SALATOUL FATIHI
10/01/2008 16:35 par emeu
SalatoulFatiha
Cette prière particulière fait parti de ce que le Prophète r a ordonné à Seïdina Ahmed Tidjani t et cela à l'état d'éveil, en pleine journée, de réciter et de transmettre.Un Pôle l'avait déjà connu, nommé Sidi Mohamed el Bakriy t, il avait fait une retraite de plusieurs années à la Mecque dans l'intention qu'Allah lui enseigne la formule de prière sur le Prophète t qui rassemble toutes les autres prières et leurs secrets. Et certes, elle lui fut révélée, un ange descendit à lui avec un écriteau de lumière où était inscrit Salat Fatihi mais cela lui était personnel car cette prière fut réservée pour l'époque du Pôle Caché et ses disciples.Il faut savoir que pour pouvoir profiter des grâces particulières de Salât Fatihi, il faut remplir deux conditions :
.La première est que l'autorisation soit donnée par ceux qui en ont l'autorité.
La seconde est que la personne en question est la certitude que Salat Fatihi provient de l'invisible et non pas d'une composition humaine
Commentaires de Salat Fatihi
« Ô mon Dieu ! Prie sur notre seigneur Mohammed qui a ouvert ce qui était clos; et qui a clos ce qui a précédé; le soutien de la Vérité par la Vérité et le guide sur Ton droit chemin, ainsi qu'à sa famille, selon sa valeur et à la mesure de son immense dignité. »Les termes de Salat Fatihi font référence, dans leur sens, à des passages coraniques :- « Ô mon Dieu... » fait référence au verset qui dit : « Gloire à Toi Ô mon Dieu ». (Sourate 10; verset 10)- « ...prie sur... » fait référence au verset qui dit : « Certes Allah et ses anges prient sur le Prophète; Ô vous qui croyez priez sur lui et adressez lui vos salutations. » (Sourate 33; verset 56)- « ...notre seigneur.. » fait référence au verset sur le prophète Yahya u qui dit : « ...un seigneur (saïdan), un homme parfaitement chaste.. » (Sourate 3; verset 39).Le seigneur (dans la noblesse) des créatures est le Messager d'Allah r et il est permis de le considérer comme tel en effet le Prophète r a dit : «Je suis le seigneur des enfants d'Adam et sans prétention.. »Quant à ceux qui ont prétendu que les compagnons n'appelaient pas le Prophète r par le terme de seigneur (Saïdan) en citant le hadith suivant :« Ne m'appelez pas par le terme de seigneur car le Seigneur est Allah.» Il faut savoir que sa chaîne est faible et il est inutile de le citer car il nous suffît de citer ce qui a été authentifié par Nissa-i, la parole de Sahl ibn Houneyf t qui a appelé le Prophète r par « Ô mon seigneur.. » ainsi que la parole d'Abou Houreyra t pour Hassen ibn 'Ali t rapporté par El Hakem et la prière de Ibn Mess'oud t qui est rapporté selon une bonne chaîne et dans laquelle se trouvent ces mots : « Ô mon Seigneur prie sur le seigneur des Messagers.. »- « ...Mohammed.. » fait référence au verset qui dit : « Mohammed est le Messager d'Allah... » (Sourate 48; verset 29)- « ...qui a ouvert ce qui était clos... » : fait référence aux versets qui dit :« Nous t'avons ouvert d'une façon manifeste les portes.. »(Sourate 48; verset 1)
« Voilà que vous est venu Notre Messager vous apportant des explications claires après une longue absence des Messagers.. » (Sourate 5; verset 19)Elle veut dire celui qui a ouvert les cœurs fermés par l'association et l'ignorance.
Le Prophète r a dit :
« Je suis le premier des gens à être créé et le dernier à être envoyé. »
Les gens désignent ici les prophètes u.
Le Prophète r a dit aussi :
« Je suis le premier sur qui s'ouvrira la terre, je suis le premier à intercéder et le premier pour qui se sera accepté, je suis le premier à faire passer sa communauté sur le Sirat, et je suis le premier à entrer au Paradis. »
- « ...qui a clos ce qui a précédé.. » : fait référence au verset qui dit :« ..mais le Messager d'Allah et le sceau des prophètes.. » (Sourate 33; verset 40)Elle veut dire qu'il est celui qui a clôturé la prophétie et Allah a réuni en lui toutes les grâces.Cela veut dire aussi qu'il a atteint les plus hauts degrés de perfection, il est le plus élevé des savants, des indulgents, il est le maître des sages. Il est le plus proche des rapprochés dans la plus haute des Présences, il est la plus honorable des créatures chez Allah.
- « ...le soutien de la Vérité par la Vérité... » fait référence aux versets qui dit : « ... si vous soutenez Allah II vous soutiendra... » (Sourate 47; verset 7) « Et c'est en toute vérité que Nous l'avons fait descendre, et avec la vérité il est descendu... » (Sourate 17; verset 105)Elle veut dire qu'il est le soutien d'Allah par Allah, il ne soutient pas le faux et il ne soutient pas la vérité par le faux.
- « ...et le guide sur ton droit chemin.. » fait référence au verset qui dit :« ...et en vérité tu guides vers un chemin droit. » (Sourate 42; verset 52)
- « ...ainsi qu'à sa famille... » fait référence au verset qui dit : « Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, Ô gens de la maison (du Prophète), et veut vous purifier pleinement. » (Sourate 33; verset 33)C'est-à-dire ceux pour qui il est interdit de prendre l'aumône. Il existe une autre explication, ce sont ses héritiers parfaits qui portent l'apparent de la Loi (Chari'a) et ses secrets. C'est de l'égarement de dire que l'apparence de la Chari'a contredit son sens caché (ésotérique) car ils sont en concordances.La Vérité (Haqiqa) est le fruit de la mise en application de la Chari'a :« ... et craignez Allah et il vous enseignera... » (Sourate 2; verset 282)- « ...selon sa valeur... » fait référence aux versets qui dit : « Ils n'ont pas apprécié Allah à sa juste valeur... » (Sourate 39 ; verset 67)« Par ta vie, leur ivresse les laisse agir comme des aveugles ! » (Sourate 15; verset 72). - « ... selon sa valeur.. » veut dire « la plus haute station ».- « ...à la mesure de son immense dignité.. » fait référence pour « à la mesure » au verset qui dit : « ... et toute chose a auprès de Lui sa mesure. » (Sourate 13 ; verset 8) et pour « immense » il fait référence au verset qui dit : « Et tu es certes d'une moralité immense » (Sourate 68 ; verset 4).C'est sa considération et son honneur chez Allah.Il est rapporté dans la Thora sur la description du Prophète r :
« II (Allah) ne le reprendra pas jusqu'à ce qu'il redresse le peuple tordu, qu'il ouvre des yeux aveugles, des oreilles sourdes et des cœurs fermés et qu'ils disent alors : II n'y a d'autre divinité qu'Allah. »
POINTS A ECLAIRCIR
Est-il vrai que les Tidjani affirment que la prière appelée Salat Fatihi est supérieure à la lecture du noble Coran ?Réponse : Cette affirmation est fausse, Seïdina Ahmed Tidjani t a dit de le livre Djawahirou-l-Ma’ani :
« La pré-éminence du Coran sur toute autre parole que ce soit des formules de dhikr et de prière sur le Prophète t {y compris Salat Fatihi} est plus éclatante que le soleil. Il est fait cas de cet éclat dans les principes mêmes de la Chari'a (Coran et hadith prophétiques authentiques). »
Cette pré-éminence a deux raisons principales :{1} Premièrement parce que le Coran est la parole même de l'Être Suprême, donc supérieure à toutes les paroles.{2} Deuxièmement parce que les commandements coraniques sont uniques dans leur genre et au-dessus de tous autres commandements.Seïdina Ahmed Tidjani t procède au classement du bénéfice que l'on tire de la lecture du noble Coran en quatre catégories suivant la qualité du lecteur.
