ZIKR IBRAHIMA NDAO
27/08/2008 17:24 par emeu
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Voila pour les visiteurs qui demandaient la photo de Cheikh Tidjane avec la gazelle...
Nous n'avons que le dessin malheureusement, mais nous ésperons qu'il vous plaira néanmoins
CHEIKH TIDJANY
| LA FORCE | 1 |
| L' HUMANISME | 2 |
| L' ENGOUEMENT | 3 |
| L' AME | 4 |
PORTRAIT DE SEYDINA AHMED TIDJANI
Les traits fins de son visage radieux, d'un blanc rosé, son allure princière, bien qu'il soit le plus humble, marquent en lui sa haute lignée.
Imitant le prophète Mohammed r dans tous les actes et conditions, sa barbe, filée de poils gris resplendissant, faisait jaillir de lui une lumière mystérieuse.
Riche par Dieu, ne demandant rien à personne, il fut honoré de grâce qui faisait qu'il ne comptait que sur Dieu. Il dévoila ce qui est permis et cacha ce qui pouvait perturber 1'esprit.
Par Taha, son maître et compagnon, tel le soleil et la lune, nul ne pourrait plus séparer ces deux sceaux de la même famille pour l'amour qu'ils avaient pour Lui.
Le pauvre esclave en Allah Mohamed El Mansour El Mohiedine Tidjani, qu'Allah le préserve.
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GENEALOGIE DE CHEIKH AHMED TIDJANI
SON ENFANCE En effet en 1737/38 (1150 de l'hégire) vint au monde Seïdina Cheikh Ahmed Ibn Mohammed Ibn Mokhtar Tidjani t dans une petite ville du désert algérien, 'Aïn Madhi. |
SA QUÊTE
En 1757 /58 (1171 H.), âgé de 21 ans, il quitte 'Ain Madhi, poussé par une soif incommensurable, pour Fès, alors célèbre cité de la science avec notamment sa fameuse Université-Mosquée Qarawiyyin. Cette ville était aussi le lieu de rencontre de grands maîtres et saints qu'Ahmed Tidjani t entreprit de visiter, afin de profiter de leurs enseignements spirituels et de leurs bénédictions (baraka). Chaque jour sa science augmentait, recueillie auprès des docteurs de l'Université, il obtint ainsi tous les diplômes lui conférant le droit d'enseigner toutes les sciences connues des musulmans de cette époque, mais sa soif ne fut pas étanchée pour autant. Ses efforts, sa crainte d'ALLAH, sa modestie, son amour pour le vrai et son aversion du faux imposaient le respect de tous.
Un jour il rencontra un Cheikh faisant parti des gens dotés du dévoilement (KACHF) et qui l'incita à retourner dans sa ville natale, ce qu'il fit, sur la route il s'arrêta à diverses zaouia et rencontra de nombreux hommes de Dieu. Après 'Ain Madhi , il se rendit à Abiod sidi Cheikh où il demeura quelques temps au près de Sidi Cheikh Ben-Eddin (5 années) puis il partit vers Tlemcen en l'an 1767/68 (1181 H ) alors âgé de 31 ans et où il professa plusieurs années.
Il y fut aimé et respecté, par ses savants pour sa grande science et sa sagesse, et à ceux qui l'interrogèrent sur l'identité du grand érudit par qui il aurait appris un si large savoir, il leur révélait :
" Ce savoir je ne l'ai pas reçu d'une seule personne mais de tous ceux que je rencontrais. "Durant toutes ces années qui se sont écoulées Cheikh Ahmed Tidjani t s'est affilié à plusieurs voies (6 voies) et à rencontrer de grands Wali, parmi ces voies il y a celle du Pôle Maulana Taïeb ibn Mohamed t (m.1180) , la voie de Sidi Abdelqader Djilani t qu'il prit à Fès , la tariqa Nassriya qu'il prit auprès du Wali Sidi Mohamed ibn Abdallah Tazani t, puis il y eu la voie du Pôle sidi Ahmed El Habib ibn Mohamed t (m.1165) connu sous l'appellation El Ghamary Sejelmassi t.
