Cheikh Ibrahim Niass: La solution au Désarroi Actuel

04/11/2009 19:04 par emeu

  • Cheikh Ibrahim Niass: La solution au Désarroi Actuel

    Cheikh Ibrahim Niass: La solution au Désarroi Actuel

    04/11/2009 19:04 par emeu

CHEIKH IBRAHIMA NIASS


LA SOLUTION AU DESARROI ACTUEL

En ces temps troubles grevés par de plates vanités les hommes fiévreux opprimés par le glaive des désirs fuligineux d'une époque en ébullition cherchent à se dégager des ténèbres qui noient leur âme et leur raison comme des être aux abois tous cherchent à s'évaporer vers les cieux immenses à l'horizon desquels brillent des lueurs d'apothéose.
Le chancre du siècle est le pogrom qui pétrifie les cours rend opaque la vie et baisse l'entendement. Tout pourra être essayé pour lui survivre mais seul le rétablissement du lien rompu entre le ciel et la terre est garant du salut.
Comment parvenir à desserrer l'étau de notre étroite condition ? Comment débrider l'âme et l'esprit ? Comment les débarrasser de leur langueur monotone ? Comment voler vers le ciel du bonheur, de la sérénité, de la délivrance et du salut ? C'est désireux d'apporter une médecine à la componction de notre âme en réalisant notre vocation spirituelle et de prendre l'envol vers le ciel de la libération, de la délivrance et du salut que nous nous sommes conciliés les grâces du Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niasse (RA) dont l'oeuvre a provoqué une révolution copernicienne dans le gotha spirituel .Il reflète dans tout l'éclat de sa splendeur l'image des savants légataires des prophètes et marche à contre-courant du thaumaturge, de l'être sanctifié solitaire dans sa tour de retraite et du prétendu guide religieux, enveloppant l'inepte raison d'êtres désemparés d'une obscurité blafarde. Il a épousseté les centres subtils (lataa-iful abd ) de ceux qui se sont donnés à lui pour les unir dans les liens inextricables des présences divines (hadrâtul ilâhi), leur a permis d'accéder à la connaissance de la transcendance et de l'immanence divines et leur a fait retrouver la sérénité des beaux jours par la sur-existence (bagâ) en le prophète(SAW).Parler de lui, c'est parler de ce qu'il incarne au plus haut point et dont il a porte très haut l'oriflamme: la connaissance unitive (Ma'rifat) qui justifie la manifestation et notre présence ici bas.

Arif Bil-Lâh

03/11/2009 19:35 par emeu

  • Arif Bil-Lâh

    Arif Bil-Lâh

    03/11/2009 19:35 par emeu

Epître sur l'attitude intérieure du connaissant d'Allah ('Arif bil-lâh)

 

Ce texte est un morceau choisi de l'exégèse du « Miftâhul wuçûl ilâ hadratir-rasûl » du Cheikh Hassan Dème par Cheikh Ibrahima Sall. Ce poème dont le vers 31 est l'objet de la présente exégèse est un brillant compendium pour toute personne cherchant non seulement à donner un sens spirituel à son existence, mais aussi à se hisser sur les sommets les plus élevés de la Connaissance d'Allah (Ma'rifa bil-lâh). L'exégèse est précédée d'un bref mais dense liminaire (quintessence même de l'ouvre) de Cheikh Ibrahima Sall.

Vers 31 :

 De ton cœur, évacue tout ce qui n'est pas Dieu

            Car ni profit ni nuisance ne peuvent en naître

Coupe sans hésiter les fils de l'espoir en tout autre que Dieu

            Et confie les affaires à Celui qui Seul est capable de décision.

Celui qui tourne le dos à ses désirs

            Et se conforme aux désirs du Vrai est digne du titre de «'arif ».

Lire le texte en arabe

LIMINAIRE :

De ton cœur extirpe tout ce qui n'est pas Allah. Il est la Seule Réalité, et aucune existence ne Lui est juxtaposée. Si une réalité autre que la Sienne existait, ce qui ne pourrait être, elle serait dépourvue de pouvoir de nuisance ou de bienfaisance. Coupe les liens de l'espoir en l'existence d'autre qu'Allah et départis-toi de tout ce qui n'est pas Lui. Confie-Lui toutes tes affaires et abandonne- les Lui entièrement. Allah est la Seule Existence et Celle-ci s'étend à tout ce qui est apparent ou caché. Tout est déterminé par son Existence, plus que le corps par rapport à ses parties. Le connaissant d'Allah (arif bil-lah) est celui qui se libère de toute volonté personnelle pour se lier à la Volonté exclusive d'Allah. Il aime ce qu'Allah aime et abhorre ce qu'Il abhorre. Il accepte ce qui est doux et amère comme émanant de Sa Volonté. Notre Maître, le Cheikh-al-Islam El Hadji Ibrahima Niass, disait: « Allah m'a donné une connaissance et un pouvoir tels que tout ce que je veux se réalise, sans même qu'il n'y ait le plus infime décalage entre le vouloir et sa réalisation. J'ai cependant bouté hors de moi toute volonté propre pour me conformer exclusivement à la Volonté divine.» Allah se manifeste à chaque instant par Sa Rigueur (Djalâl) et Sa Beauté (Djamâl). La Rigueur englobe tout ce qui est pour nous cause de désagrément (maladie, pauvreté.), et la Beauté, tout ce qui nous est source d'agréments et de joies. Ces deux modalités sont inextricables et te subjuguent immanquablement. Abandonne donc tes affaires et ton sort à Allah et tu vivras, sachant ceci, dans la quiétude. Ceux qui ont atteint cette station sont les saints (Waliyu) à propos de qui Allah dit que la crainte ne saurait les atteindre. La crainte est un sentiment que ne connaissent que ceux qui entrevoient autre qu'Allah.

