :
- L'ignorance : par exemple se faire vomir en ignorant que c'est un acte annulatif du jeûne.
- La contrainte : par exemple vomir involontairement.
- La distraction : par exemple boire ou manger sans s'en apercevoir.Selon le droit musulman, voici les causes de rupture de jeûne :
- Se nourrir : ne serait-ce qu'un grain de sésame ou boire ne serait-ce qu'une goutte d'eau ou de médicament (cependant les "gouttes" ne rompent pas le jeûne ni l'injection dans la peau, le muscle ou les veines, tant que ces injections ne sont pas nutritives);
- Boire
- Fumer (par ailleurs, le tabac est également interdit le reste de l'année selon la majorité des oulémas)
- L'éjaculation volontaire
- L'évanouissement qui dure toute la journée : quiconque s'est évanoui toute la journée de l'aube au coucher du soleil, son jeûne n'est pas valable. Il en est de même pour celui qui est atteint de folie, ne serait-ce qu'un instant.
- Se faire vomir : en mettant son doigt ou quelque chose du même genre dans la bouche pour provoquer la sortie du vomi de l'intérieur.
- Avoir des relations sexuelles (les préliminaires n'annulent toutefois pas le jeûne).
- L'apostasie : par l'une de ses trois sortes : par la croyance, l'acte ou la parole.
Celui qui a rompu un jour de jeûne du mois de Ramadan sans excuse valable s'est chargé d'un péché. Il doit de ce fait se racheter devant Allah. Le musulman se doit dans ce cas de se racheter, pour chaque jour rompu, et plusieurs façons sont possibles : affranchir un esclave (si on en possède), jeûner 60 jours consécutifs (si on en est capable), ou nourrir 60 pauvres (si on en a les moyens).
Il est interdit de jeûner le jour de la Fête de la fin du jeûne (entre autres).
Le but de ce mois
Le mois de Ramadan est pourtant pour un musulman plus qu'un jeûne, c'est un mois de recueillement, de compassion envers les personnes les plus pauvres. C'est le mois du pardon et du jeûne. Siam, en arabe, signifie s'abstenir, se retenir de. Appliqué à la religion, le mot a pris le sens de renoncer par piété à tout ce qui est considéré comme étant susceptible de rompre le jeûne, c'est-à-dire de manger, boire, avoir des rapports intimes, un mauvais caractère ou comportement et cela depuis l'apparition de l'aube jusqu'au coucher du soleil.
Durant ce mois, les sunnites du monde entier se recueillent pour effectuer les prières (surérogatoires) dites de tarawih.
Selon Abu Hurayra : « Que celui qui a l'intention de jeûner un jour, ne dit ni de grossièretés ni d'obscénités. Si quelqu'un l'injure ou l'attaque qu'il répète : "Je suis en jeûne" ».
L'abandon du jeûne de Ramadan
Selon l'unanimité des oulémas, la personne qui abandonne volontairement et sans excuse valable le jeûne du mois de Ramadan tout en reconnaissant son obligation est dans le péché, mais ne sort pas de l'islam. Par contre, les savants musulmans divergent sur l'abandon de la prière : beaucoup d'entre eux avancent que le jeûne du mois de Ramadan sans la prière (qui est le deuxième pilier le plus important de l'islam) n'est pas accepté.
Mot dérivé
Le mot « ramdam » dérive du mot Ramadan, en prenant le sens péjoratif de tapage bruyant.
PROFESSEUR CHEIKH IBRAHIM MAHMOUD DIOP "DIT BARHAM DIOP"
Il est des hommes dont l'invocation de l’itinéraire intellectuel et/ou spirituel émeut les plus insensibles des humains et renforce la foi de ceux qui ont déjà cru, que Allah, le Tout Puissant et l'omniscience, étend sa miséricorde sur qui il veut, comme il veut.
Cheikh Ibrahim Mahmoud est le fils de Cheikh Mahmoud DIOP, disciple dès les premières lueurs de la Faydha, compagnon et soutien indéfectible de Baye Niass. Né en avril 1932, il grandit sous l'aile protectrice de son homonyme et maître. Pionnier engagé dans la défense et l'illustration de l'islam, son itinéraire intellectuel rappelle étrangement celui du maître.