Il dit en substance :§ La première catégorie de personne est un saint homme qui vit dans l'océan de la Vérité Divine, celui-là tire tout le mérite de la lecture du Coran et pour cette catégorie la lecture du Coran est au-dessus de tout dhikr.§ La deuxième catégorie est celui qui connaît parfaitement la signification du Coran et qui en le lisant est ému à tel point qu'il croit entendre l'Être Suprême lui-même le lui dicter et dont la vie est une matérialisation des Textes Sacrés. L'avantage qu'il tire de cette lecture est à peu près analogue à celui du premier. § La troisième catégorie est celui qui lit attentivement le noble Coran mais ne le comprend pas et qui est ému par cette lecture au point de croire entendre le Seigneur et qui suit strictement les commandements enseignés par le Saint Livre tout en se renseignant, celui-là tire par conséquent un grand avantage de cette lecture mais non égale à celui des deux précédents.§La quatrième catégorie est celui qui lit le noble Coran sans attention, qu'il comprenne ou non la lecture et qui s'adonne aux mauvaises actions se souciant nullement des commandements du Coran, celui-là travaille à sa perte et commet un péché autant de fois qu'il le lit comme le témoigne ces passages du Coran :« Quel pire injuste que celui à qui on a rappelé les versets de son Seigneur et qui en détourna le dos en oubliant ce que ses deux mains ont commis ? Nous avons placé des voiles sur leur coeur, de sorte qu'ils ne comprennent pas (le Coran), et mis une lourdeur dans leurs oreilles. Même si tu les appelles vers la bonne voie, jamais ils ne pourront donc se guider. » (Sourate 18 ; verset 57)« Et quiconque se détourne de Mon rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne, et le Jour de la résurrection Nous l'emmènerons aveugle au rassemblement. Il dira : « Ô Mon Seigneur, pourquoi m'as-tu emmené aveugle alors qu'auparavant je voyais ? » Allah lui dira : « De même que nos signes (enseignements) t'étaient venus et que tu les as oubliés et ainsi aujourd'hui tu es oublié. » (Sourate 20 ; verset 124,125,126)Pour cette quatrième catégorie de personne seulement, la prière sur le Prophète r lui est plus profitable que la lecture du Coran car de cette dernière il ne s'attire que la malédiction du Seigneur. Par contre à chaque fois qu'il récite la prière sur le Prophète r, le Seigneur, les anges et toute la création prient dix fois sur lui à cause de cela, il a tout à gagner à prier sur le Prophète r et tout à perdre à lire le noble Coran.C'est donc à la lumière de ce qui vient d'être expliqué que nous devons comprendre la parole de Seïdina Ahmed Tidjani t qui dit : « Une fois Salat Fatihi équivaut à six mille (6000) fois le mérite de la lecture du Coran. » Ce qui veut dire que la récitation d'une Salat Fatihi vaut en mérite et en récompense six mille fois la lecture du Coran en entier.Il est rapporté que le Prophète r a dit dans un style similaire :« Celui qui récite sourate YASSIN Allah inscrit au serviteur la récompense de dix fois la lecture entière du Coran. » Cela signifie qu'en récitant une fois la sourate YASSIN Allah inscrit au serviteur la récompense de la lecture entière du Coran dix fois.Par conséquent, si on comptabilise la récompense de la lecture du Coran en sachant que la lecture d'une seule lettre vaut au minimum dix bonnes œuvres, le Prophète r a dit dans un hadith rapporté par Tirmidhi : « Celui qui lit une lettre du Livre d'Allah s'inscrit une bonne action et la bonne action a dix fois son salaire et je ne dis pas que Alif, Lam,Mim est une lettre mais Alif est une lettre, Lam est une lettre et Mim est une lettre. »II suffit donc de multiplier le nombre de lettres dans le Coran par dix au minimum pour avoir la récompense basique du Coran.Cette récompense est multipliée de nouveau par dix, pour celui qui récite la sourate YASSIN, et inscrite à la personne conformément au hadith prophétique.Le même procédé s'applique à Salat Fatihi sauf que dans ce cas il faut multiplier la récompense de la lecture du coran par six mille.Toujours dans ce sujet il est rapporté dans Djawahirou-l-Ma'ani que Seïdina Ahmed Tidjani t a dit :
« II est de forte chance qu'Allah montre à certains parmi les faibles d'esprits qui ignorent la portée de l'immensité de la grâce Divine et de sa Générosité, la récompense de Salat Fatihi. »Ils demandèrent alors :
« Si les choses se révèlent de la sorte, vu l'importance de Salat Fatihi, il faut concentrer tous ses efforts dessus au dépend de toute forme de dhikr et même celle du Coran. »II répondit :
« Non ! La lecture du Coran est prioritaire car elle est exigée par la révélation et le Coran est le contenant de la grâce, le fondement de la Chari'a et la base du rapport avec le Divin, sans oublier la ferme interdiction de négliger sa lecture. Il est donc strictement prohibé de délaisser sa récitation. Quant à la grâce de Salat Fatihi que nous avons évoqué, elle ne cause aucun tort à celui qui la délaisse puisqu'elle est un acte méritoire. »Seïdina Ahmed Tidjani t a dit dans un autre passage de Djawahirou-l-Ma’ani ceci :« Le noble Coran est le meilleur dhikr mais à condition que le cheminant lors de sa lecture considère en son for intérieur que ce n'est autre qu'Allah lui-même qui s'adresse à lui. S'il demeure dans cet état et finit par l'intégrer, il aura alors accès à l'anéantissement spirituel complet. Par la suite il parviendra à la porte de la Proximité Divine. »Notre maître Seïdina Ahmed Tidjani t a dit aussi :
« Certainement le Coran est le meilleur moyen pour se rapprocher d'Allah, mais pour celui dont les actions et les états ont été assainis en vue de Dieu. »II affirme aussi :
« Si tu répliques : « La récompense de la lecture du Coran est comptabilisée indépendamment du lecteur et cette récompense est accordée même au dépravé » alors je te réponds comme suit : « II est possible qu'Allah lui accorde la récompense de la lecture du Coran mais cette rétribution se verra annulée d'autre part puisqu'il n'a pas agit conformément aux préceptes du Coran. Or la récitation du Coran sans son application est une situation qui rentre dans le cadre de la parabole qu'Allah a établit dans son Livre au sujet des gens de la Torah :« L'image de ceux qui ont été chargés de mettre la Torah en pratique et qui ne l'ont pas fait est celle de l'âne qui porte des livres de grande valeur. » (Sourate 62; verset 5) II est évident que l'âne ne tire aucun profit en portant des livres sur son dos. Puis sache que sa parole qui dit : « Et qui ne l'ont pas fait.. » signifie qu'ils n'ont pas agit conformément aux recommandations de la Torah.Allah a dit aussi :
« Ceux à qui Nous avons donné le Livre, qui le récitent comme il se doit, ceux-là y croient. » (Sourate 2 ; verset 121)Le réciter comme il se doit consiste en l'application des ordres, celui qui se détourne de cela ne l'a pas lu réellement. »Question : Certains affirment qu’il n’est permis de prier sur le Prophète r qu’avec la prière Ibrahimiya car c’est celle qu’il r a enseigné à ses compagnons t.Réponse : Le Prophète a enseigné à ses compagnons une façon de prier sur lui (avec Salat Ibrahimiya) lorsque ceux-ci lui demandèrent « comment pouvons-nous prier sur toi ? » Mais en aucun cas cela signifie qu’il est interdit de prier sur le Prophète r d’une autre façon. Celui qui affirme cette ignorance il va à l’encontre de ce qu’ordonne Allah qui dit :« Allah et ses anges prient sur le Prophète, Ô vous qui croyez priez sur lui et saluez. » Allah n’a jamais dit : « …et priez sur lui que de cette manière.. »De même le Prophète r n’a jamais interdit de prier sur lui d’une autre manière, il a juste enseigné à ses compagnons, qui le lui ont demandé, une façon de prier sur lui et les compagnons eux-même ne se sont pas limités à la prière Ibrahimiya mais ils priaient sur le Prophète r avec d’autres formules tel ce qui est rapporté sur Abdallah ibn Mess’oud t qui a dit :« Si vous priez sur le Prophète r, excellez dans la manière de prier sur lui car il se peut que cela lui parvienne. »Ils lui dirent :
« Enseigne-nous. »Il dit :
« Dites : « Ô Allah ! Mets tes prières, ta miséricorde et tes bénédictions sur le maître des envoyés, l’imam des pieux et le sceau des prophètes, Mouhamed ton serviteur et ton Messager, l’imam du bien, le guide du bien et le Messager de la miséricorde…. » (rapporté par Ibn Majah et El Hafidh Moundhiri a dit qu’il est Hassan)De même il est rapporté de Salama El Kindi que l’imam ‘Ali t enseignait cette prière aux gens :
« Ô Allah ! Toi qui as arrondi les terres, qui a créé les cieux fermes, qui a donné leur nature primitive aux cœurs des malheureux et des bienheureux, accorde tes nobles prières, tes abondantes bénédictions et ta tendre pitié à Mohammed ton serviteur et messager, sceau de ce qui a précédé, ouvreur de ce qui était fermé, soutien de la vérité par la vérité, destructeur des armées de l’égarement…. » voir la suite dans le livre Chifa-a du Qadi ‘Iyad.El hafidh Ibn Kathir a dit qu’il s’agit là d’une parole connue de l’imam ‘Ali t.Selon Tawous il rapporte qu’Ibn Abbas t priait sur le Prophète r avec ces termes :« Ô Allah ! Accepte la grande intercession de Mohammed, et élève ses hauts degrés et exauce ses demandes à la fin et au début comme tu as exaucé pour Ibrahim et Moussa… » Il est rapporté de Hassan Basri t qu’il disait :
« Celui qui veut boire dans le récipient le plus parfait du bassin de l’élu r qu’il dise : « Ô Allah ! Prie sur Mohammed ainsi que sur sa famille, ses compagnons, ses enfants, ses épouses, sa descendance, les gens de sa maison, ses liens de parenté, ses Ansar, ses partisans, ceux qui l’aiment, sa communauté ainsi que sur nous tous ensemble avec eux, ô le plus Miséricordieux des miséricordieux. » Il y a aussi la prière célèbre que faisait l’imam Chafi’i t, grand maître d’une des quatres écoles juridiques des gens de la Sounna, et qui est rapporté dans Rissala :« Et que la prière d’Allah soit sur Mohammed autant de fois que l’ont mentionné les évocateurs et autant de fois qu’ont oublié de l’évoquer les insouciants. » Extraits tirés et traduits du livre Djawahirou-l-Ma'ani et des écrits de Sidi Mohamed el Hafidh Tidjani (qu'Allah lui fasse miséricorde).
SOURCE : beuguebaye.com
Rabal Hibâdi khâfiri zounôbi wa khabili tawbi litakh bal tawbi
Bitaïba dji é touka illâhy tâ iban wa tâliban wa khâ-dihan wa â iban
Bimounzilli moubârakine tounzilouny wânfah hounâ djamiha man khassadani
Adjiri fouyôdal hilmi wal arzâkhi lizoum raty wahzi-bana akh lâkhil.
Nâlat houmoul asswâou khâssoul mihanâ fadâri-kann houm wa aksir mina-nah
Zallat libahdin minhou-moul akh dâmou faltasmi-hannlahoum fafyka hâ-môu
Layin lahoum man layanal hadydâ limane arad ta wârfahil khouyôdâ
Narâhoum fyl basti wa rakhâ i ouwly diyânati mahal âlâ i.
Youmnan wa sihatan wa bazlan za idan soukh hâ li ahbâby wâbkhâ âbidân
Min taïbatin asdy ilâ zawâ hiri wa anta tadry bâtini wa zâhiri.
Nâlal mounâ man khad atâny awalan wa âkhiran yâ âkhiran yâ awalân.