EXEGESE :

Purifie ton cœur de tout ce qui n'est pas Allah. Maintiens-toi et persévère dans cette purification jusqu'à ce qu'Allah Seul soit. Ne t'occupe de rien d'autre que Lui, ne te focalise que sur Allah à Qui tu abandonnes exclusivement ton sort. Abandonnes-toi entièrement et exclusivement à Lui. Ne perçois que Lui et ne t'orientes que vers Lui en toute exclusive. Ne cultive en toi que la conscience de son unitude. Ouvre l'œil de ton cœur (car c'est à lui qu'est dévolu la vue) et regarde l'orbite des vérités essentielles (falakul haqâ'iq) gravitant autour de la constellation des degrés hiérarchiques (burûjul marâtib) corrélés à des stations (maqâma), à des présences divines (hadrâtul haqâ'iq) et du serviteur (hadrâtul 'abdi).

(martaba illâhi) par l'actualisation de la haylala (lâ illâha illal-lâh). Tu vis ce faisant, la réalité de « lâ illâha illalah.» De là, descend à la station du prophète Muhammad Rasûlul-lâh (SAS). Tu te transfères ainsi du « lâ illâha illalah » à « Muhammadu Rasûlul-Lâh.» Enfin, de la station du Prophète (SAS) descend au tertre de la Sainteté (Wilaya).

Trois stations sont ainsi énoncées: celles de la Divinité, de la Prophétie et de la Sainteté. Dans la station de la Sainteté se juxtaposent deux présences: celles du serviteur et du Seigneur, le premier faisant face au Second. Cela est possible si l'on se place dans le contexte du verset suivant: « c'est Toi que nous adorons et c'est par Toi que nous T'adorons (iyyâka na'budu wa iyyâka nasta'înu).»

La réalisation de « lâ illâha illalah» entraîne une annihilation complète. Ceci produit, tu t'éveilles ensuite à la présence du Prophète (SAS) dans laquelle tu perçois la Réalité dans Sa multiplicité: c'est la multiplicité dans l'unité qui ne te voile pas l'Existence divine exclusive. Cette expérience vécue, tu pénètres après dans l'enceinte de la Sainteté où tu deviens le serviteur récitant le verset sus-cité. La première partie du verset est le propre du commun des croyants et la deuxième, un privilège accordé à l'élite. Le serviteur ne peut, en vérité, adorer son Seigneur. Certains pensent le contraire au point de se zéler dans l'espoir du paradis en rétribution, et d'une prémunition contre l'enfer. Les connaissants, prenant la mesure de leur incapacité à L'adorer (puisque n'existant que par la Théophanie) s'en remettent à Lui dans un total abandon, Le laissant exécuter en eux l'adoration. Aucune adoration ne conduit au paradis ni ne préserve de l'enfer. C'est donc dans l'enceinte de la Sainteté que le verset précité est vécu.

C'est en toi, en ton for intérieur, dans le ciel de ton cœur que tu dois vivre ces vérités. Ne sors jamais de ces limites. Adonnes-toi quelquefois à la contemplation d'Allah, quelquefois à celle du Prophète (SAS), ou vis la réalité de la Sainteté. Ne parle qu'établi sur l'une de ces stations: celle d'Allah, du Prophète (SAS) ou de la Sainteté. Ne perçois quelquefois ni la prophétie (Nubuwwatu) ni la Sainteté (Wilâyatu), mais établis-toi fermement dans la Divinité, dans la réalité de « Lâ illâha lllalah» et tu réalises ainsi l'extinction parfaite. Reviens parfois afin de percevoir la multiplicité dans la station de Muhammadu Rassûlul-lah. Etablis-toi quelquefois dans la Sainteté réalisant ainsi ta servitude, oeuvrant pour ton Seigneur et t'adressant à Lui. Ceci est une mer profonde, sans limite et pure. Son eau est transparente et il ne s'y trouve aucune nuisance. C'est une « mer d'eau douce.» Elle est celle dans laquelle est immergée le connaissant ici-bas au point qu'il ne perçoive la capacité de nuisance de ce qui est prétendu nuire. Sa puissance d'intériorisation est telle qu'il dénie tout pouvoir individuel aux existants et donc toute capacité de nuisance aux créatures. Tout est paix pour lui et il est à l'image des habitants du paradis qui s'échangent entre eux le mot « salâm » (paix). Dans cette « mer », il ne baigne que dans la paix, jusqu'au retour à son origine qui est pour lui la venue de l'aube.

Etablis-toi d'un cœur pur dans cette mer, avec une ferme détermination. Etablis-toi ainsi dans la Théophanie sublime (Allah dans Sa Réalité), déchirant le voile qui recouvre les noms multiples afin de ne percevoir que le Nom sous-jacent qui est leur réalité. Rapporte toutes les qualités à l'Etre d'Allah et sois celui qui ouvre pour le Seigneur Sublime. Celui qui réalise ceci pratique la suprême adoration, une adoration sans répit. Il ne perçoit qu'Allah avec qui il commerce à travers les créatures. Voilà le vrai serviteur qui n'a de cesse de purifier son adoration. N'actualise dans ton cœur que cette contemplation qui est la plus parfaite. Voilà la sublime manifestation et la sublime occultation.

Cette perception, cette vie est le grand secret qui charrie vers l'unitude divine. Voilà aussi la connaissance qui dévoile l'apparence des choses pour révéler leur quintessence: c'est la marche sur le chemin rectiligne qui mène à Allah. Agir en conséquence est l'acte agréé par Allah, et les paroles s'y rapportant sont celles agréées. Voilà la réalité de toute chose, le joyau sublime, le miroir non éraillé qui révèle parfaitement l'image qui s'y projette, la lumière qui s'irradie, la Présence suprême (hadratul aliya), la sainte vérité (haqîqa qudsiya), ce par quoi tout est, l'engagement qui conduit à Allah et qui de Lui, fait parvenir aux créatures.