Il est l'élève d'un seul maître et n'a jamais été ailleurs pour étudier la moindre discipline. Autant dire qu'il a reçu l'ensemble de sa formation a l'université de Médina Baye dont il est le prototype. Témoin des grands moments de la Faydha, accompagnateur assidu de Baye Niass dont il fut le secrétaire, Oustaze Barham DIOP, comme on l’appelle au Sénégal, est sans doute l'un des plus brillants intellectuels de sa génération. Professeur émérite, écrivain et poète fécond. (le périple de cheikh al islam), conférencier international de talent, cet académicien de la langue arabe est, du reste, un homme affable, modeste, ouvert et généreux, conscient de son rôle dans la communauté islamique tout entière qui se targue d'avoir en son sein un homme de sa stature.


Tous ceux qui fréquentent les gamous, le connaissent par sa voix suave et de stentor. Historien et spécialiste de vie et l'œuvre du prophète Mouhammad (saw), Cheikh Hady Ibrahima Niass, par le ton de sa diction nous rappelle celui de Baye Niass. L'honorable guide spirituel n'a de cesse par cette pédagogie, de vivifier en nous la sunna du prophète (saw).Brillant diplomate affable et courtois, il est à l'avant garde des nobles causes.
Décédé le 8 Février 2005 à Dakar, il a laissé derière lui un grand vide, beaucoup de disciples et de leçons à méditer. Un sous site lui est consacré dans ce site qu'il a patronné.
A chaque fois qu 'il voyait Baye il se mit à danser...........
son amour envers Baye n'a nul interprétation tellement cet amour était sincère et véridique...............
Parmi ces hommes formés et éduqués par Baye on peut citer Cheikh Ibrahima FALL (RTA).
Disciple et compagnon infatigable de Baye, Cheikh Ibra FALL est l’un des piliers de la Faydha. Mame Cheikh vouait à Baye un amour jamais égalé. Cette citation de Baye envers lui l’atteste grandement : « wa Ibrahima FALL houbbouhô khadimoune (l’amour que Ibrahima FALL porte à moi est sans précédent)». Il a vécu toute sa vie durant à Kossi village de la Faydha. Entre Mame Cheikh et Kossi c’est toute une histoire qui nécessite d’être revisitée afin de comprendre cet événement majeur qui s’est opéré en un moment donné dans la Faydha : celui de la naissance d’une « Ecole : Les Allah Baye ».
Mame Cheikh a formé des hommes et des femmes qui sont des héritiers de la foi, de l’amour, de la sagesse, de la connaissance limpide fondées sur des démarches méthodiques, une vision claire, nette et précise de Dieu, en tant qu’ héritiers sûrs, qui, pour rien au monde, ne nageront en contre courant des exigences de la Faydha. La seule révélation qui suit, nous suffit pour apporter une preuve patente à la bonne qualité et à la rigueur de son école que lui reconnaissait son maître : Mame Baye NIASS.
« Un jour Mame Astou DIANKHA la mère de Baye est venue demander à ce dernier : son fils et de surcroit précurseur de la Faydha, de l’initier aux secrets de celle-ci. Mais imaginez à quel point fut surpris bon nombre de disciples et de proches parents quand ils apprirent que Mame Baye lui a répondu que c’était Cheikh Ibrahima FALL qui était la personne indiquée (son Cheikh Mourabbi : son maître) pour lui admettre à la connaissance et au culte de la Faydha. Ainsi Mame Cheikh Ibrahima FALL transmettra à Mame Astou DIANKHA les secrets de la Faydha. »
Parmi les disciples de Mame Cheikh Ibrahima FALL, nous citerons nommément entre autres, Cheikh Abdoulaye Wilane, Oustaz Dame KA, Baye Pathé KEBE, Mame Lamine DIOP, Ya Néné THIAM, et Baye Mactar KA.