Tâla anil ahbâbi koulla-daïrine wakhad atâ-houm minka koulla khaïrine
Lâ darahoum tanâfou-ssoune fyl fâny iz koulla mâ yarawna hynan fâny.
Ayid houmou iz khalou koufwan nihami wa nadjinâ min khadabin wa nikhamine
Moussadikhyna mouta-ssadikhynâ sâ imyna dahra hâfizinâ
Bâhoû noufôssa choumma wal am wâlâ kal mou minyna habazâ ah wâlâ
Adjib ayâ rabbi bissiri zâti wassiril asamâ i awissifâti.
Rabi ayâ rabbi fatamin fihlan mâ khad khas-sadtou ây touryhim nallân
Kamâ adjabta koulla hab-din sa alâ fymâ madâ fahakhi khanal amalâ
Anta lazy tarzoukhou man tachâ ou matâ tachâou kamâ tachâou mâchâou
Wa anta akramou wa anta arhamou wa anta adj wadou wa anta ahlamou
Antal khaniyoul khâdiroul mourydou walâ yakônou khaïra mâ touridou
Nazara loutfin soumma hatfin kâfy iz anakal hayoul wadôdoul kâfy
Toukhalliboul ah yana bil ah yâni fal tarfahil akh wâma fy az mâny
khirly sahbân foud la wa khirly min kouli chaï ine khaïrahô wa kounly
Ya Rabi bil ghâdy wa sahbil ghâdy faltakfi sahbi koulla charin ghâdy
Raboul amyny ahti bil amyni koulla matâliby likoulli hynin
Ahtil houbaïda boukh yatan wahadjilâ li bil idiâbati ouhibboul hâdjilâ
Limâ tahawad tou arany niltou koullal matâlibi wa ini fouztou
Mâkhattou oubtou khâ iban min Rabbi bal koulamâ oubtou chakartou awbi
Nihamaho fy zâhirin wa bâtini asbakhaly fil khaïbi wal mawâtini
Zâla takadaury wa zâka ahzamou mawkhibatin wahabahâ man youkrimo
Ladâ hawâ li taïbatin fal tat roudâ koulla chourôri abadaane wa sarmadâne
Yâ Rabbi salliyaan halâl moukhtâri wa âlihy wa sahbikhil akh yâri
Nihmal châfykhoul mousta-pha wa nihma liyal was-sylatou azaltal rhammâ.
ALHAMDOULLILAHI RABBIL ALAMINA
ALLÂHOUMMA SALI ALÂ SEYDINA
MOUHAMADINE WA SALIM.
ZIKR HASBIBIHI
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1. Hasbii bihii wabitahaa Hasbiibi Chaykhi Tidiani
2. Hasbii bibarine rahaufine Hasbii bihii wa kafani
3. Khalbii lahau wa maraamii wa khalabii koulla aani
4. Rabbi fadarik houbaydane sourhatane dauna tawanii
5. Laa tousmitanal ahaadi walaa touwaswiss diananii
6. Fadjhal fouhaadi kasahrii walaa toudirhou kabaanii
7. Wal tachfi lii koulla chakwa wal takhdi haaza lamaanii
8. Bidiahi khayril baraayaa wadiaahi Chaykhi Tidiaanii
9. Wadiaahi Chaykhi wa aslii walidii haaliil makaanii
10. Al haadji Habdoul Ilaahii bahdiatii taula lawaanii
11. Matlabii roukhyaa makhamii sourhatane fii za zamaanii
12. Matlabii irsou ousaulii sourhatane dauna tawaani
13. Naadaytou Chaykha Tidiaanii li adjli amrine dahaanii
14. Aadjir khadimaka khad ame moukoumou Chaykhi Tidiani
15. Aadjir houbaydaka Barhaama fahwa fil houbbi faani
16. Nilaanahau hama dounyaa wa zaati moune tadihanii
17. Ithakhoul habda mounaahou ithaafoukoum khad kafaanii
18. Falastou arda siwaa-ire khaa-ine li akhlal mahaanii
19. Azkaa salaamii salaamii halaa nabiyizil masaanii
20. Mine bahdi koulli sihaabine bahda Aaline soumma aanii
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.MESSAGE DE CHEIKH IBRAHIM NIASS DESTINE AUX ETUDIANTS QUI SE RENDAIENTAU CAIRE POUR Y POURSUIVRE LEURS ETUDESLOUANGE A DIEU QUI A RECOMMANDE AUX CROYANTS DE SE RAPPELLER DE LUI MUTUELLEMENT
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REPONSE A LA SUITE DE NOMBREUSES DIFFAMATIONS SANS PREUVES....
Qu 'Allah nous agrée sa miséricorde de par notre insousciance , notre aveuglement sur ses nombreux signes...
L' Homme, certes l' élu du divin car doté de raison et d'esprit et de faculté dont aucun être ne dispose véritablement
est parfois rebelle et ingrat. Ce dernier peut être reconduis dans la plus basse abjection bien que créé dans la forme la plus parfaite( sourate at-tin) .L'homme s'ignore de par sa négligence ....
Malheur à tout les calomniateur diffamateur( sourate al humazah) à quiconque qui avance des propos gratuits... l'homme est en perdition sans doute ,car victime de ses propres actes. jugeant les gens comme s' ils détenaient le pouvoir Absolu. Il n y point juge excepté Allah, mais malheureusement l'homme ignore cette évidence.
Bien évidemment il n y a point divinité excepté Allah quand vous dites La ilaha ila allah tout est dit. Mais quand vous prononcez le nom Mouhammad la tu l associe au divin contraiment à Mouhammadou Rassouloulahi là ca se comprend
Car Mouhammad donc est la projection parfaite de Dieu si on comprend bien le sens. Ainsi il n y a nul repère à part le prophète (psl).
L'homme oublie une chose: c'est quoi associer Dieu à une divinité? avoir un guide spirituel?
Franchement reposons nous la question... Le prophète Mouhammad (psl) avait un guide spirituel... Djibril salatou wa salam.
En tout cas la question d'associativité à Dieu n'est pas comprise du tout car Allah dit de le connaitre avant de l 'adorer!!!
Comment peut-on aimer quelqu'un sans le connaitre. Tarifouni khabla ane takhbidouni wa ilam yakhrifouni fa kayfa takhbidouni.
Celui qui ne connait point Dieu, chaque tierce il l associe car il s'imagine comment il est Allah? tu essaies de le representer dans ton esprit d'avoir une imagination de Lui, là on l associe c est clair. Allah ne pardonne pas ce péché.
ce qui est plus grave encore c'est de diffamer sur des envoyés de Dieu, qui diffame sur l un d'entre eux a directement offensé Allah lui même car ces derniers ne sont que pour sa cause. Nous tous nous suivons la réligion musulmane.
Mais qui peut garantir toutefois sa musulmanité? qui peut dire réellement que je suis un musulman je répéte un musulman s' ils savent meme ce que ca veut dire. Un musulman diffamateur qui se met a la place de Dieu , qui fait rentrer les gens en enfer ......... alors qu il ignore que sa personne est son propre enfer!!! déja il est aveugle et fanatique
On prie , on jeune , aller a la mecque, .............. tout cela pour qui? pour Dieu bien sur sans savoir qu'il il est?
Mouhammad est notre seul guide et il nous a permis de découvrir la face caché de Dieu!!!
Mais ne sachant point que le monde évolue et a toujours évolué hélas ne cessera jamais. Allah pourquoi n est t il pas resté dans son "Kenzou" car il a su qu il n avait pas de sens personne ne le connaissait. Mais quand il a décidé de se connaitre lui même, qu' il est sorti de son univers pour qu' on sache qui il est. L' évolution s'est faite donc depuis la créations des cieux et de la terre, après c'est tout un processus intelligent d'une précision extrême, que l'humanité découvre ca magnifique cycle de la vie... et de tout ce que Dieu a créé l'homme est le plus sacré c'est pourquoi il lui a confié son secrêt. La vraie connaissance se trouve dans le coeur des Hommes. Allah dit le ciel ne peut pas me contenir , la terre non plus mais seul le coeur de mon serviteur croyant.
Heureusement , Allah nous a montré sa face après une évolution rigide et organisée. De tous les prophètes Mouhammad(psl) est l'apôtre de par sa générosité et sa foi immense. Existent trois dimensions pour l'homme ainsi pour acceder aux échelons divins. l islam: qui est la réligion complète confiée au prophète (psl) . C'est quoi l 'islam? tout dabord la soumission, accepter que pas de divinité a part Allah et que Mouhammad(psl) est son image. Là on est adherés a l islam . Le musulman, dérivé de l'islam recquiert da la pratique c est a dire les 5 prieres quotidiennes, le jêune... apprendre le coran etc. Mais le coran te guidera , t apprendra si voulez tout car Allah a tout dit dans le coran, mais ce dernier n'est pas la quintessence. Le coran ne peut montrer Dieu si c'était le cas alors il n y aurait pas de secrêt pour lui. Le vrai secrêt est confié à l 'Homme. La sounna se trouve dans le coran et ce n'est plus à prouver.
Cheikhou Tidiane (r.a) a fondé la tariqa tidianiyya justement dérivée de la Sounna mouhammédienne. Là on y croit ou bien tu es libre de le refuser qu' importe, mais il y a une différence entre ta vérité , ma vérité et La vérité!
C'est juste un blog et je ne dois pas dévoiler des secrêts; mais Cheikhou Tidiane a installé véritablement l' Iman de la réligion sous la véhémence irrévocable du prophète, c 'est la qu' il le vient en rêve ou même directement dans l' Absolu cela dépend des degrès de compréhension... le prophète lui a donné la salatoul al fatiha. Je ne vais pas insister sur cette prière, qui est la plus parfaite.