Toi qui as réalisé l'extinction en Allah, pratique la prière mortuaire sur l'ensemble des créatures et regarde-les dans l'unitude divine. Contemple Allah en elles. Si tu réalises ceci, tu seras sustenté aussi bien sur les terres fertiles que sur les sols rocailleux vierges de toute végétation. A ce stade, tu te situes dans la grotte de l'extinction, posant ainsi le pied sur le seuil de la surexistence (baqâ) en le Prophète (SAS) que tu réaliseras. C'est après que tu te fus établi dans ces deux stations que tu baigneras dans la mer sus-mentionnée. Ce faisant, tu n'auras de cesse de tourner autour de la Réalité divine. Voilà ce qu'est l'accès à la connaissance d'Allah. C'est par ces secrets que tu pourras tout t'approprier; c'est ainsi que tu baigneras dans la Sublime Lumière divine, que tu pénétreras dans les cercles des présences (hadrât) et que se déverseront sur toi tous les dons seigneuriaux.

Coupe ainsi les liens qui t'unissent aux créatures car elles n'existent pas, et contemple Allah. Tourne-leur le dos, aucun préjudice n'en découlera. N'espère ainsi qu'en Allah qui seul détient le pouvoir de décision et décrète tout, sur une échelle allant de l'infiniment petit à l'infiniment grand. C'est Lui qui octroie et refuse comme et quand Il veut. Celui qui a cette vision transparente n'aura de maille à partir avec qui que ce soit, sachant qu'Allah est le Seul Agent. Sache que c'est Allah qui élève et rabaisse. Tout autre que Lui est un déshonoré, un incapable et pauvre. Il n'a même pas d'existence pour s'arroger ces piètres attributs. La dignité, l'élévation, l'honorabilité, le pouvoir, la force et la richesse sont des attributs exclusifs d'Allah (Glorifié soit-Il). Abandonne donc tes affaires et ton sort à Allah qui Seul est. Voilà la clef de la quiétude et du paradis. Ce paradis qui est celui de la contemplation est le plus sublime des édens. Eteins tous les désirs pour ne cultiver que le désir d'Allah: voilà la caractéristique du connaissant d'Allah (ârif bil-lah), du sincère parfait (ciddîq kâmil), de celui qui vit dans la solitude divine (fardu) et du saint établi dans la vérité (haqîqa).

Extrait de Rihlata Konakry

12/10/2009 17:32 par emeu

  • Extrait de Rihlata Konakry

    Extrait de Rihlata Konakry

    12/10/2009 17:32 par emeu

Paroles de Baye dans la Rihlata Konakria:

 

  • « J'ai voyagé sous l'autorité de Latif vers Kankan et c'est là-bas où j'ai reçu le grade de Kun-Fa-Yakun »
  • « Je suis le Khalife de Cheikh Ahmadat'Tijani(raa), grade que j'ai reçu de Cheikh Ahmad Al Tijani lui-même qui a pour ancêtre Ad-Naan »
  • « Tous les hommes de mon époque vivront sous les honneurs, sauf ceux qui critiquent mon chemin »
  • « Que la part de mes disciples ne soit pas les pelures mais la plantule »
  • « À l'évidence, Allah m'a créé pour résoudre les problèmes. Il m'a confié le secret des secrets »
  • « Le sceptre de Cheikh Ibrahim Niass est celui de Cheikh Ahmad Al Tijani qu'il a reçu à Fez »
  • « Soyez heureux, jai en main le sceptre de Cheikh Ahmad Al Tijani et d'autres choses que je ne pourrai pas divulguer. En ce qui me concerne, je garde des secrets de hautes valeurs »
  • « Vous qui voudrez voir Cheikh Ahmad Al Tijani, je dis face à face : cela n'est possible que chez Barham, vous le verrez en chair et en os »
  • « Mon intention est de vivifier la Sunna du Prophéte ainsi que la Tariqa pour les générations à venir »
  • « Priez comme vous m'avez vu prier, dixit le prophète Mohammad (saw) »
  • « J'ai atteint mon paroxysme dans mon berceau et j'ai devancé les exégètes »

Cheikh Baye (raa) a également dit : « mon intention est de faire revivifier la sounnah du prophète (saw) et l'enseignement de la Tariqa Tidjanie (dans sa profondeur) ». Il (raa) a dit : « Mon unique modèle dans la Chari'a est le prophète (saw) et je n'en ai aucun autre dans ce domaine et mon unique maître dans la tariqa est Cheikh Ahmed Tidjani (raa)et j'en n'ai pas d'autre


Le Prophète Muhammad dans la Bible et la Thora

06/10/2009 11:03 par emeu

  • Le Prophète Muhammad dans la Bible et la Thora

    Le Prophète Muhammad dans la Bible et la Thora

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Baye Mahi Niass_TAFSIR DU CORAN MEDINA BAYE NIASS

08/09/2009 16:34 par emeu

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    Baye Mahi Niass_TAFSIR DU CORAN MEDINA BAYE NIASS

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HenrifStyle

08/09/2009 16:18 par emeu

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Diapalé sougnou Mbook Hanrif yi

Sa kaw sa kanam

baye dou diékh

Allah Baye Jeng

08/09/2009 15:09 par emeu



Faydou Saani

Lettre de Cheikh Ahmad Tidjany

07/09/2009 18:09 par emeu

  • Lettre de Cheikh Ahmad Tidjany

    Lettre de Cheikh Ahmad Tidjany

    07/09/2009 18:09 par emeu

 
L'enseignement de notre vénéré
Cheikh Ahmed Tidjani

Conseils de Cheikh Mohammed el Mansour el Mohieddine Tidjani


<<Le véritable enseignement de notre Vénéré (qu’Allah sanctifie son précieux secret) se perd petit à petit car j'ai pu constater à travers mes entrevues et mes divers dialogues que chacun espère à travers cette noble Tarîqa Tidjaniya un bien matériel ou social, devenir un Cheikh, rechercher le secret des Noms Suprêmes et d'autres choses encore, chacun se souciant du penchant de leurs âmes qui les orientent vers les voies des désirs personnels ou bien les désirs illusoires de ce bas monde.