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IMAM Il est un petit-fils et un héritier de Cheikh al Islam El Hadji
Ibrahima NIASS affectueusement appelé « Baye NIASS». Mystique et
charismatique, il intervient dans le social et parcourt le monde pour
transmettre le message de l'Islam. Il compte des milliers e talibés,
au Sénégal et à travers le monde, mais reste effacé et n'agit que
sur le compte exclusif de l'Islam et des musulmans. Regard sur un
exemple de guide religieux dont Allah Seul est l'Architecte du
devenir
Dans l'Histoire de l'Islam, Hassane fut le deuxième Imam de
Médine. Et comme lui, Imam Hassane Cissé qui porte le même nom est
le deuxième Imam de Médina Baye, du nom de Médine. Hassane est aussi
le fils de Fatima Zahra, fille du Prophète Mouhamed (PSL). Et comme
lui encore, Imam Hassane Cissé est le fils de Fatima Zahra NIASS,
fille aînée de Cheikh al Islam El Hadji Ibrahima NIASS. Hassane est
également fils de Ali, premier Imam de Médine. De même Imam Hassane
Cissé est le fils de Alioune - nom dérivé de Ali - premier Imam
de médina Baye NIASS. Entre Hassane, petit-fils du prophète (PSL) et
Imam Hassane Cissé s'établit ainsi une coïncidence heureuse
marquée du sceau de la divine providence. Mieux, tous les deux,
malgré la longueur du temps et l'éloignement des saints lieux,
portent un nom prédestiné, Hassane, qui signifie en arabe, le « bon
», le « beau ». Et dans son comportement, son mysticisme, son allure
et son action, tout indique que Imam Hassane Cissé charrie en lui les
vertus sacerdotales de la bonté et de la beauté du geste et de
l'âme.
L'homme est charismatique. L'ésotérisme et la pentagramme lui
confèrent une force mystique. Ses yeux de foudre dégagent un
magnétisme qui hypnotise même l'interlocuteur. De taille moyenne,
il a des épaules et une poitrine assez larges. Une barbe blanche
ornée dune façon particulière son visage vermeil imprégné d'un
soufisme qui l'illumine. Dans son silence qui n'est que
recueillement, il démontre une attitude réservée qui rend compte
d'une permanente méditation. De nature circonspecte, il est doué
dés le bas âge pour la réflexion et la concentration qui le livrent
à des activités spirituelles continues et à la recherche d'un
idéal. Cheikh Baba Lamine NIASS, son oncle avec qui il a vécu sept
ans dans une même chambre, témoigne : « très jeune, il s'était
engagé à aller jusqu'à Sao Paolo » porter le message de
l'Islam.
Aujourd'hui, « Imam» ayant le grade de Amir al Mouminine - guide
des Croyants - il a, grâce à sa dimension mystique à
l'enseignement de son grand-père de Cheikh al Islam El Hadji
Ibrahima NIASS, renoncé à lui-même en faveur d'un absolu retour à
Allah. C'est pourquoi, il est d'une exquise sociabilité et d'un
mysticisme pur qui constituent pour son entourage et ses talibés un
rayon de gaieté et de joie de vivre.
Un héritier de Cheikh al Islam
Lorsque Imam Hassane Cissé entame un discours et une conversation, il
chasse Satan, rend grâce à Allah et salue le Prophète (PSL) comme
pour enseigner que rien ne saurait être réel qui ne soit divin. Dans
une conversation avec lui, l'on découvre qu'il n'est pas
seulement musulman parce qu'il croit, mais surtout par ce qu'il
fait. C'est qu'en réalité, il est un pur produit de Cheikh al
Islam El Hadji Ibrahima NIASS qui l'a façonné, ayant grandi à son
ombre protectrice et promotrice.
Il fut le premier à lui demander l'autorisation de sortir de Médina
Baye pour aller en Mauritanie en compagnie de son maître coranique,
Ahmad Mahmoud. Ainsi l'accord du Saint Homme ouvrit la voie à
d'autres demandes d'autorisation comme celle de Cheikh Mouhamed
Nazir NIASS avec qui il se rendit en Mauritanie. Mais ce fut une
période difficile. Il se retrouve dans un lieu désertique « sans
eau, ni électricité », « se nourrit de couscous en guise de
déjeuner et de bouillie de mil en guise de dîner », et fait même
plus de 6km à la recherche d'eau avec comme moyen de transport des
ânes. « Je me souviens que quand on rassemblait du bois pour le feu,
des serpents surgissaient », rappelle-t-il. Et de ce dur séjour en
Mauritanie, il tire un enseignement : « on n'accède pas au miel
avant d'avoir subi la piqûre des abeilles ». C'est que ce séjour
en Mauritanie fut une épopée pénible qui rend compte des conditions
douloureuses dans lesquelles il a débuté sa quête de connaissance.