C'est ainsi que le seigneur des saints fonde la tariqa toujours dérivée de la sounna composé du lazima, du wazifa et de la hadaratul djoumma. le lazima composé de 100 istikhfar , de 100 salatul fatiha et 100 la ilaha ila allah. Le prohète avait pour habitude de pronnocer plus de 100 istikhfar par jour. la salat fatiha est une prière sur le prohète qui ne finit jamais car ce salat n a pas de wa sallim, c est une prière consistante qui nous amène à une destination, à une finalité La ilaha ila allah.
Ainsi la tariqa tidiane est une voie qui nous conduit vers Allah. Sors t elle de la réligion musulmane? même aveugle dans l'extrême!!!
Donc l iman est instauré dans une logique , une évolution parfaite. Alors en fait peut arriver al Ikhsan la quintessence du savoir. cet Ikhsan est possédé de nos jours et sera toujours possédé par lui... il s'agit bien évidemment du disciple de Cheikhou Tidiane(r.a) Mawlana Cheikh Al Islam El Hadj Ibrahima Niass! dit "BAYE" détenteur de la Fayda Tidjane. Il était annoncé par Cheikh qu'il va faire entrer beaucoup de fidèles a l islam et que le secours d'Allah viendra enfin.Nul ne peut plus connaitre Allah sans passer par ses portes car Dieu lui a confié le secrêt du secrêt.
Lorsque viendra le secours d'Allah et que tu vois les gens entrer en masse dans la réligion alors célébre la gloire de ton seigneur et implore son pardon. C'est lui le grand acceuillant au repentir! (sourate an nasr : le secours).
Encore une fois tout ceci sort elle de la réligion d'Allah? il n y aura plus d'envoyés de Dieu excepté la voie mouhammédienne.
Malheureusement il y aura toujours des rebelles qui ne croiront jamais à ce fait comme c'est écrit dans le coran:" C'est une révélation du Tout Puissant, du très miséricordieux, pour que tu avertisse un peuple dont les ancêtres n'ont pas été averti: ils sont donc inscouciants.En effet,la Parole contre la plupart d'entre eux s'est réalisée: ils ne croiront donc pas.
Nous mettrons des carcans à leurs cous,et il y en aura jusqu'aux mentons: et voila qu'ils y iront têtes dressées.et nous mettrons une barrière devant eux et derrière eux; nous les recouvrirons d'un voile: et voilà qu'ils ne pourront rien voir. Cela leur est égal que tu les avertisses ou que tu ne les avertisses pas: ils ne croiront jamais. tu avertis seulement celui qui suit le Rappel et craint le tout miséricordieux malgré qu'il ne Le voit pas. Annonce lui un pardon et une récompense généreuse. ..." (sourate ya-sin)
Voila une belle preuve pour faire comprendre à tous les calomniateurs que la vérité est là et ce n'est pas vos propos inintelligents, absurdes et phanatiques qui nous sortiront de notre rayonnement sans fin sur notre tariqa et la voie de l 'islam.
Et puis encore ayons le coeur uni Allah est pur, vous prommetez l'enfer aux gens comme si vous savez ce que c'est ce que l'enfer. oui l' enfer vous fait peur certes, c'est normal vous vivez dans la pénombre totale, soit disant adorer allah rien que pour entrer au paradis! quel ingratitude!, vous oubliez toujours que vous êtes plus prestigieux que le Paradis d 'Allah . L'homme est la quintessence du divin, le plus sacré de toutes les créatures de Dieu. Alors si tu ne crois point à cela alors tu lance un défi à Dieu. Le paradis appartient à Dieu comme toutes les créatures. Si allah disait "point de paradis" alors vous auriez fait quoi? adore Allah lui seul, je répéte lui seul et ai en tête que le paradis existe bel et bien mais n' est qu' un état malheureusement vous n avez pas l'oeil de la certitude, mais si vous aviez votre troisième oeil alors vous verriez l'enfer( sourate at- takassour) oui vous le verriez avec l'oeil de la certitude. vivre toute son existence sans connaître Allah bien sur vivre en associant Dieu à une divinité car celui qui ne connait pas Allah vit chaque tierce en l 'associant; alors là c'est le véritable enfer et c'est un Feu ardent qui monte jusqu'au coeur.
Encore une fois chère visiteuse pour ne pas citer votre nom avec tout le respect que l' on voit doit, évitez de dire des bétises et des propos que tu avances dont tu ne connais même pas la valeur. vous pouvez autant de fois faire des commentaires ignobles de ce genre qui vous condamnent malheureusement...
Prenez la peine de comprendre les choses; et nous serons toujours capables de vous répondre avec des arguments clairs et basés sur le coran.
Alors pour clôre tout ceci nous nous excusons a l'égard de nos dévoués visiteurs si toutefois mes propos ont été blessants mais la vérité est toujours dure à avaler.
MERCI POUR CES COMMENTAIRES MA CHERE je t en suis très reconnaissant car cela va vous permettre de mettre en évidence ton ignorance pour qu'un jour je l'espère vous ouvrez enfin les yeux sur la réalité!!!
DIEUREDIEUFE BAYE NIASS
PURIFICATION TOTALE DE L' AME
L’homme est sans aucun doute la représentation de Dieu sur terre. Il est le plus doué d’intelligence de tout ce que Dieu a créé !
Il est doté de faculté à pouvoir transformer son environnement pour rechercher le bien être ou pour en faire son propre usage.
La capacité de réflexion pour aboutir à des résultats, seul l’homme en a le pouvoir.
C’est pour cela Dieu a choisi l’homme et non les anges. Ces derniers n’ont pas ce pouvoir c'est-à-dire d’user de leur esprit ! Ils suivent juste le commandement de Dieu et rien d’autre. Ils sont considérés donc comme des robots.
L’homme donc, conçu par la lumière divine, exprime les réalités du Tout Puissant !
Mais l’homme, de par sa négligence a tendance à s’ignorer alors qu’il est la quintessence de l’univers. Le plus parfait des créations de Dieu.
Adam au paradis, était joyeux, il vivait heureux avait tout ce dont il a besoin, mais se sentait un peu seul et c’est pourquoi Dieu a créé Eve issu de lui (Adam) comme sa compagne.
Ils étaient épanouis. Mais quand Satan s' est senti un peu défavorisé car jaloux de ce choix de Dieu sur le fait que l’homme est devenu son image, il fût donc chassé du paradis; car il a défié son Seigneur. Alors il s’est mis à s’interposer entre Adam et Allah, chose qu’il a réussie car Adam et Eve ont tous les deux mangé une pomme de l' arbre que leur seigneur leur avait interdit…
Après ce forfait dieu décida de leur ôter leur pouvoir et de les ramener sur terre.
Mais quand Dieu en a décidé ainsi son grand problème était, à qui confier ce pouvoir, qui pour détenir son grand secret, et il est évident que seul l’homme a cet Attribut
C’est ainsi qu’il le redonna à L’homme donc bien évidemment a Adam.
Mais cette fois-ci, ce dernier n’en est pas conscient.
Ce qui explique l’inconscience de l’ Homme.
Donc pour adhérer à ce pouvoir, découvrir tous les secrets de Dieu il faut que l’Homme mette en évidence sa propre personne, purifier son âme pour retourner à son état originel.
C'est le seul salut pour l'Homme de vivre dans une dimension solennelle, pour ainsi se dissoudre dans les plus profondes réverbérations du divin.
MAMADOU MBAYE
PRIERES ET INVOCATIONS APRES LE WIRD ET LA
WAZIFA.
Voici l'invocation que Cheikh Al Islam Ibrahim Niass (ra), le maître de faydhatu tijaniyya, recommande après la wazifa de la journée. Nous l'appelons la grande invocation.
D'autre part, il termine son ouvrage "rihlatu kunakiriyya : le périple de Konakry" par une invocation que nous appelons ici la petite invocation. Son disciple mauritanien Ould Nahwy (ra) l'a adoptée au moins qu'il ne faisait ses invocations que par ce poème. Quand le déphunt khalif , El Hadj Abdallah Niass (ra) lui a demandé la raison, il lui répondit que cette prière était complète. Je connais frère de la faydha dont la prière est à l'image de kun fayakûn, qui m'a confié que ceci est son secret. Alors cher frère ou sœur, ne m'oublie pas dans tes prières.
Une pratique des frères et sœurs peut être la lecture de la grande invocation après la wazifa et la petite invocation après le wird le matin et le soir.
Les qualificatifs grande et petite invocation sont ici purement conventionnels. Il reste vrai que Cheikh Ibrahim Nias a composé un nombre incalculable d'invocations et quelques dix milles vers de poésie dont chacun à lui tout seul est une clé de réussite puisqu'il a dit :
Mes lignes à l'égard des créatures sont une félicité
Quiconque me voit - et mes écritures - ne peut être damné
aïnna khutûtî lil-aänâmi sacadatuñ
fa lam yaqcha yawmañ man raaânî wa khattiyya
LA GRANDE INVOCATION.
Allahumma, antal awwalu falaysa qablaka chay-un. Wa antal aakhiru falaysa baca°daka chay-un. Wa antaz zâhiru falaysa fawqaka chay-un
Wa antal bâtinu fa laysa dûnaka chay-un.
Oh Dieu, Tu es le Premier et tu n'y trouvas rien. Tu es le Dernier, et tu n'y laisseras rien. Tu es l'Apparent et rien te voile. Tu es le tout le Caché
Fa kun lanâ, yâ awwalu, yâ âakhiru, yâ zâhiru, yâ bâtinu, waliyan wa nasîran. Anta mawlânâ, fa nica°mal mawlà, wa nica°man nasîr
Sois pour nous, Oh Toi le Premier, le Dernier, l'Apparent, le Caché, un Ami et un Secours. Tu es notre Seigneur, et quel meilleur Seigneur, quel meilleur Secours!
Allahumma Innâ nas-aluka bi-fâtihiyyatil fâtihati, alfthat tâmm
Wa bi-khatimiyyatil khâtimi, husnal khitâm.
Oh Dieu, nous te demandons, par la clé de l'Ouverture (Mouhammad, psl), la grande ouverture; et par le caractère fermé de la fermeture (Mouhamed), une beau devenir et une belle fin.