Alors que notre vénérable Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) nous enseigne à travers cette voie un but bien précis, une méthode et une expérience par l'éducation parfaite que lui a inculqué notre très saint Prophète Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et ceci en vision réelle et non en songe :

C'est celle de la conduite à la non-existence, à la perte de l'ego et à la disparition dans l'Adoré. C'est pour cela que le retour au livre Djawahirou-l-Ma'ani est le seul moyen pour l'adepte Tidjani de rester sur la voie qui fut tracé par notre vénéré Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret).

C'est ainsi que le célèbre Cheikh 'Omar Foutiyou (qu’Allah l’agrée) reçut Djawahirou-l-Ma'ani des mains du grand compagnon de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) Sidi Mohamed el Ghali (qu’Allah l’agrée) avec pour conseil : « Lis-le attentivement afin de ne plus t'écarter de la voie ».

Elle ne façonne pas des êtres pour les éloges ou pour les prodiges, elle est là simplement pour diriger vers la réalité vraie sur le chemin du très saint Prophète Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et de ses compagnons (qu’Allah les agrée).

Elle prépare l'homme par le bon caractère à prendre le chemin droit, le chemin de la rectitude, celui des prophètes (sur eux la paix), des véridiques (qu’Allah les agrée), des martyrs (qu’Allah les agrée), des saints (qu’Allah les agrée).

Ce chemin que nous demandons sans cesse à Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) dans nos prières dans la sourate Fatiha : « Guide-nous dans le droit chemin {6} le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs {7} » (Sourate 01 El Fatiha, versets 06 et 07)

Notre voie est celle de la Sunna, la voie des anciens, et qui se déroule conformément au Livre Saint, à la Sunna et l'imitation des vertueux anciens, à savoir les compagnons purs (qu’Allah les agrée) et les suivants.

Je voudrais revenir à cette voie bénie, voie de l'essence de la vérité, voie de la réalité de la vérité. Notre provision dans ce chemin ne réside que dans l'amour et la dévotion qui va vers la perfection.

L'adepte dans cette voie bénie doit se détacher de tout à l'exception de l'Unique Adoré.

Le disciple à travers l'éducation d'un cheikh authentique doit être toujours orienté vers la vérité, il se doit de l'instruire, le guider pour le diriger non pas pour ce bas-monde ou pour l'autre, mais seulement pour qu'il puisse s'occuper du But pour lequel Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) l'a créé : sa Connaissance, son Amour, afin qu'il soit anéanti dans la pure servitude, la plus parfaite, celle de son Seigneur ne désirant que sa noble Face.



C'est à ce sujet bien précis que notre vénéré et bien aimé Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit : « Allah n'est pas adoré pour un besoin précis mais du fait qu'il est un Dieu méritant, en raison de Son Caractère Divin, de Son Essence, de Ses Qualités élevées et louables, de Ses Noms glorieux et c'est en cela que se trouve la noble adoration. De la même façon on ne tient pas compagnie au Cheikh en vue des biens mais afin que grâce à son alliance avec lui, le disciple soit attiré à l'alliance avec Allah ».

Le Prophète Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :

« Ce monde est interdit au peuple de l'autre monde et l'autre monde est interdit au peuple de ce monde et les deux mondes sont interdits aux hommes de Dieu ».

Il est rapporté dans le livre La taverne de Ruine du Dr Javad Nurbakhsh (qu’Allah l’agrée) que Chibli (qu’Allah l’agrée) avait dit :

« Il y a trois façons de mourir. Mourir pour ce monde. Mourir pour l'autre monde. Et Mourir dans la voie de Dieu. Celui qui meurt pour l'amour de ce bas monde est hypocrite, celui qui meurt pour l'amour de l'autre monde est un ascète, mais celui qui meurt pour l'amour du Seigneur est un Soufi ».

Sa'di (qu’Allah l’agrée) a dit dans un de ses vers :

« L'Ami nous suffit, vous pouvez prendre toutes les richesses du Paradis ».

Un Cheikh a dit dans une parole de sagesse :

« Ne demande pas à Dieu ce qu'Il te doit mais demande toi à toi-même ce que toi tu lui dois ».

Ibn 'Ata Allah (qu’Allah l’agrée) a dit dans ses Hikam :

« Les Connaissants en Dieu ('Arifine) lui demandent d'être sincères dans son service et d'observer les droits de la Seigneurie ».

Donc mon cher enfant qu'il te suffise comme récompense de sa part qu'Il t'ait jugé digne de lui obéir. (Parole tirée des Hikam d'Ibn 'Ata Allah (qu’Allah l’agrée))

La Tariqa est indispensable pour arriver au but de la réalisation, par les moyens de la Tariqa, l'être illumine son intérieur. C'est la voie de la transformation de l'âme charnelle par sa purification de degré en degré pour aboutir à l'acquisition des Attributs Divins.

Notre voie est la plus excellente puisqu'elle ne dévie pas le disciple du Livre d'Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) et de la tradition noble de notre très cher Prophète Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Bien au contraire elle nous ordonne son suivi strict dans les paroles et les actes, le mouvement et l'immobilisme pour que le moi individuel disparaisse et ne reste que le Moi Divin.

C'est la voie de la perfection, elle éduque le disciple pour qu'il soit en harmonie avec toute la création, le disciple doit toujours avoir son but en son esprit, sa dévotion n'a pour but que d'orienter son cœur vers Allah.