D'ailleurs ce grand Pôle , après sa mort , vint voir Seïdina Ahmed Tidjani t en songe et lui donna un Nom à évoqué , il prit aussi du Wali le Malamati Sidi Ahmed Tawachi t (m.1204) , celui-ci lui transmis un Nom et lui dit :
" Il te faut la retraite (khalwa), la solitude (el wahda) et le dhikr et patiente jusqu'à ce qu'Allah t'ouvre, car tu vas avoir une station immense " ;
Mais cela n'arrangeait pas Seïdina t alors Sidi Ahmed Tawachi t lui dit :
" Attache-toi à ce dhikr et sois-y constant sans retraite ni solitude, Allah t'ouvrira dans cette situation ." Une fois assimilé les enseignements et secrets des grands maîtres qu'il rencontrait et atteint les degrés spirituels escomptés, cette soif et ce désir d'ALLAH qui l'habitait le poussait toujours plus loin.Certains grands saints lui annonçaient qu'il atteindrait des degrés auxquels il ne s'attend pas, ainsi il rencontra le grand Wali doté du dévoilement Sidi Mohamed ibn el Hassan el Wanjali t (m.1185) , qui lui affirma qu'il rejoindrait le degré du grand Cheikh et Pôle de son temps Sidi Abou el Hassan Chadili t et lui révéla d'autres secrets.
Un jour aussi il rencontra à Fès leWali Sidi Abdallah ibn Sidi 'Arbi ibn Ahmed de Aouled Ma'an el Andaloussi t (m.1188) qui après s'être entretenu avec lui clama par trois fois à Seïdina Ahmed Tidjani t :
" Allah saisis par ta main ! ".
Une fois aussi Seïdina t vit en rêve le grand Wali et Pôle de son temps, le Ghawth Sidi Abou Madian t, dans une assemblée où il disait :
"Celui qui me donne quelque chose je lui donnerai ce qu'il demande. "
Seïdina t lui dit alors : " Je te donne quatre ``Mithqal`` et garanti moi le Qotbaniya el 'Odhma ",
il répondit :
"Oui je te le garanti et tu ne mourras qu'après l'avoir eu. "
Ce qui confirma son rêve c'est qu'une autre fois Seïdina t rencontra un homme connu par le fait qu'il voyait à l'état de veille des êtres spirituels (Rouhani), et ceux-ci l'informaient sur ce qu'il voulait. Seïdina t lui demanda :
"J'ai caché quelque chose dans mon cœur, dis moi ce que c'est ? "
Lorsque l'homme interrogea les Rouhani ils lui dirent que Seïdina Ahmed Tidjani t interroge à propos de la Qotbaniya, l'homme constata une personne à côté des Rouhani qui leur dit :
"Qui vous a permis de parler de ce sujet ? "
Les Rouhani lui répondirent alors :
"C'est lui qui interroge sur cela ", la personne leur dit alors :
"Cette Qotbaniya c'est moi qui lui ai garanti à Tlemcen avant son départ, il ne mourra pas sans l'avoir atteint, alors n'intervenez pas là-dessus ni vous, ni les autres. " et cette personne n'était autre que Sidi Abou Madian le Ghawth t ; L'homme qui pouvait parler au Rouhani n'avait jamais vu Seïdina t auparavant et ne le connaissait pas.Après de multiples efforts il sentit le besoin d'accomplir son pèlerinage, ce fut en 1772/73 (1186) alors âgé de 36 ans. Durant son voyage il rencontra d'autres grandes personnalités , tel que Sidi Mohamed ibn 'Abderrahman el Azhari t dans la région de ZWAWA , près d'Alger , auprès de qui il prit la voie Khalwatiya , puis en arrivant en Tunisie où il rencontra le Wali Sidi Abdsamad Rahaoui t.
Seïdina Cheikh Ahmed Tidjani t resta une année en Tunisie, entre la ville de Tunis et celle de Sousse ; Il y enseigna diverses sciences ainsi que les Hikam d'Ibn 'Ata allah.