Allahumma innâ nas-aluka minal khayri kullihi, câjilihi wa âjilihi, ma calimnâ minhu, wa mâ lam naca°lam
Wa nacûdhu bika minach charri kullihi, câjilihi wa âjilihi, ma calimnâ minhu wa mâ lam naca°lam
Oh Dieu, Nous te demandons des tous tes bienfaits, à nous connus ou inconnus. Nous nous protégeons en toi contres tous les maux, à nous connus ou inconnus.
Allahumma innâ nas-alukal jannata wa mâ qarraba cilayhâ min qawlin wa camalin
Wa nacûdhu bika minan nâri wa mâ qarraba cilayhâ min qawlin wa camalin.
Oh Dieu, nous Te demandons le paradis ainsi que les actes et les paroles qui en rapprochent. Nous nous protégeons en Toi contre l'enfer ainsi que des actes et paroles qui en rapprochent.
Allahumma innâ nas-alukal cawfa wa câfiyata wal mucâfâta, addâ-imata fid dîn, wad dunyà, wal âkhirati
Oh Dieu, nous Te demandons le pardon, la santé et la protection, dans la religion, dans ce bas monde et dans l'au-delà.
Allahumma innâ nas-aluka ridâka, wa ridal ach-yâkhi, wa ridal wâlidayni.
Oh Dieu, nous te demandons Ton agrément, celui des maîtres et des parents.
Allahumma ijcal mâ nuhibbu fî ma tuhibbu
Allahumma ijcal ikhtiyâraka fî ikhtiyârinâ. Wa lâ tajcal illà ilayka id-tirârânâ
Oh Dieu, fais que nous aimions ce que Tu aimes. Mets ton choix dans le nôtre. Fais que nous n'ayons besoin que de Toi.
Yâ rabbanâ, yâ khaliqal cawâlim
Kun baynanâ wa bayna kulli zâlim
Wajzi likulli man cilaynâ ahsana
Wa zajihu cannâl jazà-al ahsan
Oh Dieu, Toi qui a crée les mondes, interpose - Toi entre nous et tout Prévicateur.
Récompense celui qui nous fait du bien, de la meilleure façon.
Allahumma irfaca° cannâl juhda wal-jûca, wal curyà.
Wakchif cannâ minal balàa-i, mâ lâ yakchifuhu ghayruka.
Oh Dieu, éloigne nous des dures conditions de vie, de la faim et de la nudité. Eloigne de nous les épreuves, dont Tu es le seul à pouvoir alléger.
"Rabbanâ âtinâ fid dunyâ hasanatun, wa fil âkhirati hasatun et qinâ cazâban nâr" (C.2.201)
Seigneur donne nous une belle part ici-bas, une belle part aussi dans l'au-delà; et garde nous du châtiment de l'enfer.
"Rabbanâ lâ tuwâkhiznâ in nasînâ, aw akhta-a°na, rabbanâ wa tahmil calaynâ isran kamâ hamaltahu calal aldhîna min qablinâ, rabanâ wa lâ tuhammilnâ mâ lâ tâqata lanâ bihi, wa-a°fu cannâ, waghfir lanâ, warhamnâ, anta mawlânâ, fansurnâ calal qawmil kâfirîna" (C.2.286)
Seigneur, ne T'en prends pas à nous s'il nous arrive d'oublier, ou de commettre l'erreur. Seigneur! Ne nous charge pas d'un fardeau lourd comme Tu as chargé ceux qui furent avant nous. Seigneur! Et ne nous impose pas ce pour quoi nous n'avons point de force. Et donne-nous absolution et donne nous pardon et aie pour nous miséricorde. Tu es notre patron : donne-nous donc secours contre le peuple mécréant.
"Rabbanâ lâ tuzigh qulûbanâ bacada idh hadaytanâ et hab lanâ min ladunka rahmatan, innaka antal wahhâbu" (C3.8)
Seigneur, ne fais pas dévier nos cœurs après que Tu nous as guidés; et donne nous miséricorde de Ta part. Tu es, Toi, le grand donateur.
"Rabbanâ innanâ samica°nâ munâdiyan lil-îmâni, an âminû bi-rabbikum fa-âmannâ, rabbanâ, faghfirlanâ dhunûbâna wa kaffir cannâ sayyi-âtinâ, wa tawaffanâ macal abrâr"(C3.193)
Seigneur ! oui, nous avons entendu un héraut appeler ainsi à la foi : "Croyez en votre Seigneur!" Et nous avons cru. Seigneur pardonne nous donc nos péchés, efface de nous nos méfaits, et fais-nous achever la vie en compagnie de charitables.
"Rabbnâ âtinâ mâ wacadtanâ calà rusilika wa la tukhzinâ yawmal qiyâma, innak là tukhliful mîcâdi"(C3.194)
Seigneur! Et donne nous ce que Tu as promis par Tes messagers; et ne nous couvre pas d'ignominie au jour de la Résurrection. En vérité, Tu ne manques pas au rendez-vous.
"Rabbanâ inanâ zalamnâ anfusanâ, wa in lam taghfir lnaâ, wa tarhamnâ, lakûnanna minal khâsirîna"(C7.23)
Ô Seigneur,, nous nous sommes manqué à nous mêmes. Et si Tu ne nous pardonne pas et ne nous fais pas miséricorde, alors nous serons très certainement du nombre des perdants.
"Rabbanâ, hab lanâ min ladunka rahmatan, wa hayyia° min arminâ rachadan"(C18.10)
Seigneur, apporte-nous de Ta part une miséricorde; et arrange-nous une bonne conduite de notre affaire.
"Rabbanâ hab lanâ min azwâjinâ wa dhurriyatinâ qurrata aca°yunin wajcalnâ lil-muttaqîna imâman"(C25.74
Seigneur, donne-nous, en nos épouses et nos descendants, fraîcheur des yeux, et assigne-nous pour dirigeants aux pieux.
Allahumma, ighfir li-hayyinâ wa mayyitinâ, wa kabîrinâ wa saghîrinâ, wa dhakarinâ wa unsânâ, wa hâdirinâ wa ghâ-ibinâ, wa hurrinâ wa cabdinâ, wa tâ-icinâ wa câsînâ.
Oh Dieu, pardonne à nos frères et sœurs, vivants ou nos morts, âgées ou jeunes, hommes ou femmes, présents ou absents, obéissants ou non.
Allahumma salli alà sayyidinâ muhammadin, al-fâtihi limâ ughliqa
wal khâtimi limâ sabaqa, nâçiri al-haqqi bil haqqi, wal hâdî ilà çirâtikal mustaqîm, wa alà âihi, haqqa qadrihi, wa miqdârihil azîm.
O Dieu! Répands tes grâces et ta paix sur notre Seigneur Muhammad, celui qui ouvre ce qui était fermé, qui clôt ce qui a précédé, qui fait triompher la vérité par la vérité et qui guide vers le chemin de la rectitude et [répands tes grâces] sur sa famille, selon la mesure qui lui est due, mesure immense.
source: La fayda tidjaniyya
REFLEXION
ON NE CESSE DE SE POSER DES QUESTIONS...
"POURQUOI LE SENEGAL"?
POURQUOI CE PAYS ABRITE UN AMALGAME D ERUDITS ?
POURQUOI REQUIERT T-IL UN CHARME PARTICULIER
Le Sénégal avec sa superficie de 196.192km2, soit seulement plus d 1/3 de la France , comparé à ses voisins Mali et Mauritanie, est un miniscule pays.
Mais même cette dimension modeste du pays contient un sens particulier voire divin.
Si on étudie bien sa superficie, ces chiffres ont une signification étonnante. Faisons 1+9+6+1+9+2 ca donne 28
miracles du chiffre 28: Par exemple la phrase "DIEU CREA LES CIEUX ET LA TERRE" CONTIENT 25 lettres et si on retranche une unité de chaque chiffre c a dire
25
- 11
____
14
On obtient 14
et 14 est le double de 28 en plus on a 7 mots en tout et 7 est un diviseur de 28 et le mystère caché est que 7 est le nombre des cieux.
Donc cette superficie reste une valeur sublime du Sénégal et c 'est dans cet horizon que l'on aperçoit que ce pays est en effet le pôle des signes divins.
Le Sénégal est un pays qui se trouve dans le continent Africain
Ah l 'Afrique!!! cette terre mère , un apôtre parmi les autres continents ; oui ce continent est le commencement de l 'humanité raison pour laquelle elle est adjugée l appellation "berceau de l'humanité".
AFRIQUE, c'est le seul continent parmi les 4 autres à contenir ce chiffre mystère, ce chiffre de la quintessence,bref ce chiffre de la perfection=7 . Le mot AFRIQUE contient donc 7 lettres
preuve irrévocable de la réalité divine.
Le Sénégal, donc pays d'Afrique, n 'est pas en reste du miracle
Lui aussi contient 7 lettres. Le Sénégal est la réalité spirituelle de démonstration de la lumière universelle car Il symbolise la réalité effective de "L'ISLAM INTEGRAL" : Le nombre 7 en est la preuve. KAOLACK : VALEUR SURE DE L ISLAM ET SEULE REGION COMPORTANT 7 LETTRES AU SENEGAL
NB: BARHAMA.................. no comment
Nous savons que l'Islam exprimé par le nombre 7 est la réalité interne de Mouhamad(92) : par les rites comme :
7 circuits autour de la Kaaba
7 parcours de As- Safa et Al Marwah
7 lapidations de satan
7 versets répétés de la sourate Fatiha
7 points de la prosternation qui touchent le sol et qui ferment les 7 portes de l enfer etc....................
La programmation spirituelle de ce pays fonctionne à merveille au point que toute réalité émanant de ce pays est l'objet d'une précision exacte dans le Temps et dans l'espace.