C'est pour cela qu'il doit écouter son guide et lui obéir afin de profiter du flux spirituel qui va l'aider à éclairer les ténèbres de sa profondeur. C'est par le guide éducateur et sa bonne éducation que le disciple corrigera ses mauvais penchants et les remplacera par ce qu'il y a de plus beau

Ghazzali (qu’Allah l’agrée) a dit :
« L'éducation ressemble en effet au travail du laboureur qui déracine les épines, sarcle le blé pour qu'il pousse mieux et donne une abondante moisson ».

Cette voie précieuse a pour but de parfaire l'être humain afin qu'il soit un adorateur sincère d'Allah, pour connaître Allah, qu'Allah.

C'est ce que notre vénéré et bien aimé Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) nous a enseigné et il continue à nous éduquer à travers son irrigation dans le monde des lumières et des mystères pour compléter l'art de vivre en communion avec le Créateur.

Le dépouillement de l'être personnel permet à l'homme d'accueillir en lui la Présence Divine puisque Allah fait mourir l'homme à son moi pour vivre en Lui.

Mes très chers enfants, à vous de méditer et de voir dans laquelle des catégories suivantes vous vous trouvez.

Il y a longtemps, un grand maître Soufi fit le rêve suivant :

« La voix du Seigneur résonna dans mon cœur et fit trembler tout mon être. Dieu disait : " Lorsque j'ai fini de créer le monde, j'ai créé les hommes en prenant soin de les répartir en dix groupes. Neuf d'entre eux se sont laissé fasciner par les plaisirs terrestres et inconsistants. Ils m'ont oublié et se mirent à courir après leur âme charnelle et concupiscente et leur « moi égoïste » pour satisfaire leurs moindres désirs.

Alors j'ai créé l'enfer. Ceux qui étaient restés avec moi se sont à leur tour divisés en dix groupes. La crainte des feux de l'enfer fit que neuf groupes parmi les dix m'ont oublié, s'adonnant aux actions pieuses et autres rituels religieux dans l'espoir de se mettre à l'abri de ce châtiment. Ainsi, ils s'éloignèrent de moi et se noyèrent dans la pratique formaliste de la religion.

C'est alors que j'ai créé le Paradis. Là encore ceux qui ne m'avaient pas quitté se sont divisés en dix groupes. Neuf d'entre eux choisirent le Paradis et m'ont oublié, bercés par l'espoir d'avoir la félicité éternelle. De tous les hommes que j'avais créés, il ne restait plus qu'un petit groupe de fidèles ne voulant me quitter à aucun prix. Ceux-là me cherchaient, me demandaient à chaque souffle. J'ai connu en eux les véritables amoureux de ma cour. »


Texte du pauvre esclave en Allah, Mohammed el Mansour el Mohieddine Tidjani (qu'Allah le préserve) - Zaouïa Tidjani El Koubra d’Europe

Cheikhou Tidjane

27/08/2009 22:08 par emeu

  • Cheikhou Tidjane

    Cheikhou Tidjane

    27/08/2009 22:08 par emeu

Fath El Akbar – Naissance de la voie



Il rentra enfin au Maghreb, passa et s'arrêta dans certaines villes pour aller ensuite s'isoler dans le désert algérien (départ de Tlemcen en 1196), dans les villages de Chellala (1196 à 1199) et Boussemghoune (1199 à 1213).


C'est dans le village de Boussemghoune justement que Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) eu sa grande ouverture (FATH EL AKBAR) : en effet alors âgé de 46 ans (1196) lors de sa retraite spirituelle, en pleine journée vint à lui le Prophète Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à l’état de veille qui lui annonça :


« Je suis désormais ton initiateur, ton Maître, aucun être humain ne prétendra être ton initiateur. Il te faut en conséquence abandonner tout ce que tu as pris de l’ensemble des voies précédemment, personne n'aura de reproche à te faire, car c'est moi qui serai ton intermédiaire auprès d'Allah et aussi ton aide ».


Il devint donc le dépositaire de la voie spirituelle du Prophète lui-même (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), voie qui renferme en elle toutes les autres voies ; C'est la Tariqa Ahmediya, Mohamediya, Ibrahimiya, Hanifiya qui renferme des grâces énormes jamais obtenues par toutes les autres voies, tout comme la communauté de Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a des grâces qui n'ont jamais été obtenues par toutes les autres communautés avant l'Islam. Les vertus attachées à la voie du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et à son Khalife Sidi Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) sont innombrables.


Ainsi, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) enseigna son Ouird à Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et lui dicta les conditions que comportait sa voie. Il lui dit, entre autres conseils personnels à lui :


« Maintiens-toi dans cette Tariqa sans te retirer du monde, ni cesser d’être en relation avec les hommes jusqu'à ce que tu atteignes la station spirituelle qui t'es promise, tout en gardant ton état, sans grande gêne, ni difficulté, ni effort cultuel excessif, renonce désormais à tous les saints ».


Il reçut d'année en année l'initiation directe du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ainsi que l'ordre et l'autorisation d'appeler les gens à cette voie. S'ensuivit alors une période de propagation qui dura 13 ans dans cette région, les gens affluant de multiples contrées pour tirer profit de sa Baraka et prendre de ce que lui avait confié le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).


Cet ordre prit une expansion considérable en très peu de temps, et cela attisa la jalousie et l'inquiétude des autorités turques de l'époque. Et là encore, le destin de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) allait ressembler une fois de plus à celui du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).


Tout comme le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dû s'exiler de La Mecque à Médine, Seïdina (qu’Allah l’agrée) a dû le faire de Boussemghoune à Fès (départ d'Abi Semghoune le 17 Rabi'Awwal 1213 ; Arrivée à Fès le 6 Rabi'Thani 1213).


De là-bas, depuis sa demeure, il s'occupe de l'initiation et de l'éducation de ses disciples leur enseignant et expliquant le Coran et la tradition du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à ses élèves toujours de plus en plus nombreux.