Devant l'étendue de sa science, l'émir du pays lui envoya un message lui demandant de s'installer à Tunis pour y enseigner la noble science et s'occuper des affaires religieuses, mettant à sa disposition une demeure, un salaire important et la célèbre université de Zaïtouna. Lorsque Seïdina t reçut la lettre de l'émir il se tut, puis le lendemain il se sauva et prit le bateau pour Le Caire, en Egypte, avec la ferme intention de rencontrer le célèbre Wali, le Maître majestueux et le Connaissant parfait Sidi Mahmoud el Kourdiou t originaire d'Irak. Lors de leur première rencontre celui-ci dit à Seïdina Ahmed Tidjani t :
"Tu es aimé auprès d'Allah dans ce monde ainsi que dans l'au-delà. "
Il t lui demanda :
"D'où te vient cela ? "
Sidi Mahmoud el Kourdiou t lui répondit :
"D'Allah ! "
Seïdina Ahmed Tidjani t lui dit alors :
" Je t'ai vu alors que j'étais en Tunisie et je t'ai dit : Je suis entièrement en acier . Tu m'as répondu : Oui c'est ainsi et je vais transformer ton acier en or." lorsque Seïdina t raconta cela, Sidi Mahmoud t lui répondit :
"Oui, c'est comme tu as vu. "
Quelques jours plus tard Sidi Mahmoud el Kourdiou interrogea Seïdina Ahmed Tidjani t sur ses ambitions , à quoi Seïdina répondit :
" J'ambitionne d'accédé au degré des grands Pôles." (el Qotbaniya el 'Oudhma)
Le célèbre Maître lui affirma alors :
" Ô ! mon ami, Le Très Haut te réserve beaucoup plus que cela. "
Il finit par rejoindre la ville sainte de La Mecque et entra en contact avec ses hommes de Dieu, là aussi il fit une rencontre des plus capitales, celle du fameux Cheikh Sidi Ahmed Ibn Abdallah el Hindi t à qui il lui était interdit de rencontrer quiconque. Il envoya donc une lettre à Seïdina, par l'intermédiaire de son serviteur, dans laquelle il lui annonça :
"Tu es l'héritier de ma science, de mes secrets, de mes dons et de mes lumières. "
Lorsqu'il écrivit cela à Seïdina t, Sidi ibn Abdallah el Hindi déclara à son serviteur :
"Il est celui que j'attendais et il est mon héritier. " ; Ce à quoi son serviteur s'exclama :
"Cela fait 18 ans que je suis à ton service et aujourd'hui il est venu un homme débarquant du Maghreb et tu me dis qu'il est ton héritier " Sidi 'Abdallah el Hindi t lui déclara alors :
"Je n'attendais que lui, et en cela je n'ai aucune part de décision, Allah choisi par sa Miséricorde qui Il veut, si j'aurais eu une part de décision j'aurai alors choisi mon fils depuis longtemps. "
Il transmit ainsi à Seïdina t tout ce qu'il détenait en science, secret, et lumière et rendit l'âme après lui avoir confié l'initiation de son fils unique, il lui annonça aussi sa rencontre imminente avec le grand saint et Pôle Suprême (Qotb Jami') Sidi Mohamed ibn Abdelkarim Samman t (m.1775). En effet il le rencontra à Médine, celui-ci le fit rentrer en retraite 3 jours et lui révéla les secrets et pouvoirs des grands hommes de Dieu.
Après Médine L'illuminé et la visite de la tombe du saint Prophète r, Seïdina Ahmed Tidjani t rejoignit Le Caire et durant ce nouveau séjour Sidi Mahmoud el Kourdiyou t lui transmit la voie Khalwatiya, en lui délivrant le diplôme d'autorisation
FATH EL AKBAR - NAISSANCE DE lA VOIE
Il rentra enfin au Maghreb, passa et s'arrêta dans certaines villes pour aller ensuite s'isoler dans le désert algérien (départ de Tlemcen en 1196), dans les villages de Chellala (1196 à 1199) et Boussemghoun (1199 à 1213) . C'est dans ce village justement que Seïdina Ahmed Tidjani t eu sa grande ouverture (FATH EL AKBAR) : en effet alors âgé de 46 ans (1196) lors de sa retraite spirituelle, en pleine journée vint à lui le Prophète Mohamed r à l état de veille qui lui annonça : .QOUTBANIYA EL OUDHMA - ACCESSION AU RANG SUPRÊME DE SCEAU DE LA SAINTETE
Ainsi depuis sa rencontre avec l'envoyé d'Allah r à Abi Semghoune, il ne cessa de suivre ses enseignements et ses éducations tout au long de ces années, et au fur et à mesure des évènements, jusqu'au jour tant annoncé, et tant prédit au cours de sa vie où il fut hissé au rang suprême de la Qoutbaniya el 'Oudhma au mois de Mouharam de l'année 1214 (à 'Arafat). Il atteint deux stations uniques dans la hiérarchie spirituelle des saints, celle de la Khatmiya (Le sceau des saints : il clôture pour toujours les degrés de sainteté) et celle de la Katmiya (Le Pôle caché : station spirituelle connue seulement d'Allah et de son Prophète r atteint le 18 du mois de Safar, il est l'intermédiaire spirituelle entre les Prophètes et l'ensemble des Wali).