Enfin l'Unicité de Dieu est la Réalité est la réalité finale du 0 et du 1
Ces deux symboles de la science Universelle sont les signes divins de l'APPARENT et du CACHE.mais aussi à la réalité interne du nombre 221 qui correspond à l'indicatif téléphonique du Sénégal.
Le 0 par la rotation de la kaaba et le 1 le parcours de As-Safa et al Marwah
Donc le pays qui a la mission de vulgariser la civilisation universelle doit impérativement retourner à Dieu pour assurer pour assurer correctement sa mission sur terre,sinon c'est le cataclysme!
Dieu a souvent montré au Sénégal des signes comme le cas des sauterelles, les cycles de sécheresse, des pluies d'eau froide hors saison,par la destruction du cheptel et des vivres ou encore la plus grande contrainte : le renversement brutal du bateau le "Joola" à 174 jours de l'entrée de la 4e dimension
174: hayyou - hayyoum 2 attributs caractéristiques des Noms de Dieu.
Le retour à Dieu est un impératif obligatoire car le Bateau est le deuxième symbole du Sénégal.
L'ouragan qui a fait plusieurs blessés et plusieurs maisons détruites à 114 km de Dakar : Joal
114: Djamihou qui signifie le synthétiseur ou fait appel au Rassemblement................................................
Et pourtant le Sénégal compte des Saints qui ont oeuvré dans la Lumière Universelle, nous devons impérativement la faire éclore sinon nous subirons les menaces de Dieu.
Et forcémment un monde où reigne le déséquilibre tend à la dérive et suscite la perversion au sein de son environnement à l'image des délinquants,la prostitution,les trafiquants ,les viols, le concubinage,les maladies graves,les agressions, l'insécurité,etc...
Seuls échapperons à pareils sors ceux qui croient et accomplissent les bonnes oeuvres et craint le Tout Miséricordieux malgré qu'il ne LE voit pas( référence sourate ya- sin)
Et fort heureusement pour ce pays , le secours d'Allah y a décendu et on voit les gens entrer en masse dans la réligion du Tout Puissant(référence sourate Nasr: le secours)
Donc ce pays sait ce qui l attend mais aussi a une chance de s'en sortir avec le secours annoncé.
Ramenons nos âmes vers Dieu avant que la mort nous frappe, c'est le seul moyen sur d'entretenir le flambeau de la Lumière divine et agissons en tant que patriote pour redorer le blazon de notre cher Sénégal pays de la Téranga.
Dierediefé Baye
Mamadou Mbaye
EXTRAIT DE LA TIDJANIYA
Aïn Mâdî' est l'oasis choisie par le quatrième grand-père du Shaykh Tijânî, Mokhtâr, originaire des Tribus de Abda qui avait émigré, moins d'un siècle auparavant, fuyant le ravisseur portugais. Cet éminent Chérif, n'avait fait que se déplacer, en fait, d'une région marocaine, à une autre, car Aïn Mâdî, chef-lieu de la tribu Tijânie, faisait partie du Sahara oriental, dépendant, alors, du Maroc; Sidi al Mokhtâr s'intégra, par alliance, au sein du groupement tribal des Tijânîs.
Sidi Ahmed est né à Aïn Mâdî, en l'an 1150 de l'hégire. Maints poèmes furent composés, pour commémorer cette naissance. Son père, Sidi Mhammed Ben Al Mokhtâr Ben Ahmed Ben Mhammed Ben Sâlem, était d'une vaste érudition. Sa mère est la fille de Mohammed Ben Sanoûssi. Les deux furent atteints de la peste et moururent le même jour, (1166 H). Les membres de cette noble famille furent, pour la plupart, d'éminents polyvalents, notamment dans les sciences islamiques. Son neveu maternel Abdellah al Mâdaouî, réputé par ses connaissances générales, principalement dans les sciences mathématiques, fut, comme les autres, un grand soufi.
Le jeune Ahmed, eut l'heur de vivre, toute la fleur de son âge, dans l'ambiance saharienne de ce groupe harmonieux, élevé dans le cadre d'un pur sounnisme. Dès son premier "septain", il apprit tout le Coran par coeur, les recueils didactiques, pour devenir, dès la fin de sa deuxième décennie, un grand Alem, juriste et homme de lettres ; les gens affluaient, de toutes parts, pour le consulter et
1 Aïn Mâdî est un village édifié au XI ème siècle de l’ère chrétienne par Mâdi Ben Yaqoûb, à proximité d'une source d'eau.
Despois J :Le Djebel Amout; 1956 (p. 79)
Daumas, M.JE., Le Sahara algérien, 1845 (p. 35)
profiter de sa double culture à la fois exotérique et ésotérique. Il se maria, du vivant de ses parents, avant d'atteindre la seizième année de sa vie fructueuse. Mais, explorateur dynamique, en quête des grands érudits de l'époque, il ne put garder sa Première épouse, de crainte de la délaisser seule, lors de ses longues pérégrinations ... Il épousa, alors, deux de ses servantes, qu'il avait auparavant affranchies, donnant, ainsi, le meilleur exemple du respect des hautes aspirations et des judicieuses attentes de l'être humain, sur le plan éminemment sounnite, des droits de l'homme et de la femme". Une de ses servantes Mabroûka lui donna un premier fils: Mohammed al Kébir et l'autre Moubâraka, le deuxième garçon Mohammed Al Habib, deux éminents khalifes dont la haute éducation eut pour assise l'attachement de leur vénéré père à la Sharîa et aux principes pérennes de la Sounna. Il les maria, tous deux, dans la ferme observance des traditions authentiques où dots et dotations, étaient réduites au strict minimum.
Ainsi, à peine âgé de seize ans, le jeune Tijânî avait accédé au rang de mufti, non seulement sur le plan de la Sharîa, en tant que jurisconsulte, mais dans le forum plénier des sciences et arts islamiques où il excellait. Les cours qu'il donnait dans les mosquées, les controverses qu'il animait avec l'élite intellectuelle de ses contemporains, proéminents dans leur spécialité, lui assurèrent une large suprématie, sur le plan exotérique. Son critère foncier, qui le distinguait et le marquait, dans la fleur de son adolescence, fut son attachement indélébile à un sounnisme authentique, dans son conceptualisme serein et son ponctualisme souverain. Les chapitres élaborés, en l'occurrence, dans Jawâhir Al Maâny (Perles des Idées) en font foi. Là, ses analyses pertinentes sont d'une grande ouverture, freinée exclusivement, par une observance stricte ' mais bien mesurée, des concepts et préceptes d'un Islam universel. Le dogme authentique de la Sounna, s'avère, alors, dans les composantes de ces analyses, bien documenté. C'est grâce à cette primauté exotérique pondérée,
2- Sidi Ahmed ne cessa de s’approprier des «esclaves» des deux sexes, pour les libérer.
Le nombre des affranchis atteint un jour 25 personnes; dans ce forum ménager, les esclaves» menaient un train de vie chastement libéral et hautement fraternel Sidi Ahmed ordonnait, constamment, à ses compagnons de ne guère dévier de ce concept idéalement mohammadien.
que l'ésotérisme Tijânî s'avère si authentique, dans son élan somato- spirituel où la matière, chez l'être humain, n'est que l'élément complémentaire de sa spiritualité. Un éventail assez large des grands maîtres soufis de Sidi Ahmed se déployait dans les diverses régions du Royaume. Il ne manqua guère, mû par ses hautes aspirations vers le sublime, d'entreprendre une pérégrination qui l'amena à Wazzane, où il eut l'heureuse occurrence de rencontrer, en premier, "le grand pôle" Sidi Taïb Ben Mohammed Ben Sidi Abdellah Ech-Charîf, chef vénéré de la ligne idrisside maghrébine; ce ne fut qu'une simple relation de bénédiction avec ce premier Shaykh (décédé en 1181 H), car Sidi Ahmed se refusa, dans cette étape de son processus spirituel, une quelconque responsabilité non didactique; il n'eut pas encore le loisir de se consacrer à une tierce orientation éducative, se contentant de s'assurer une perfectibilité adéquate, par une série de liaisons- test. Le pôle Sidi Taïb avait atteint un rang parfait, dans l'échelle des valeurs spirituelles ; notre jeune Shaykh, Sidi Ahmed en profita pleinement, car il s'agit d'une série de générations où quatre pôles, parmi les Chérifs, se reliaient, dans cette hiérarchie si optimale. Sidi Taïb avait succédé à son frère Moulay Thami (décédé en 1127 H), digne disciple de son père Sidi Mohammed (décédé en 1120 H) qui hérita de leur ancêtre, le grand Ghawt Moulay Abdellah (décédé en l'an 1089 H). Celui-ci fonda la cité de Wazzane, ayant pour maître, un des grands pôles de la montagne toute proche de Sarsar, Si Ahmed Ben Ali Es-Sarsârî, un des piliers de la confrérie Tabbâiya Jazoûliya, source des grands ordres mystiques du Royaume. A l'époque. le pôle Sidi Ahmed Sqallî vivait à Fès. Mais le Sheikh Tijani n'avait pas eu l'occasion de le voir de près, évitant, parfois, tout contact, avec des Sheikhs de cette envergure, car fait remarquer l'auteur de la Boghia (p. 157)- "La Providence divine avait voulu qu'il n'eût pour seul maître que le seul maître universel et le sublime des créatures, le Prophète Sidna Mohammed".
Néanmoins, le Shaykh Tijânî, n'a rien épargné, à la suite du couronnement de son processus hiérarchique par la Grande Ouverture, pour rendre un vibrant hommage à Moulay Idriss, éminent Arif (gnostique), qui honore, par ses hauts privilèges, la capitale Idrisside.