Très vite, la vaste étendue de son savoir particulier, la profondeur de ses enseignements et la manifestation de ses prodiges authentiques vont conquérir toujours de plus en plus de cœurs, parmi lesquels on trouve un nombre impressionnant de savants érudits, de Walis parfaits et de maîtres spirituels. Beaucoup étaient de la noble descendance de notre Prophète Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).



Qoutbaniya El Oudhma

Accession au rang suprême de sceau de la Sainteté



Ainsi, depuis sa rencontre avec l'envoyé d'Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à Boussemghoune, il ne cessa de suivre ses enseignements et ses éducations tout au long de ces années, et au fur et à mesure des évènements, jusqu'au jour tant annoncé, et tant prédit au cours de sa vie où il fut hissé au rang suprême de la Qoutbaniya el 'Oudhma au mois de Mouharam de l'année 1214

Shaykh Ahmed Tidjane Chérif

27/08/2009 22:00 par emeu

  • Shaykh Ahmed Tidjane Chérif

    Shaykh Ahmed Tidjane Chérif

    27/08/2009 22:00 par emeu

Sidi Cheikh Ahmed Tidjani

Le sceau de la sainteté Mohamedienne

 

Voici, retracée, une infime partie de la vie de Seïdina Ahmed Tidjani
(qu’Allah sanctifie son précieux secret)
 :




Un célèbre maître soufi appelé Sidi Mokhtar El Kounty (qu’Allah l’agrée) avait annoncé que le 12ème siècle de l'Hégire ressemblerait à maints égards à l'époque du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), et que c'est à cette époque particulière qu'apparaîtrait le Sceau de la Sainteté Mohamedienne (qu’Allah sanctifie son précieux secret).



Son Enfance



En effet en 1737/38 (1150 de l'hégire) vint au monde Seïdina Cheikh Ahmed Ibn Mohammed Ibn Mokhtar Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) dans une petite ville du désert algérien, 'Aïn Madhi.


Il fut le fils du très pieux et savant Sidi Mohammed Ibn El Mokhtar Tidjani (qu’Allah l’agrée) et de la pure et honorable 'Aïcha (qu’Allah l’agrée). Ils furent eux-mêmes d'une ascendance comptant de nombreux savants et saints accomplis.


On peut citer à titre d'exemple son aïeul au 4ème degré qui possédait dans sa demeure une pièce lui servant de lieu de retraite spirituelle. Il y était constamment enfermé et personne d'autre que lui n'avait le droit d'y pénétrer. Il avait atteint un certain degré spirituel qui l'obligeait à se voiler le visage, de la salle de contemplation jusqu'à l'arrivée à la mosquée et de la sortie de la mosquée jusqu'au retour dans ce lieu.


En effet, ceux qui auraient vu son visage ne pourraient plus cesser de le contempler ne serait-ce l'instant d'un clin d'œil sous peine d'en mourir, ce qui l'obligea à agir ainsi durant 23 ans.


Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) était d'ascendance Chérifienne, c'est-à-dire que sa généalogie remontait jusqu'au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), par Seïdina Ali et Fatima (qu’Allah les agrée) via leur fils Hassan (qu’Allah l’agrée), mais il ne le certifia qu'après avoir posé la question au Prophète lui-même (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lors d'une vision à l'état de veille :


Il lui répondit par trois fois : « Réellement tu es mon fils ».


Puis il ajouta : « Ton ascendance par Hassan fils de ‘Ali est authentique ».


Ainsi, c'est dans cet environnement de foi, de science et de sainteté que naquit et grandit Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret).


Sa famille était très attachée au Coran et à la sunna, son père appelait et exhortait les gens au bien incitant les uns à l'application de la sunna, combattant toute innovation sans craindre, pour Allah, le tort de quiconque, il fut aimé et respecté.


Il arrivait à son père de recevoir la visite d'êtres spirituels (rouhaniyêt) venant lui proposer de répondre à ses besoins, il s'en éloignait et leur disait : « Laissez-moi entre moi et Allah, je ne désire aucune attache autre que celle d'Allah ». Les gens venaient chez lui dans le seul but de se rappeler Allah.


L’éducation du saint enfant fut confiée à l'illustre et prestigieux Mohamed Ibn Hamou Tidjani (m.1162 H) sous la conduite duquel il mémorisa le texte Coranique en entier, et ce, à l'âge de sept ans.


Il apprit ensuite le droit musulman (fiqh) selon l'école de l'Imam Malek (qu’Allah l’agrée) et étudia les différents traités de jurisprudence auprès du Connaissant d'Allah, le savant Sidi Mabrouk ibn Bou'afiya Madaoui Tidjani (qu’Allah l’agrée).


Encore très jeune, Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) se fit remarquer pour son intelligence et sa piété, ainsi que ses vertus et sa modestie. Il était assidu dans ses études et possédait une volonté surprenante, tout ce qu'il commençait, il le finissait et tout ce qu'il entamait, il le complétait.


Un jour de son enfance, en sortant de ses cours, il vit une lumière immense devant lui qui montait jusqu'au ciel, puis le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) apparut et l'encouragea en ces termes : « Continue, car tu es dans la vérité ». Suite à cela il partit se réfugier dans la maison de sa tante, qui se trouve à côté de ce lieu, elle le couvrit et le réconforta tout en lui préparant du pain.


Il arrivait souvent à ce jeune enfant de voir en rêve le tracé de son destin. En effet, il se voyait sur un trône gérant et commandant des multitudes de créatures. Une autre fois, il vit le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) chevauchant un cheval, à 'Aïn madhi, et Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) le suivait de très près. Il voulut lui faire des demandes, mais il a préféré attendre que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) descende de sa monture, pour être plus à l'aise.