Après deux années de dur labeur, il retourne à Médina Baye auprès
de Cheikh al Islam El Hadji Ibrahima NIASS qui le reprend en charge et
lui assure l'enseignement du Fiqk alors que Cheikh Amadou THIAM lui
apprend la grammaire arabe. Il se familiarise alors avec les grands
ouvrages des soufis et s'initie avec bonheur à l'exégèse du
Coran. Cheikh al Islam le prend sous son aile protectrice et il devient
à la fois son talibé, son confident et son ami. Il le fait voyager :
Ghana, Nigeria, Arabie Saoudite, Irak, Liban, Jérusalem, Caire etc.
C'est au Caire d'ailleurs, à Al Azhar, qu'il obtient sa licence.
« De retour à Médina Baye, je voulais travailler. On avait même à
l'époque mis à ma disposition un salaire de 250 mille ainsi
qu'une résidence et un véhicule », se souvient-il. Mais Cheikh al
Islam El Hadji Ibrahima NIASS lui demande encore « d'aller étudier
l'Anglais » et il s'engagea à en prendre les charges.
Ainsi, il se rend en Angleterre, à Oxford, où il obtient en 1974 sa
Maîtrise en Philosophie. Puis Cheikh al Islam lui exprime une énigme
entre les Etats-Unis et l'Angleterre. « Un Moukhadam nigérian m'a
expliqué l'énigme et je compris alors que je devais me rendre aux
Etats-Unis d'Amérique », dit-il. Et en moins de trois semaines, il
fait l'objet de plusieurs sollicitations d'Américains qui
demandent à être convertis à l'Islam ou sollicitent la formulation
de prières. Il posait ainsi les premiers jalons d'une mission qui
était l'enseignement de Cheikh al Islam et la divulgation de la
pratique de la Tidjianya. De retour en Angleterre, la police d'Etat
dut même débarquer chez lui en raison des nombreux appels
téléphoniques qu'il recevait de partout. C'est cette période
qu'il entame la rédaction de sa thèse de Doctorat de 3ème Cycle.
Mais en 1982, sa mère lui donne l'ordre de retourner au bercail à
cause de l'état de santé de son père. Allah Intervient à l'aube
: à l'heure du wazifa, une femme appelle à sa demeure et
l'informe « qu'elle lui faisait parvenir une somme de trois mille
dollars ». Puis un autre homme fait de même depuis l'Arabie
Saoudite et lui envoie à partir d'un compte de l'USB « une autre
somme de trois mille dollars ». Il compris que Allah intercédait
ainsi pour lui permettre de rejoindre le Sénégal dans les plus brefs
délais. Le 24 mars 1982, il débarque à Médina Baye. Il reçut les
adieux du père qui lui formule des prières puisées dans l'immense
lumière qui irriguait son âme qui s'éteint le 11 avril 1982, date
à laquelle il accède à l'imamat, que Cheikh al Islam El Hadji
Ibrahima NIASS lui avait confié sous forme prophétique, déjà des
années auparavant. Cette séquence lui rappelle aussi les derniers
moments qu'il a vécus avec Cheikh al Islam El Hadji Ibrahima NIASS
d'abord à Paris, puis à Londres. La longue prière que le Saint
Homme lui avait formulée était pour lui un adieu.
En fait, Imam Hassane Cissé est doté d'une force d'intuition qui
lui permet vite de déchiffrer la géographie secrète des âmes avec
qui il entretient une communication permanente. D'ailleurs le premier
jour d'arrivée de Cheikh al Islam El Hadji Ibrahima NIASS à
Londres, il comprit mieux l'imminence de l'extinction de son âme.
« J'ai vécu les derniers instants de sa vie » raconte-t-il. «
Dés que je fus à son chevet, il me fait part d'un rêve : Allah me
donnait deux enfants que je baptisais tous en son nom. Il me dit :
C'est le moment de l'héritage. Alors je compris ». Il écrira
plus tard un ouvrage intitulé : Les derniers jours de Cheikh al Islam
El Hadji Ibrahima NIASS. Aujourd'hui, c'est avec émotion qu'il
rappelle et explique comment, avec dignité, et foi le Saint Homme
affrontait la mort grâce à une âme extatique qui se pâmait
mystérieusement au giron de Allah (SWT).
Sur les sentiers de l'Universel
Intellectuel, polyglotte, conférencier, philosophe, exégète et
pasteur, Imam Hassane est très impliqué dans le secteur de
l'éducation, de la santé, de l'environnement. Personnalité
intuitive, compréhensive et de nature charitable, il possède des
connaissances mystiques qui font de lui un être recherché pour son
savoir. Pour son oncle Baba Lamine NIASS qui le connaît bien, « il
incarne des vertus qui reflètent les nobles sources de son âme ».