"Je suis désormais ton initiateur, ton Maître, aucun être humain ne prétendra être ton initiateur ; Il te faut en conséquence abandonner toutes les voies auxquelles tu étais affilié précédemment, personne n'aura de reproche à te faire car c'est moi qui serait ton intermédiaire auprès d'Allah et aussi ton auxiliaire. "Il devint donc le dépositaire de la voie spirituelle du Prophète lui-même r, voie qui renferme en elle toutes les autres voies ; C'est la tariqa Ahmediya, Mohamediya, Ibrahimiya, Hanifiya qui renferme des grâces énormes jamais obtenues par toutes autres voies, tout comme la communauté de Mohamed r a des grâces qui n'ont jamais été obtenu par toutes les autres communautés avant l'Islam ;. Les vertues attachées à la voie du Prophète r et à son Khalife Sidi Ahmed Tidjani t sont innombrables. Ainsi donc le Prophète enseigna son Ouird à Seïdina t et lui dicta les conditions que comportaient sa voie, il lui dit entre autre conseil personnel à lui :
"Maintiens cette Tariqa sans te retirer du monde, ni rompre avec le commerce des hommes jusqu'à ce que tu atteignes la station spirituelle qui t'es promise, tout en gardant ton état , sans grande gêne, ni effort cultuel excessif, passe-toi de tous les saints. "Il reçut d'année en année l'initiation directe du Prophète r ainsi que l'ordre et l'autorisation d'appeler les gens à cette voie, s'ensuivit alors une période de propagation qui dura 13 ans dans cette région, les gens affluant de multiples contrées pour tirer profit de sa Baraka et prendre de ce que lui avait confié le Prophète r. Cette ordre qui prenait une expansion considérable , en très peu de temps , attisa la jalousie et l'inquiétude des autorités turques de l'époque, et là encore le destin de Seïdina Ahmed Tidjani t allait ressembler une fois de plus à celui du Prophète r car tout comme le Prophète r a dû s'exiler de La Mecque à Médine, Seïdina t a dû le faire d'Abi Semghoune à Fès (départ d'Abi Semghoune le 17 Rabi'Awwal 1213 ; Arrivée à Fès le 6 Rabi'Thani 1213).
De là-bas, depuis sa demeure, il s'occupe de l'initiation et de l'éducation de ses disciples leur enseignant et expliquant le Coran et la tradition du Prophète r à ses élèves toujours de plus en plus nombreux.
Très vite la vaste étendue de son savoir particulier, la profondeur de ses enseignements, et la manifestation de ses prodiges authentiques vont conquérir toujours de plus en plus de cœur, parmi lesquels on trouve un nombre impressionnant de savant érudit, de Wali parfait et de maître spirituel, beaucoup étant de la noble descendance de notre Prophète Mohamed r.
Il est ainsi tout en haut de l'échelle de la sainteté et n'a au-dessus de lui que les Prophètes u et les compagnons de notre généreux Prophète Mohamed r, il est le Pôle caché qui sera dévoilé au jour du Jugement Dernier par une voix qui clamera :
" Voici celui qui de toute éternité vous inspirait les connaissances, les lumières, et la puissance que le Seigneur Très-Haut vous destinait ; Il les recevait des Prophètes et les distribuait aux saints pour vivifier leurs esprits et guider leurs actions. "
Seïdina Ahmed Tidjani t a révélé :
"Le maître de l'existence (r) m'a informé de vive voix que je suis le Pôle caché, cela à l'état de veille et non en rêve. "
Il a expliqué aussi en ces termes le rôle du Pôle caché :
" Tout saint ne boit et n'est abreuvé que de notre océan depuis la création jusqu'au jour où on soufflera sur la Trompe. "
Il a dit aussi :
" L'essence du Prophète r irrigue les essences des messagers et prophètes u; mon essence irrigue les Pôles, les Connaissants d'Allah et les Wali depuis la pré-existence et ce jusqu'à l'éternité. "
Ces paroles ont été prononcées dans l'intention de permettre au disciple de comprendre l'importance et la valeur des grâces qu'Allah a fournit au détenteur de ce degré spirituel, jamais atteint par aucun saint, et ainsi d'être reconnaissant envers Allah.