Lorsque le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) descendit, il se dirigea vers un champ et pria, Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) voulut le rejoindre dans sa prière, mais il ne le rejoignit que dans la deuxième rak'at. Il comprit à travers ce rêve qu'il n'atteindrait son souhait que dans la deuxième partie de sa vie, ce qui était représenté par la deuxième rak'at.


Un événement tragique allait lier le destin de Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) avec celui du saint Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).


En effet, en l'an 1752/53 (1166 H) alors qu'il n'avait que seize ans, survint la mort de son père et de sa mère, le même jour, à la suite d'une épidémie de peste, ce qui le laissa orphelin. Cela n'entacha pas son moral et il poursuivit avec toujours plus de détermination la suite de ses études.



Sa Quête



En 1757/58 (1171 H.), âgé de 21 ans, il quitte 'Aïn Madhi, poussé par une soif incommensurable, pour Fès, alors célèbre cité de la science avec notamment sa fameuse Université-Mosquée Qarawiyyin.


Cette ville était aussi le lieu de rencontre de grands maîtres et saints que Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) entreprit de visiter, afin de profiter de leurs enseignements spirituels et de leurs bénédictions (baraka).


Chaque jour sa science augmentait, recueillie auprès des docteurs de l'Université, il obtint ainsi tous les diplômes lui conférant le droit d'enseigner toutes les sciences connues des musulmans de cette époque, mais sa soif ne fut pas étanchée pour autant. Ses efforts, sa crainte d'Allah, sa modestie, son amour pour le vrai et son aversion du faux imposaient le respect de tous.


Un jour il rencontra un Cheikh faisant partie des gens dotés du dévoilement (KACHF) et qui l'incita à retourner dans sa ville natale, ce qu'il fit. Sur la route il s'arrêta à diverses Zaouiya et rencontra de nombreux hommes de Dieu. Après 'Aïn Madhi, il se rendit à Abiod sidi Cheikh où il demeura quelque temps auprès de Sidi Cheikh Ben-Eddin (qu’Allah l’agrée) (5 années) puis il partit vers Tlemcen en l'an 1767/68 (1181 H) alors âgé de 31 ans et où il professa plusieurs années.


Il y fut aimé et respecté par ses savants pour sa grande science et sa sagesse, et à ceux qui l'interrogèrent sur l'identité du grand érudit par qui il aurait appris un si large savoir, il leur révélait : « Ce savoir je ne l'ai pas reçu d'une seule personne, mais de tous ceux que je rencontrais ».


Durant toutes ces années qui se sont écoulées, Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) s'est affilié à plusieurs voies (6 voies) et a rencontré de grands Wali. Parmi ces voies il y a celle du Pôle Maulana Taïeb ibn Mohamed (qu’Allah l’agrée) (m.1180), la voie de Sidi Abdelqader Djilani (qu’Allah l’agrée) qu'il prit à Fès, la Tariqa Nassriya qu'il prit auprès du Wali Sidi Mohamed ibn Abdallah Tazani (qu’Allah l’agrée), puis il y eu la voie du Pôle sidi Ahmed El Habib ibn Mohamed (qu’Allah l’agrée) (m.1165) connu sous l'appellation El Ghamary Sejelmassi.


D'ailleurs, ce grand Pôle, après sa mort, vint voir Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) en songe et lui donna un Nom à évoquer. Il prit aussi du Wali le Malamati Sidi Ahmed Tawachi (qu’Allah l’agrée) (m.1204), celui-ci lui transmis un Nom et lui dit : « Il te faut la retraite (khalwa), la solitude (El wahda) et le Dhikr et patiente jusqu'à ce qu'Allah t'ouvre, car tu vas avoir une station immense ».


Mais cela n'arrangeait pas Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) alors Sidi Ahmed Tawachi (qu’Allah l’agrée) lui dit : « Attache-toi à ce Dhikr et sois-y constant sans retraite ni solitude, Allah t'ouvrira dans cette situation ».


Une fois assimilés les enseignements et secrets des grands maîtres qu'il rencontrait et atteint les degrés spirituels escomptés, cette soif et ce désir d'Allah qui l'habitaient le poussaient toujours plus loin.


Certains grands saints lui annonçaient qu'il atteindrait des degrés auxquels il ne s'attendait pas, ainsi, il rencontra le grand Wali doté du dévoilement Sidi Mohamed ibn el Hassan el Wanjali (qu’Allah l’agrée) (m.1185), qui lui affirma qu'il rejoindrait le degré du grand Cheikh et Pôle de son temps Sidi Abou el Hassan Chadhili (qu’Allah l’agrée) et lui révéla d'autres secrets.


Un jour aussi il rencontra à Fès le Wali Sidi Abdallah ibn Sidi 'Arbi ibn Ahmed de Aouled Ma'an el Andaloussi (qu’Allah l’agrée) (m.1188) qui après s'être entretenu avec lui clama par trois fois à Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) : « Allah saisis par ta main ! »


Une fois aussi Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) vit en rêve le grand Wali et Pôle de son temps, le Ghawth Sidi Abou Madian (qu’Allah l’agrée), dans une assemblée où il disait : « Celui qui me donne quelque chose je lui donnerai ce qu'il demande ».


Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) lui dit alors : « Je te donne quatre ``Mathaqil`` (unité de poids monétaire) et garantis-moi le Qotbaniya el 'Odhma ».


Il répondit : « Oui je te le garantis et tu ne mourras qu'après l'avoir eu ».


Ce qui confirma son rêve c'est qu'une autre fois Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) rencontra un homme connu par le fait qu'il voyait à l'état de veille des entités spirituelles (Rouhani), et ceux-ci l'informaient sur ce qu'il voulait. Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) lui demanda : « J'ai caché quelque chose dans mon cœur, dis-moi ce que c'est ? ».


Lorsque l'homme interrogea les Rouhani, ils lui dirent que Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) interroge à propos de la Qotbaniya.