Dans son parcours, à travers le Maroc, une nouvelle conjoncture se présenta, dans le but d'entrer en contact avec le Grand Wali Sidi Mohammed Ben al Hassan al Wanjalî (décédé 1185 H), de Beni Wanjal, du Jabal Ez-Zabîb, qui lui annonça son prochain accès au rang élevé du Grand Saint du Rif, Abou Al Hassan Chadhili, supposé inhumé à Alexandrie, dont les hauts préceptes et concepts avaient fait école, dans tout l'Orient musulman, dès le huitième siècle de l'hégire. Mais, cette fois encore, le Shaykh Tijânî avait décliné l'offre qui lui était faite, de s'insérer dans la chaîne confrérique wanjalie, ainsi que celle du célèbre Sidi Abdellah Ma'n l'Andalou (décédé en 1188 H), maître d'un ordre caractérisé par le "lien" de lichrâq (flot de lumière extatique), sans wird spécifique.
Ce fut à Taza qu'il eut affaire à un Grand Saint "rnalâmati", Sidi Ahmed Et-Tawwâch (décédé en 1204 H) qui lui conseilla d'observer le trio leitmotiv de l'ouverture: la "khalwa", l'isolement du Monde et le "dhikr". Il déclina cette nouvelle offre, quoique réduite par le célèbre wali, et en fin de compte, à la seule observance d'un certain dhikr bien spécifié. Le Shaykh Tijânî repoussa poliment la proposition, aspirant inopinément à un don divin spontané, sublime, sans effort, ni épreuve. Dans ses rebuts réitérés, le Shaykh semble être le réceptacle d'une forte inspiration, émanant d'en haut et confortée par l'espérance dont ses maîtres avaient animé le tréfonds de son âme. Sidi Ahmed poursuivit ses tests, comme s'il s'attendait à de nouvelles promesses et à de meilleures révélations.
Il s'engagea, alors, successivement, dans les ordres Qadiri, Nâssirî, Siddîqî (voie de Sidi Ahmed al Habib de Sijilmâssa), essayant d'intégrer, cette fois, des confréries, s'inspirant des émanations et effluves des générations antérieures, les grands maîtres du "Barzakh" .
Suite à cette série d'épreuves qui lui firent apparaître certaines spécificités marquantes et fins messages dont il était le destinataire, il s'empressa de retourner au Sahara, sur recommandation de son maître Al-Wanjalî, qui lui révéla que l'accomplissement de son "Fath" (Ouverture) ne se réalisera que près
3 Châdhili est décédé à la Mecque, selon certains hagiographes, pour d’autres, il le fut au désert de Aîdhab (haute Egypte), c'est la version plausible (Nafh et-Tib, Meqqari T1 p. 587) et (Chadharat ed- Dhahab T5 p. 278) et (Tabaqàt ech-Charâni T2 p. 4)
a N. d’édition: « Intermonde »
de la Zaouiya du grand "qotb" (pôle) de "Balad Al Abied" au Sahara. Là, il Poursuivit ses prières, ses enseignements et ses sermons, durant un lustre, interrompus par des visites intermittentes à "Aïn Mâdî". Passé ce délai, il fit un saut à "Madînat al Jidâr" (Tlemcen) où il s'installa, s'ingéniant, outre ses offices et cultes, à enseigner le Hadîth (tradition du Prophète) et le Tafsîr (exégèse du Coran).
C'est dans cette cité- souligne l'auteur de la Boghia- (p. 161), que la Providence du Seigneur lui assura une parfaite disposition à recueillir un flot d'ouvertures et de "successibilités" infinies, empreintes d'une extrapolation, sans pair, et d'une vive accélération centripète convergente.
Un aimant irrésistible d'attraction émanait de sa personne, miraculeusement illuminée, exerçant une intense séduction dans toute son ambiance. Maintes délégations, affluaient de toutes parts, en quête de sa bénédiction. Loin de s'en enorgueillir, il les esquivait poliment, ne se croyant guère en mesure de transcender au rang de Shaykh. Une délicate retenue et une modeste pudeur, devaient motiver ces accès, non autorisés par son maître unique, le Prophète Sidna Mohammed que Dieu le salue et le bénisse. Le Shaykh Tijânî, est, de plus en plus conscient, que tout engagement dans la direction des consciences, est fonction d'une permission formelle, émanant d’Allah, par l'entremise d'un Message Mohammadien.
Ainsi, dans ce stade de son processus, le Shaykh Tijânî, se voit dans l'obligation de conforter ses ascensions, par le pèlerinage à la Mecque et la visite sacrée du Tombeau du Saint Prophète. Il quitta la cité de Tlemcen, en l'an 1186 H. A Zwawa, en Algérie, il eut tout loisir de faire la connaissance du Shaykh Mohammed Ben Abderrahman al Azharî (décédé en 1208 H), auprès duquel, il s'inséra dans l'ordre Ehalwatî, qui lui fut transmis par le maître Hafnaoui; lors de son passage en Tunisie, il y partagea son séjour, durant toute une année, entre Tunis et Soussa, dispensant généreusement ses enseignements dans les diverses branches des sciences islamiques, notamment, l'exégèse coranique, la Sounna, prenant modèle sur la vie sublime de l'Envoyé d’Allah et sa conduite exemplaire. Ne pouvant contacter personnellement le grand Pôle de la région, il se contenta d'une correspondance, par personne interposée Abdessamad Rahwî, disciple du Qotb et un des quatre personnages ayant libre accès auprès du Shaykh, les nuits du Vendredi et du Lundi. Le Qotb s'empressa de rendre hommage à Sidi Ahmed, qu'il qualifia d'Aimé d’Allah.
Entre temps, le Shaykh Tijânî s'ingéniait à dispenser les disciplines soufies, à travers les "Hikam", (Adages de Sagesse) d'Ibn Atallah d'Alexandrie, amplement commentés par les Soufis dont le fameux Zarroûq qui leur réserve vingt sept "sharhs" (commentaires).
Le prince de Tunis, émerveillé par ses cours bénévoles, lui proposa un séjour prolongé, dans la capitale, pour faire profiter, de sa haute culture, l'auditoire de la Zaïtoûna, première Université Africaine, édifiée un siècle avant la Qaraouyène de Fès (245 H) et deux siècles avant celle d'Al Azhar du Caire (jade siècle). Le prince tunisien ordonna, alors, un octroi généreux au Shaykh, lui réservant demeure et subvention. Le Shaykh, dont la "himma"", rejeta tout don autre que celui de la Généreuse Providence, s'empressa de s'esquiver, en quittant le pays, le lendemain, pour Le Caire. Là, l'éminent Shaykh irakien Mahmoud al Kourdî, bien connu en orient, par sa haute luminance, éclatante et pénétrante, s'attacha vivement à la personne de Sidi Ahmed dont il prédit un futur florissant, dépassant de loin, toute prééminence, dans le rang des "Qotbs". Il ne s'attarda pas longtemps, en Egypte, actué par une luminescente mouvance vers les Lieux Saints, se délectant d'avance des approches mohammadiennes. Son arrivée à la Mecque eut lieu, juste après le mois de Ramadan de l'an 1187 de l'ère hégirienne. Dans cette cité sainte, la haute maîtrise hiérarchique revenait au Grand Shaykh, l'Indien Ahmed Ben Abdellah, dont Sidi Ahmed n'a pu, encore une fois recevoir la transcendante bénédiction et les subtils enseignements, que par correspondance, sans contact effectif Le même phénomène de Tunis se répéta alors ; mais, cette fois, le Shaykh al Hindi, lui révélant avec précision la date de sa mort (le vingt Dhoul Hijja de la même année), lui annonça qu'il sera son successeur, auquel il transmit les pouvoirs spirituels. Sidi Ahmed refusa encore, avec tact et doigté, tout conditionnement à cet accès, préférant se référer, exclusivement, à la grâce divine, à la libre aisance et à l'acte introspectif qui régira, dès lors, toute mouvance, dans l'actuation spirituelle du futur Ordre Tijânî. Désormais, l'assise
b) N. d. e..: 'énergie spirituelle"
foncière de la Tarîqa sera l'observance stricte de la Sounna, l'attachement indélébile à la tradition prophétique, sans excentricité corporelle ou abus formels excessifs. La conscience doit agir par elle-même, sans effusion extérieure. Le pèlerinage accompli, Sidi Ahmed, partit pour Médine, attiré par un sentiment nostalgique vers la sépulture sacrée du Sceau des Prophètes, intensément remué par les reflets d'une effluente luminescence mohammadienne. Il ressentit, de cette approche, une secrète émanation et un effluve telle une décharge alimentée par un potentiel, puissamment ancré dans son être intime.
Un nouvel accès, affectif, l'amena vers le Qotb Essammân, "Ghawt" éminent émerveillé par l'émergence visionnée d'un cachet distinctif, sans khalwa, qui démarqua, déjà, en lui la spécificité de certains contours intimes. Essammân, disciple du Shaykh Mustapha al Basrî es-Siddîqi, n'a pu retenir son vif enthousiasme, exalté par une inspiration divine qui secoua son âme admirative. Ce contact, le dernier que Sidi Ahmed avait pu réaliser, dans son parcours explorateur, le ramena au Caire où son maître al Kourdî, lui révéla les secrets de l'Ordre Ehalwatî dont il finit par accepter la mission didactique, devant l'insistance de son maître initiateur. La condition que le Shaykh Tijânî ne cessait d'exiger, est la temporalité de tout engagement, l'érigeant au rang de Shaykh, chargé d'un leadership spirituel, sans l'ultime permission, en l'occurrence, du Maître Suprême, Sidna Mohammed. Il semble que cette sublime autorisation, le Shaykh a fini, par l'avoir, lors de son séjour à Médine, réitérée par Al Kourdî au Caire. Son retour à Tlemcen en 1188 H, couronna, donc, tout un processus miraculeux de manifestations théophaniques. C'est là où il avait pu rencontrer son premier disciple, Si Mohammed Ben Mohammed Al Mechrî de Tekret (région de Constantine), auquel il confia, avec l'ordre Khalwatî, certains des secrets introspectifs et des "dhikrs" dont il fut éminemment pourvu. Une subtile intimité le lia, désormais, à ce grand élu, mis sciemment par la Providence sur son chemin, jusqu'à l'an 1224 H (date de son décès). C'est un personnage d'une culture proéminemment sounnite et ésotérique, auteur de maints ouvrages sur la Sharîa et le soufisme. Unique compagnon, il présida, dès la première heure, les cinq prières obligatoires du Shaykh, jusqu'à l'an 1208 H, où le Shaykh assura lui-même, son auto- présidence, sur ordre spécifique mohammadien.