Allah a dit :
" ...et quant aux bienfaits de ton Seigneur raconte-les. " et c'est à ce même titre que le Prophète r avait dit :
" J'étais déjà prophète alors qu'Adam était entre l'eau et l'argile. "
Il avait dit aussi r :
" Je serai le premier à être ressusciter le jour de la résurrection, je serai l'orateur lorsque les ressuscités seront rassemblé, et l'annonciateur de la bonne nouvelle lorsqu'ils auront perdu espoir ; Je détiens la bannière de la louange de Dieu, sans prétention, je serai le premier à demander et à obtenir l'intercession, je serai le premier à frapper à la porte du Paradis et à y être autorisé à entrer, et j'y entrerai avec les croyants pauvres, je suis le plus méritant parmi tous les enfants d'Adam auprès de mon Seigneur, sans prétention. "Seïdina Ahmed Tidjani t avait dit :
" Mes deux pieds que voici sont sur la nuque de chaque Wali. "
Un grand compagnon et disciple lui fit remarquer que Sidi Abdelqader Djilani t avait dit la même chose, il lui répondit :
" Il avait parfaitement raison, mais il ne parlait que des Wali de son époque, quant à moi je dis que mes deux pieds que voici n'ont jamais cessé d'être sur la nuque de chaque Wali."
Sidi Mohamed el Ghali, un éminent de ses compagnons, avait dit au sujet rôle et du degré de Seïdina Ahmed Tidjani t :
"C'est par son intermédiaire que tous les saints, sans en avoir conscience, reçoivent l'influx des Prophètes u. "Seïdina Ahmed Tidjani t quitta ce monde terrestre le jeudi 17 Chawal 1230 à l'âge de 80 ans. Après avoir accompli la prière du Soubh il s'allongea sur le côté, demanda un verre d'eau qu'il but, puis son esprit agrée quitta son corps béni. Il sera enterré dans sa Zaouia bénie de Fès (début de la construction à partir de 1215) et depuis la lumière qu'il hérita du Prophète r ne cesse de se propager.
Seïdina Ahmed Tidjani t, avant son décès, confia au Pôle Sidi Hajj 'Ali Tamacini t la maîtrise de la Tariqa ainsi que la tutelle sur ses deux héritiers qui étaient encore jeune, Sidi Mohamed El Habib t et son frère Sidi Mohamed El Kebir t.
A la mort de Sidi Hajj 'Ali Tamacini t le Khilafa fut rendu à la descendance de Seïdina Cheikh t, en l'occurrence à Sidi Mohamed El Habib t qui mourut environ 8 ans après lui. Ainsi à leur immense maîtrise spirituelle particulière s'est ajouté la maîtrise temporelle de la Voie.
Il laissa comme héritier, à sa mort, Sidi Ahmed 'Ammar t qui n'avait que 3 ans et qui, dès son adolescence, eut de nombreux déboires avec les colonisateurs français, ceux-ci n'hésitant pas à l'envoyer en résidence surveillée à Bordeaux (France). Durant cette période de troubles, la maîtrise de la Tariqa fut assumée, temporairement, par le Khalife de Tamacine, Sidi Mohamed El 'Aïd t, et une fois le retour de Sidi Ahmed 'Ammar t à 'Ain Madhi, la maîtrise de la Tariqa revint définitivement à la descendance de Seïdina Ahmed Tidjani t et les Khalifes qui se succédèrent par la suite sont :
(1) Sidi Bachir Tidjani t: de 1896 à 1910
(2) Sidi 'Allal Tidjani t: de 1910 à 1919
(3) Sidi Mohamed El Kebir Tidjani t: de 1919 à 1931
(4) Sidi Mahmoud Tidjani t: de 1931 à 1934
(5) Sidi Taïeb Tidjani t : de 1934 à 1973
(6) Sidi 'Ali Tidjani t : de 1973 à 1990
(7) Sidi 'Abdeljabbar Tidjani t : de 1990 à 2005
(8) Sidi Hajj M'hammed Tidjani t : depuis janvier 2006, qu'Allah lui prolonge sa vie.Source : www.tidjaniya.com
CHEIKH HASSAN CISSE(4-12-1945____14-08-2008)
Dakar, 14 août (APS) – L’imam de Médina Baye à Kaolack, Cheikh Hassan Cissé, décédé jeudi tôt le matin à l’âge de près de 63 ans, était connu comme un érudit de l’islam qui a notamment consacré sa vie à la propagation de la tarîqa Tidiane, à travers le monde et le combat pour la protection de l’enfance.