Il est entreprenant et se caractérise par son goût de
l'organisation et son amour du mouvement. Il voyage beaucoup parce
que, universaliste et explorateur, il est attiré par les pays
inexplorés et sait que sa mission, prophétisée par Cheikh Al Islam
El Hadji Ibrahima NIASS, est d'aller au-delà même de l'Atlantique
et l'océan indien, porter la parole d'Allah, le message du
prophète et la voie de la Tidjanya. Il a fait presque tous les pays de
la planète où il compte des disciples. Dans sa demeure, considérée
comme un lieu de service social, toutes les races défilent. Sa grande
noblesse, l'immensité de ses connaissances mystiques et sa vaste
érudition lui ont fait accéder à de hauts lieux où il connaît
l'accroissement de son prestige et de sa gloire, Baba Lamine explique
: « Ce n'est pas un hasard. C'est le fruit d'un dévouement et
d'un travail infatigable. Il mérite bien son statut dans le monde
». D'ailleurs, il a rencontré les plus grands leaders historiques
du monde, d'abord grâce à l'intercession de Cheikh Al Islam El
Hadji Ibrahima NIASS dont les talibés se trouvent non seulement
partout en Afrique mais aussi en Asie et en Amérique Latine, ensuite
grâce à ses dons de diplomate et de son Savoir. Il a ses entrées
dans les institutions américaines comme il en a dans d'autres
grandes puissances. Dans son carnet d'adresses, les noms de hautes
personnalités d'Afrique et d'ailleurs occupent les premières
pages. Et l'album de photos que détiennent ses talibés rend compte
de son prestigieux cercle de connaissance : Koffi ANAN, Chefs d'Etats
africains, princes du Golf, etc.
Lorsque Nasser le sollicitait, il avait opposé une réticence parce
que refusant tout engagement politique. Le Raïs égyptien le convainc
: « Ce n'est pas pour faire de la politique. Les politiques ont
échoué. Il faut maintenant s'appuyer par la fraternité islamique
», lui avait-il dit. Ses relations avec John KUFOR sont connues et il
est devenu le Conseiller spécial en Affaires islamiques du
Vice-président du Ghana.
En toute modestie, il explique : « ce n'est pas quelque que nous
avons cherché. Nous croyons que c'est le travail que nous avons fait
pour l'Islam en suivant les traces Cheikh Al Islam qu'on nous
ouvert les portes pour les personnalités politiques et civiles du
monde ». Puis, il précise : « Cheikh Al Islam a eu des relations
étroites avec De Gaulle, Shu En Laï, Sékou Touré, Daouda Diawara,
Nasser, Bourguiba, Yacouba Gowon, Kwamé Krumah, Boumedienne, etc. ».
Il rappelle des dizaines d'organisations islamiques dont Cheikh Al
Islam était membre et rappelle les conversions faites à travers
l'Afrique comme au Ghana « où lors d'un voyage, il a converti 8
000 personnes à l'Islam ». « C'est même codifié dans les
bibliothèques britanniques », précise-t-il encore en toute modestie.
Aujourd'hui, Imam Hassane Cissé explore le monde. Il a crée une
ONG, African American Islamic Institute, où de jeunes américains,
nigérians, ghanéens, mauritaniens, etc. sont formés aux sciences
islamiques. Il a construit une clinique, Shifâ Al Asqam, avec la
collaboration de l'UNICEF. Aussi, membre de plusieurs ONG, il mène
des œuvres caritatives en direction des handicapés et des
nécessiteux. Par son action, il apporte une vision du monde dominée
par la foi et la solidarité jusque dans les actes quotidiens. « Il
faudrait bien que les pouvoirs publics aient une pensée pour le monde
rural et les pauvres et qu'ils agissent en conséquences », dit-il
dans un élan de générosité empreint de franchise. Pour lui, «
l'être humain est un don d'Allah qu'Il a Lui a même crée mieux
que tout autre créature. Investir en l'Homme, c'est donc investir
en Allah ». C'est pourquoi de nombreux jeunes relèvent de son
obédience et il les entretient de façon permanente de l'Islam, du
prophète et des enseignements de Cheikh Al Islam. Son propos est
toujours ponctué de références au Coran, au Prophète et à Cheikh
Al Islam El Hadji Ibrahima NIASS.