L'homme constata une personne mystérieuse à côté des esprits spirituels qui leur dit : « Qui vous a permis de parler de ce sujet ? ». Ces esprits spirituels (Rouhani) lui répondirent alors : « C'est lui qui interroge sur cela ». La personne mystérieuse leur dit alors : « Cette Qotbaniya c'est moi qui lui ai garanti à Tlemcen avant son départ, il ne mourra pas sans l'avoir atteint, alors n'intervenez pas là-dessus ni vous, ni les autres ».


Cette personne n'était autre que Sidi Abou Madian le Ghawth (qu’Allah l’agrée). L'homme qui pouvait parler aux entités spirituelles (Rouhani) n'avait jamais vu Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) auparavant et il ne le connaissait pas.


Après de multiples efforts il sentit le besoin d'accomplir son pèlerinage, ce fut en 1772/73 (1186) alors âgé de 36 ans. Durant son voyage il rencontra d'autres grandes personnalités, tel que Sidi Mohamed ibn 'Abderrahman el Azhari (qu’Allah l’agrée) dans la région de Zwawa, près d'Alger, auprès de qui il prit la voie Khalwatiya, puis en arrivant en Tunisie où il rencontra le Wali Sidi Abdsamad Rahaoui (qu’Allah l’agrée).


Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) vit le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) en Tunisie qui lui dit : « Invoque pour obtenir la Connaissance ou ce que tu désires et moi je dirai Amin pour ta demande ».


Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) invoqua donc et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) disait Amin, ensuite le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a récité la Sourate Wa Douha (Sourate 93) et lorsqu’il arriva au verset qui dit : « Ton Seigneur t’accordera certes ses faveurs et alors tu seras satisfait… » Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) fixa Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) de son noble regard puis termina de réciter la Sourate.


Seïdina Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) resta une année en Tunisie, entre la ville de Tunis et celle de Sousse. Il y enseigna diverses sciences ainsi que les Hikam d'Ibn 'Ata allah.


Devant l'étendue de sa science, l'émir du pays lui envoya un message lui demandant de s'installer à Tunis pour y enseigner la noble science et s'occuper des affaires religieuses, mettant à sa disposition une demeure, un salaire important et la célèbre université de Zaïtouna.


Lorsque Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) reçut la lettre de l'émir il se tut, puis le lendemain il se sauva et prit le bateau pour Le Caire, en Égypte, avec la ferme intention de rencontrer le célèbre Wali, le Maître majestueux et le Connaissant parfait Sidi Mahmoud el Kourdiou (qu’Allah l’agrée) originaire d'Irak.


Lors de leur première rencontre, celui-ci dit à Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) : « Tu es aimé auprès d'Allah dans ce monde ainsi que dans l'au-delà ».


Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) lui demanda : « D'où te vient cela ? »


Sidi Mahmoud el Kourdiou (qu’Allah l’agrée) lui répondit : « D'Allah ! »


Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) lui dit alors : « Je t'ai vu alors que j'étais en Tunisie et je t'ai dit : Je suis entièrement en acier. Tu m'as répondu : Oui ! C'est ainsi et je vais transformer ton acier en or ».


Lorsque Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) raconta cela, Sidi Mahmoud (qu’Allah l’agrée) lui répondit : « Oui, c'est comme tu as vu ».


Quelques jours plus tard Sidi Mahmoud el Kourdiou (qu’Allah l’agrée) interrogea Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) sur ses ambitions, ce à quoi Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) répondit : « J'ambitionne d'accéder au degré des Pôles Suprêmes (El Qotbaniya el 'Oudhma) »


Le célèbre Maître lui affirma alors : « Ô Mon ami ! Le Très-Haut te réserve beaucoup plus que cela ».


Il finit par rejoindre la ville sainte de La Mecque et entra en contact avec ces hommes de Dieu, là aussi il fit une rencontre des plus capitales, celle du fameux Cheikh Sidi Ahmed Ibn Abdallah el Hindi (qu’Allah l’agrée) à qui il était interdit de rencontrer quiconque.


Il envoya donc une lettre à Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret), par l'intermédiaire de son serviteur, dans laquelle il lui annonça : « Tu es l'héritier de ma science, de mes secrets, de mes dons et de mes lumières ».


Lorsqu'il écrivit cela à Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), Sidi Ahmed ibn Abdallah el Hindi (qu’Allah l’agrée) déclara à son serviteur : « Il est celui que j'attendais et il est mon héritier ».


Ce à quoi son serviteur s'exclama : « Cela fait 18 ans que je suis à ton service et aujourd'hui il est venu un homme débarquant du Maghreb et tu me dis qu'il est ton héritier ».


Sidi 'Abdallah el Hindi (qu’Allah l’agrée) lui dévoila alors : « Je n'attendais que lui, et en cela je n'ai aucune part de décision, Allah choisi par sa Miséricorde qui Il veut, si j'avais eu une part de décision j'aurais alors choisi mon fils depuis longtemps ».


Il transmit ainsi à Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) tout ce qu'il détenait en science, secret et lumière et rendit l'âme après lui avoir confié l'initiation de son fils unique.


Il lui annonça aussi sa rencontre imminente avec le grand saint et Pôle Suprême (Qotb Jami') Sidi Mohamed ibn Abdelkarim Samman (qu’Allah l’agrée) (m.1775). En effet, il le rencontra à Médine. Celui-ci le fit rentrer en retraite 3 jours et lui révéla les secrets et pouvoirs des grands hommes de Dieu.


Après Médine L'illuminée et la visite de la tombe du saint Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) rejoignit Le Caire et durant ce nouveau séjour Sidi Mahmoud el Kourdiyou (qu’Allah l’agrée) lui transmit la voie Khalwatiya, en lui délivrant le diplôme d'autorisation afin qu'il initie, éduque et forme ses disciples à cette voie.