Petit-fils de Cheikh Ibrahima Niass (1900-1975), Hassan Cissé, né le 4 décembre 1945 à Kaolack, avait, sous la protection de son grand-père, mémorisé le Coran à l’âge de 10 ans. Il a complété ses études secondaires au Sénégal avant de se rendre en Egypte où il obtient sa licence en études islamiques et en littérature à Ain Shams. Sa formation universitaire est sanctionnée par une maîtrise en philosophie obtenue en 1974 à Oxford doublée d’une thèse de troisième cycle en études islamiques décrochée aux Etats-Unis.
Imam de la mosquée de Médina Baye depuis le 9 avril 1982, Cheikh Hassan Cissé était l’une des figures marquantes des Niassènes, une branche de la Tidjanya. A ce titre, il a propagé la bonne parole dans plusieurs parties du monde, notamment aux Etats-Unis et au Nigeria où il possède des millions de disciples.
Défenseur de causes sociales, Cheikh Hassan Cissé a été sensibilisé sur l’importance des soins de santé par son père, l’imam Cheikh Alioune Cissé, qu’il accompagnait lors de ses consultations médicales. Dans cet univers des infrastructures de santé, le jeune garçon comprit que la vie tenait beaucoup aux soins et autres pratiques médicales.
Porté plus tard vers des études religieuses, il garde avec lui cet altruisme envers son prochain en prêtant attention aux personnes qui souffrent. Il sensibilise les populations et s’érige en éducateur pour combattre les différents fléaux qui assaillent les jeunes, notamment les enfants de bas âge.
Avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), il a fait un long compagnonnage au front de la sensibilisation pour la survie de l’enfant. Il se distingue par sa plaidoirie au Nigeria qui fait atteindre au programme élargi de vaccination le taux couverture de 98 % dans une dizaine d’Etats de ce pays d’Afrique où, en dépit des directives des autorités, les populations refusaient à vacciner leurs enfants.
Cet engagement en faveur de la santé de l’enfant lui vaut d’être désigné, le 14 mai dernier, ambassadeur pour la promotion santé de la mère et de l’enfant au Sénégal, pour une période de trois ans.
D’après les termes de références qui ont milité en faveur de sa nomination, l’imam Cheikh Hassan Cissé s’active depuis plus de 20 ans dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile qui touche les enfants de moins de 5 ans vulnérables face à la malnutrition et aux maladies contagieuses.
Dans ses multiples œuvres de bienfaisance, il avait mis sur pied, en 1988, une ONG dénommée African American islamic institute (Institut islamique africain américain) dont il était le président. Il avait érigé avec la collaboration de l’Unicef une clinique dénommée ‘’Shifa Al Asquam’’, définie par l’institution onusienne comme étant ‘’Hôpital amis des bébés’’. Cette structure permet à plus de 10.000 personnes originaires des zones semi urbaines et rurales de Kaolack d’accéder aux soins de santé.
Cheikh Hassan Cissé était également président du Réseau des organisations islamiques africaines pour la population et le développement. Il a contribué de façon décisive à la création du village de Kossi Atlanta qu’il électrifia et dota d’une mosquée et d’un forage
Après la création de l’Institut islamique africain Américain, il n’a cessé de travailler avec les systèmes des Nations unies, notamment l’Unicef, pour la protection des enfants au sujet de l’allaitement maternel, l’éducation des filles, l’excision, la vaccination et l’hygiène.
Il était également reconnu comme ayant toujours vulgarisé les politiques de santé et de développement définies par les systèmes des Nations unies en se basant sur les enseignements de l’islam.
Son partenariat avec l’Unicef et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est constant. Dans son école coranique traditionnelle (daara) de Médina Baye à Kaolack dotée d’un internat et d’une salle informatique, la mendicité est strictement interdite.
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Voyages de Baye
Baye effectua un voyage en Chine où il séjourna pendant plusieurs mois et eut beaucoup d'adeptes. Les Etats Unis seront plus tard explorés par son petit-fils et Imam de la grande mosquée de Médina Baye (cité religieuse créée par le Cheikh ), Cheikh Hassane CISSE qui a converti beaucoup d'américains à la religion musulmane.