Cà et là, il distribue des médicaments, des chaises roulantes, de la
nourriture et même de l'argent, « s'il en a à ceux qui le
sollicite ». La situation politique l'amène à appeler « à la
retenue et au respect de l'autre ». Si on lui demande son penchant
politique, il affirme : « je suis du côté de ceux qui aident
l'Islam et soutiennent l'éducation et la santé. Je suis toujours
reconnaissant à ceux qui apportent une assistance à l'Institut et
à l'hôpital que j'ai mis sur pied ». Avec sérénité, fermeté
et conviction, il précise : « je suis un serviteur de l'Islam et
des musulmans ». Et ainsi, la solidarité islamique reste son
obsession.
Il a fondé Kossi Atlanta, au cœur du Saloum, Atlanta en souvenir du
pacte lié avec cette ville et des nombreux américains qui y sont
originaires et qui s'y rendent et y logent. Il a réussi à
l'équiper d'une mosquée, d'un forage et d'un réseau
d'électrification. Cette cité est aussi à côté d'une autre du
même nom où logeaient Cheikh Al Islam et son père Cheikh Alioune
CISSE. Très jeune, il y a même dirigé une prière devant celui-ci et
devant même son père. Et parce qu'il a reçu l'onction mystique
de Cheikh Al Islam, il occupe aujourd'hui le Minebar de Médina BAYE.
Intellectuel méthodique et ouvert à toutes les questions religieuses,
éducateur fécond doté d'un sens de l'humour et d'un entrain
qui séduit, il déteste le « mensonge et l'inconstance » et est
naturellement animé d'un désir de paix et de tranquillité. Sa vie
n'est pas de tout repos : « je suis serviteur de l'Islam et des
musulmans », répète-t-il encore. Enthousiaste devant tout ce qui
relève de l'Islam, il se caractérise par une débordante activité
« pour la cause de l'Islam » et entretient de « fraternelles
relations » dans toutes les « maisons religieuses » du Sénégal.
Ses plus beaux souvenirs sont les moments vécus dans l'intimité de
Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima NIASS et l'éducation multiforme
reçue auprès de lui, lui sert de pilori. Mais son plus douloureux
souvenir est le jour de l'extinction de celui-ci. « Je n'ai pas
connu une douleur plus pénible que celle que j'ai connue ce jour-là
» dit-il avec émotion. Et de ce Saint-homme il a appris a être
patient, optimiste et de nature idéaliste.
Au Sénégal comme ailleurs, il est devenu une personnalité imposante
que les talibés Niassène vénèrent au plus haut point. Il reste un
guide dynamique et diplomate qui utilise toujours un « nous » de
modestie même s'exprimant en wolof. Et lorsqu'il prend congé de
son hôte, il chasse encore Satan, rend grâce à Allah, salue le
Prophète et formule une prière affectueuse qui intègre à une
adoration universelle.
NAZIR
Directeur de l'institut El Hadji Abdoulaye Niass, Cheikh Mouhamadou Nazir était un homme pieux. il était toujours au service des talibés sans distinction, partageant avec eux leur souffrance, leur peine et leur joie. Sa figure nous rappelait la physionomie de son illustre père. son turban, son menton souligné d'une barbe blanche. Surtout sa manière de psalmodier le coran égayaient les talibés en particulier et la Ummah islamique en général. Le coran lui a valu plusieurs distinctions a l'échelle mondiale. Féru et admirateur du célèbre psalmodieur du Coran Abdel Basset, qui l'a inspiré, Cheikh Nazir a beaucoup oeuvré pour la Hadara de Cheikh al Islam au Sénégal et surtout en Gambie, à Néma kunda, au Nigeria et en Sierra Léone, où il a installé des daras (écoles) d'où sortent des "hafizoul quran" (ayant mémorisé le Coran).
Il est venu deux fois à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar rendre visite aux étudiants talibés de Baye Niass.
Sa disparition a laisse un grand vide dans le cœur de toute la communauté musulmane. Il est décèdé le vendredi 27 avril 1998 au Caire et est inhumé auprès de son père à Medina Baye.
Aida Faye
Montage de quelques photos de Baye Niass et document sonore incrémenté ( Zikr Aida Faye )
(...)