Rappelons aussi que Cheikh Ibrahima NIASS a reçu plusieurs honneurs aussi bien au Sénégal qu'à l'étranger. Il a participé à d'innombrables rencontres islamiques à travers le monde et n'a jamais eu de répit pour aller répondre à l'appel du monde musulman. Il était membre fondateur de l'Académie de Recherches Islamiques de l'Université 'Al Azar du Caire, de la Ligue Islamique Mondiale, de la première Organisation de la Conférence Islamique (dont le siége était au Pakistan où il accepta les fonctions de Vice-Président), du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques au Caire, de l'Association de l'Union des Universités Islamiques dont le siége est à Fez. Il a été également l'invité d'honneur du premier congrès de l'O.C.I tenu en 1969 à Rabat. Il fut gratifié du titre de Docteur Honoris Causa de l'Université Islamique de Libye
Pionnier de l'Intégration Africaine
L'islam est une religion qui s'adresse à tous les peuples et à toutes les nations. Sa cible : tous les êtres de la planète sans distinction, son champ d'action tous les pays du monde. Du temps du Prophète (P.S.L) comme après sa disparition, l'islam a connu une expansion continue. Alors, propager le message divin devient donc un sacerdoce pour Sidi Barham. Baye NIASS comprit vite la mission qui lui revenait dans cette profession de foi. Il a toujours déclaré : « le Sénégal est très islamisé et bien servi dans le domaine de la formation religieuse et de l'enseignement coranique. Beaucoup de Dahras qui y existent et plusieurs saints y cohabitent. Notre devoir, c'est de porter la lumière vers les peuples qui vivent encore dans l'obscurantisme. »
La Gambie étant le pays le plus proche fut visitée la première. Les talibés de Cheikh Ibrahima constituent encore de nos jours la frange la plus représentative de la communauté musulmane de ce pays.
Le Mali, la Haute – Volta (Burkina Faso), le Niger, la Sierra Léone, le Ghana et le Nigeria suivirent. C'est dans ce dernier pays surtout que le miracle du Cheikh s'est accompli ; des milliers de fidèles en extase, se prosternaient pour rendre hommage au Maître à chaque fois qu'il foulait le sol de Lagos. Cette verve religieuse persiste toujours dans ce vaste pays. Des statistiques estiment à près de cent millions le nombre de disciples nigérians, membres de la confrérie du guide spirituel. Mais la percée de ce Grand Maître ne saurait s'arrêtait en si bon chemin. Le Maghreb et le Machrek furent aussi sur le tableau d'affiche. Baye NIASS fut vite reconnu et considéré par les dignitaires du monde arabe. Il eut tous les honneurs au Maroc, en Egypte, en Libye, en Arabie Saoudite, dans les Emirats du golfe pour ne citer que ceux – là.
Un Homme hors du commun,
Sidi Barham ou Baye NIASS, comme aimaient l'appeler ses amis du monde entier mérite t-il toute la dévotion que lui vouent encore ses talibés ? Oui ! Car rares sont les hommes de Dieu qui ont pu réunir autant de « baraka » durant leur cursus spirituel : connaissances théosophiques remarquées, très vaste culture didactique, esprit de méthode, d'organisation, d'éducation et serviabilité démesurée.
En cet anniversaire, l'occasion n'est pas fortuite pour parler de l'œuvre colossale du Cheikh dont le besoin d'expansion de l'Islam aura conduit dans les quatre coins du monde et fait de lui un Ambassadeur considéré du Sénégal. Ce fait qui dépasse le cadre confrérique et même religieux honore tous les fils de notre pays et du continent africain.
Les principaux axes de sa mission qui ont marqué toute sa vie s'articulent autour de :
„X sa science ésotérique d'initiation islamique qui défraya la chronique des années trente et lui attira des jalousies ;
„X sa politique d'expansion de l'islam à travers le monde (Afrique, Asie, Amérique) ;
„X l'efficacité de ses méthodes d'enseignement et la pérennité de ses institutions scolaires.
La Science Initiatique
Il s'agit là d'une méthode éducative ou plus exactement d'une voie menant directement à la connaissance divine, connue sous le terme de '' Tarbiya''. Cette science initiatique qui utilise le « Zikr » (incantation du nom d'Allah) est l'ultime voie de salut du croyant. Dieu n'a-t-il pas dit : « Cherchez à me connaître avant de m'obéir ? » et d'ajouter : « Souvenez-vous de moi, je me souviendrai de vous. »
S'il est vrai que la foi est une plante de serre qui doit être régulièrement entretenue, il est tout aussi patent qu'elle doit être solidement implantée.
Seulement tout dépend du maître, car des marabouts, il y en a toujours eu, mais les objectifs visés ainsi que les méthodes utilisées sont tributaires de la profondeur de leurs sciences, de leurs degrés de spiritualité et de la facilité d'accès à leurs enseignements.
C'est là, un des aspects de l'originalité des méthodes de Cheikh Ibrahima NIASS. Parler de l'œuvre du Maître revient à parler du maître lui même, de son aura, c'est à dire son rayonnement spirituel. L'histoire de Baye NIASS remonte bien avant sa naissance. Sa Vénérable mère, peu avant son apparution, vit en songe la lune qui descendit du ciel et disparut dans son corps. Elle en parlera au père, El Hadji Abdoulaye NIASS qui lui recommanda de garder le secret. Quelques mois après, le 17 octobre 1900, naquit le Cheikh. De Grands Saints firent des révélations sur la vie du jeune Ibrahima tandis que d'autres prédirent qu'il était chargé d'une mission prophétique. Parmi ces visionnaires, citons Waladul Hajj qui quitta sa Mauritanie natale sous la conduite d'une lumière divine, à la recherche du '' Qoutbou Zamane'' (Maître Elu de son temps). Celui ci, après de vaines recherches en Mauritanie descendit au Sénégal, précisément à Dakar mais la lumière divine le conduisit à Kaolack où après la visite de plusieurs familles religieuses il aboutit finalement à la maison de El Hadji Abdoulaye NIASS. C'est là, enfin qu'il trouva l'enfant prodige qui était encore en bas âge. Le Saint homme retourna en Mauritanie mais reviendra plus tard prendre contact avec El Hadji Ibrahima NIASS. C'est ainsi que prit forme les relations entre la famille du Cheikh et les '' Chérifs '' de ce pays.
En 1929, il fut proclamé Qoutbou Zamane. L'authenticité de sa pensée religieuse n'a jamais perdu de son essence car la flamme de son ordre confrérique a toujours été bien entretenu par ses ''Moukhadams'' (représentant)
MAîTRE INCONTESTABLE DANS TOUTES LES DIMENSIONS
[Cheikh Ibrahim Niass], C'est le Cheikh – le Maître – dans toutes ses dimensions. [C'est le maître accompli dans toutes les charges afférentes aux fonctions d'un maître : maître de Coran, des sciences islamiques classiques, auteur d'ouvrages, éducateur spirituel, éducateur par le comportement quotidien dans la famille, dans le travail et dans l'adoration]. Il est le porte-parole de son temps, la lumière de son époque, façonné d'un moule unique (incomparable), le lieu focal du regard divin parmi les créatures, la porte ouverte de ceux qui souhaitent accéder à l'Enceinte scellée de Dieu, l'unique de son siècle dans la science et dans la religion, le maître de son moment dans l'éducation spirituelle (tarbiyya), le symbole des biens dirigés, le sceau des gnostiques du quatorzième siècle de l'Hégire. Il est la beauté des jours et des nuits, la preuve des gnostiques (connaisseurs de Dieu) remarquables, la lueur de la communauté muhammadienne, le défenseur de la voie ahmadienne, ibrahimiyya, la pure (il s'agit là de la voie tijaniyya conforme à la foi pure (hanîfa) du père des croyants, le prophète Ibrahîm), la crème de ses hommes majestueux. Il est l'aube des sciences et des connaissances, la somme des deux mers des sciences et des [connaissances] puisées , la citadelle imprenable, la grotte élevée hors de portée, la perle de la couronne des nobles véridiques, la perle centrale du précieux collier des pôles hors pairs, le porteur du drapeau des honneurs parmi les créatures, le rassembleur des sciences dispersées parmi les grands savants soufis de la communauté, du premier au dernier. Il est doué des beaux caractères et des saintes qualités morales muhammadiennes. Il est la limite des sciences émises par la Vérité Qui Gratifie [haqqâniyya et wahbiyya], des connaissances divines issues de la miséricorde de Dieu [rahmâniyya et rbbâniyya]; station qui ne saurait être décrite, même avec prolixité et loquacité, par la simple grâce et la faveur de Dieu.
Il est celui qui n'a point d'égal ni semblable, ni dans le présent ni dans le futur, celui-là qui s'est solidement installé sur la crête de la noblesse, de la pureté et de l'accomplissement par le biais de l'héritage muhammadien et de l'éducation spirituelle ahmadienne khatmienne [c'est-à-dire, de par la formation dans la tarîqa de Cheikh Ahmad Tijân, le sceau, khatm, des saints]. Paré des couronnes, des plus beaux joyaux de joaillerie, il possède les indications subtiles et des instructions conduisant vers les grandes réalisations, les expressions inspirantes.