71. Il dit : "Vous voilà, frappés de la part de votre Seigneur d'un supplice et d'une colère. Allez vous vous disputer avec moi au sujet de noms que vous et vos ancêtres avez donnés, sans que Dieu n'y fasse descendre la moindre preuve ? Attendez donc ! Moi aussi j'attends avec vous. 88. Les notables de son peuple qui s'enflaient d'orgueil, dirent : "Nous t'expulserons certes de notre cité, ò Chuaïb, toi et ceux qui ont cru avec toi. Ou que vous reveniez à notre religion." - Il dit : "Est-ce même quand cela nous répugne ? ".
72. Or, Nous l'avons sauvé, (lui) et ceux qui étaient avec lui, par miséricorde de Notre part, et Nous avons exterminé ceux qui traitaient de mensonges Nos enseignements et qui n'étaient pas croyants.
73. Et aux Tamud, leur frère Salih : "Ô mon peuple, dit-il, adorez Dieu. Pour vous, pas d'autre divinité que Lui. Certes, une preuve vous est venue de votre Seigneur : voici la chamelle de Dieu, un signe pour vous. Laissez-la donc manger sur la terre de Dieu et ne lui faites aucun mal; sinon un châtiment douloureux vous saisira.
74. Et rappelez-vous quand Il vous fit succéder aux Aad et vous installa sur la terre. Vous avez édifié des palais dans ses plaines, et taillé en maisons les montagnes. Rappelez-vous donc les bienfaits de Dieu et ne répandez pas la corruption sur la terre "comme des fauteurs de trouble".
75. Les notables de son peuple qui s'enflaient d'orgueil dirent aux opprimés, à ceux d'entre eux qui avaient la foi : "Savez-vous si Salih est envoyé de la part de son Seigneur ? "Ils dirent : "Oui, nous sommes croyants à son message".
76. Ceux qui s'enflaient d'orgueil dirent : "Nous, nous ne croyons certainement pas en ce que vous avez cru".
77. Ils tuèrent la chamelle, désobéirent au commandement de leur Seigneur et dirent : "Ô Salih, fais nous venir ce dont tu nous menaces, si tu es du nombre des Envoyés".
78. Le cataclysme les saisit; et les voilà étendus gisant dans leurs demeures.
79. Alors il se détourna d'eux et dit : "Ô mon peuple, je vous avais communiqué le message de mon Seigneur et vous avais conseillé sincèrement. Mais vous n'aimez pas les conseillers sincères !"
80. Et Lot, quand il dit à son peuple : "Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n'a commise avant vous ?
81. Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes ! Vous êtes bien un peuple outrancier."
82. Et pour toute réponse, son peuple ne fit que dire : "Expulsez- les de votre cité. Ce sont des gens qui veulent se garder purs" !
83. Or, Nous l'avons sauvé, lui et sa famille, sauf sa femme qui fut parmi les exterminés.
84. Et Nous avons fait pleuvoir sur eux une pluie Regarde donc ce que fut la fin des criminels !
85. Et aux Madyan, leur frère Chuaïb : "Ô mon peuple, dit-il, adorez Dieu. Pour vous, pas d'autre divinité que Lui. Une preuve vous est venue de votre Seigneur. Donnez donc la pleine mesure et le poids et ne donnez pas aux gens moins que ce qui leur est dû. Et ne commettez pas de la corruption sur la terre après sa réforme. Ce sera mieux pour vous si vous êtes croyants.
86. Et ne vous placez pas sur tout chemin, menaçant, empêchant du sentier de Dieu celui qui croit en Lui et cherchant à rendre ce sentier tortueux. Rappelez-vous quand vous étiez peu nombreux et qu'Il vous a multipliés en grand nombre. Et regardez ce qui est advenu aux fauteurs de désordre.
87. Si une partie d'entre vous a cru au message avec lequel j'ai été envoyé, et qu'une partie n'a pas cru, patientez donc jusqu'à ce que Dieu juge parmi nous car Il est le Meilleur des juges."
Hizb n°17
89. Certes, nous aurions forgé un mensonge contre Dieu si nous revenions à votre religion après que Dieu nous en a sauvés. Il ne nous appartient pas d'y retourner à moins que Dieu notre Seigneur ne le veuille. Notre Seigneur embrasse toute chose de Sa science. C'est en Dieu que nous plaçons notre confiance. Ô notre Seigneur, tranche par la vérité, entre nous et notre peuple car Tu es le meilleur des juges."
90. Et les notables de son peuple qui ne croyaient pas, dirent : "Si vous suivez Chuaïb, vous serez assurément perdants".
91. Alors le tremblement (de terre) les saisit; et les voilà étendus, gisant dans leurs demeures.
92. Ceux qui traitaient Chuaïb de menteur (disparurent) comme s'ils n'y avaient jamais vécu. Ceux qui traitaient Chuaïb de menteur furent eux les perdants.
93. Il se détourna d'eux et dit : "Ô mon peuple, je vous ai bien communiqué les messages de mon Seigneur et donné des conseils. Comment donc m'attristerais-je sur des gens mécréants ?"
94. Nous n'avons envoyé aucun prophète dans une cité, sans que Nous n'ayons pris ses habitants ensuite par l'adversité et la détresse afin qu'ils implorent (le pardon).
95. Puis Nous avons changé leur mauvaise condition en y substituant le bien, au point qu'ayant grandi en nombre et en richesse, ils dirent : "La détresse et l'aisance ont touché nos ancêtres aussi." Eh bien, Nous les avons saisis soudain, sans qu'ils s'en rendent compte.
96. Si les habitants des cités avaient cru et avaient été pieux, Nous leur aurions certainement accordé des bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils ont démenti et Nous les avons donc saisis, pour ce qu'ils avaient acquis.
97. Les gens des cités sont-ils sûrs que Notre châtiment rigoureux ne les atteindra pas la nuit, pendant qu'ils sont endormis ?
98. Les gens des cités sont-ils sûrs que Notre châtiment rigoureux ne les atteindra pas le jour, pendant qu'ils s'amusent ?
99. Sont-ils à l'abri du stratagème de Dieu ? Seuls les gens perdus se sentent à l'abri du stratagème de Dieu.
100. N'est-il pas prouvé à ceux qui reçoivent la terre en héritage des peuples précédents que, si Nous voulions, Nous les frapperions pour leurs péchés et scellerions leurs coeurs, et ils n'entendraient plus rien ?
101. Voilà les cités dont Nous te racontons certaines de leurs nouvelles. [A ceux-là,] en vérité, leurs messagers leur avaient apporté les preuves, mais ils n'étaient pas prêts à accepter ce qu'auparavant ils avaient traité de mensonge. C'est ainsi que Dieu scelle les coeurs des mécréants.
102. Et Nous n'avons trouvé chez la plupart d'entre eux aucun respect de l'engagement; mais Nous avons trouvé la plupart d'entre eux pervers.
103. Puis, après [ces messagers,] Nous avons envoyé Moïse avec Nos miracles vers Pharaon et ses notables. Mais ils se montrèrent injustes envers Nos signes. Considère donc quelle fut la fin des corrupteurs.
104. Et Moïse dit : "Ô Pharaon, je suis un Messager de la part du Seigneur de l'Univers,
105. je ne dois dire sur Dieu que la vérité. Je suis venu à vous avec une preuve de la part de votre Seigneur. Laisse donc partir avec moi les Enfants d'Israël."
106. "Si tu es venu avec un miracle, dit (Pharaon,) apporte-le donc, si tu es du nombre des véridiques."
107. Il jeta son bâton et voilà que c' était un serpent évident.
108. Et il sortit sa main et voilà quelle était blanche (éclatante), pour ceux qui regardaient.
109. Les notables du peuple de Pharaon dirent : "Voilà, certes, un magicien chevronné.
110. Il veut vous expulser de votre pays." - "Alors, que commandez-vous ?"
111. Ils dirent : "Fais-le attendre, lui et son frère, et envoie des rassembleurs dans les villes,
112. qui t'amèneront tout magicien averti.
113. Et les magiciens vinrent à Pharaon en disant : "Y aura-t-il vraiment une récompense pour nous, si nous sommes les vainqueurs ?"
114. Il dit : "Oui, et vous serez certainement du nombre de mes rapprochés".
115. Ils dirent : "Ô Moïse, ou bien tu jetteras (le premier), ou bien nous serons les premiers à jeter".
116. "Jetez" dit-il. Puis lorsqu'ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens et les épouvantèrent, et vinrent avec une puissante magie.
117. Et Nous révélâmes à Moïse : "Jette ton bâton". Et voilà que celui-ci se mit à engloutir ce qu'ils avaient fabriqué.
118. Ainsi la vérité se manifesta et ce qu'ils firent fût vain.
119. Ainsi ils furent battus et se trouvèrent humiliés.
120.