c) N. d. e :'Secours'
Après un long séjour à Tlemcen, il reprit en 1191 H, le chemin de Fès, aspirant ardemment, à un recueillement intime auprès de l'illustre Qotb Moulay Idriss à Fès. Il rencontra, alors, à Oujda, son deuxième disciple Sidi Ali Harâzem, futur auteur de Jawâhir al Ma'âny (Perles des Idées). Cet ouvrage, élaboré sur ordre du Shaykh, est devenu le compendium de la Tarîqa et de la Haqîqa, dicté, dans sa majeure partie, par le promoteur de la Tijânia. Ce Thesaurus est le fruit d'une haute acculturation, résultant d'une osmose interférentielle où les éléments d'un double flux s'interpénètrent intimement. Le Shaykh rappela à son nouveau khalife un songe prémonitoire que celui-ci avait entrevu, mais oublié, à propos de ce compagnonnage. Sidi Harâzem s'en est souvenu et en fut, d'autant plus assuré du caractère sacré de ce lien que lui réservent les desseins impénétrables de la Providence. Un sentiment de félicité ineffable et de bonheur indicible, envahit tout le tréfonds de son être, conscient de la Prééminence transcendantale du Shaykh Tijânî ; car les contours imaginés et conçus en rêve, s'esquissent, de plus en plus clairs, en fresques palpitantes, dans sa subconscience. C'est bien le Maître auquel il aspirait. En rentrant à Fès, le Shaykh octroya à son nouveau disciple qui l'accompagnait, les dhikrs discrets de la Khalwatia, dans ses interférences sublimement secrètes. Il retourna à Tlemcen, en temporaire, car le Shaykh lui conseilla, de pérégriner, ailleurs, vers les Lieux Saints: "Attachez-vous" fermement à l'engagement convenu, avec amour, la grande ouverture surviendra inopinément, lui prédit le Shaykh qui alla s'installer, lui aussi, dans cette cité qu'il quitta, bientôt, en l'an 1196 H, pour Chellâla et Aboû Samghoûn, deux Qsoûr du Sahara Oriental, où il s'était déjà, longtemps recueilli. Il demeura, tout un lustre à Chellâla, pour reprendre le chemin d'Aboû Samghoûn, en l'an 1199 H, où il résida, quelque temps, avec sa famille. Il ne manqua guère, lors de son séjour dans ce bourg béni, de se déplacer à "Touât", pour contacter le grand Arif ( gnostique ) Mohammed Ben Al Foudaïl qu'il. avait déjà rencontré auparavant. Le Shaykh avait écrit, à maintes reprises, à cet éminent personnage, sollicitant certains secrets et dons ésotériques dont Allah le gratifia. Il ne lui répondit guère, aspirant à un contact effectif avec notre Shaykh dont il prévoit l'inestimable destinée, au sein du forum des Elus d’Allah. Une bénédiction mutuelle scella la réciprocité des deux pôles.
De ces Qsoûr sahariens, le Shaykh fit un saut à Taza, en quête d'un grand ami, que le Seigneur lui destina, comme disciple et compagnon, Sidi Mohammed Ben Larbi Damrâwî. Il l'aimait particulièrement, car le Prophète le lui avait recommandé, et il ne manquait pas de lui rendre, constamment, visite, quand il deviendra son médiateur, s'entremettant entre lui et le messager d’Allah, que le Shaykh n'osait contacter par sublime retenue. Il s'est avéré que cette révérence pudique était le propre de certains compagnons du Prophète, eux-mêmes, qui n'osaient nullement l'approcher, ignorant effectivement, jusqu'aux empreintes les plus apparentes de sa personnalité. Cet état de crainte déférente et de politesse respectueuse est fonction du rang hiérarchique de l'être bien aimé.
Mais, dans tout ce processus, le Shaykh Tijânî ne manquait pas de retourner à son village natal qui regorgeait d'éminents "Uléma" dont la vaste érudition attira l'attention du grand soufi, Aboû Sâlem al Iyâchî, dans sa "Rihla" où il fit l'éloge de la prééminence de l'érudition polyvalente des uléma de Aïn Mâdî.
LE SHAYKH ET LES TURCS D'ALGERIE
Au début, Sidi Ahmed n'avait pas quitté Aïn Mâdî, de bon gré. Il était constamment épié et obsédé, avec les siens, par les Turcs. De retour de ses pérégrinations, il faisait une escale, de temps en temps, à Aïn Mâdî. Mais, dès l'an 1171H / 1757 ap. j, il fut contraint de s'en éloigner, par les exactions répétées du Bey d'Oran Mohammed Ben Othmân. Il demeura, comme nous l'avons vu, cinq ans à Bled Al Abied, au Sahara Oriental. Il entreprit, alors, son périple, s'orientant vers les Lieux Saints, à travers une longue randonnée, au Maghreb et en Egypte, recherchant les grands Maîtres de la voie soufie orientale.
Aïn Mâdî faisait alors partie d'une province marocaine. Il est curieux de constater que le Sultan du Maroc Moulay Abdellah, fils de Moulay Ismaïl (véritable fondateur de la Dynastie Alaouite) avait dépêché, l'année même de la naissance du Shayhh Tijânî, une expédition, sous la direction du Caïd Jilali Ben Mohammed Saffar, contre les faiseurs de troubles, qui, sous l'impulsion des Beys Turcs, cherchaient, déjà, à promouvoir une série d'incidents, tendant à détacher cette partie du Maghreb, de la Souveraineté marocaine. La lutte continua, acharnée, à l'encontre des mercenaires sécessionnistes. Le Sultan Sidi Mohammed Ben Abdellah (décédé en l'an 1204 H / 1789 ap. J.), envoya un nouveau commando contre des troupes turques qui attaquèrent, sous le commandement du Bey de Mescara, les provinces orientales du Royaume marocain dont Mhaya, Benou Hachem, le Sud d'Oran, Chellâla, Aflou, Aïn Mâdî et Laghwât, territoires faisant partie du Maroc, depuis cent cinquante ans. A la mort du Souverain Alaouite Mohammed III, le Shaykh Tijânî, âgé de cinquante quatre ans, pourchassé par les autorités turques, cherchait à s'esquiver des zones troubles. Pendant plus d'une
1 où se trouve la Zaouiya du Shaykh Sidi Abdelqâder; connu sous le nom", de Sid Shaykh es-Siddîqî (la Boghia p. 120).
2 le capitaine Martin, dans sort ouvrage (quatre siècles de l’histoire du Maroc du Maroc et du Sahara) (p. 101) – Mercier : l’Histoire de l’Afrique Septentrionale.
décennie (1774-1784), il ne cessa de faire la navette, entre Tlemcen (où il demeura huit ans jusqu’à 1774 jusqu'à 1774) et Fès (1781), pour revenir à Abî Samghoûn et Chellâla au Sahara, en 1784. Le Maroc était, alors, dans la plénitude d'un mouvement salait, animé par le Sultan, qui sera poursuivi, en liaison avec le Shaykh Tijânî, dès l'an 1789.
Or, le grand soufi, Moulay Larbi Derqâwî, qui mourut un an après le Sultan Moulay Slimâne (1239 H / 1823 ap.J.), avait, alors, créé, un ordre confrérique, très connu par ses orientations qui ne plaisaient nullement au Souverain marocain ; celui-ci s'érigea en champion de la Sounna et lutta, contre les Mawâsim, les hadras, les danses mystiques, les Samâ' (musique extatique), assises foncières des Darqâwas et qui constituaient, selon le Sultan, des excentricités blâmables. La Tarîqa Tijânia, très stricte, dégagée de toute obédience châdhilite, se déclara, dès ses débuts, d'empreinte mohammadienne, rebutant tout débordement extatique, sans, pourtant, renier certains penchants humains, qui ne dévient guère du fondamentalisme bien conçu de l'Islam. De là, naquit un tiraillement bien marqué entre les deux tendances.
FES, ULTIME DEMEURE DU SHAYKH TIJANI
Après un périple, entre Abî Samghoûn, au Sahara Oriental et Tlemcen, le Shaykh Sidi Ahmed s'installa à Fès, sa demeure préférée, en l'an 1213 H / 1798 ap.J.. Son influence grandissante à Aïn Mâdî et au Sahara, inquiétait le Gouvernement Turc qui alla jusqu'à imposer un tribut annuel à Aïn Mâdî, en 1199 H / 1785 ap.J. La capitale Idrisside était, alors, le centre d'épanouissement de l'Afrique'. Son rayonnement est étayé par la grande Université de la Qaraouyène, édifiée en l'an 245 H / 859 ap. J, bien avant l'Université de l’Azhar du Caire 359 H / 969 ap.J; Fès, étant le centre africain optimal où s'accomplit la symbiose de la science de la Cité tunisienne de Qaïraouân et de celle de Cordoue, capitale de l'Andalousie omeyyade, à la suite de l'immigration à Fès de centaines de familles des deux capitales de ]'Occident musulman. C'est «la Baghdad du Maghreb». 'Pour la plupart des musulmans d’Afrique- fait remarquer Gabriel Charmes² _ , Fès est la première ville sainte après la Mecque. Sa sainteté provient de son origine idrisside et du rôle qu'elle a joué dans l'histoire de l'Islam". "Fès- dit Delphyn- est le « Dar al 'Ilm» (la maison de Sapience), l'asile et le réceptacle de sciences islamiques, car la Qaraouyène fut ,la première école du Monde» où affluaient les Egyptiens, les Tripolitains, les Andalous et même les Européens. Des étudiants de l’Afrique occidentale ne cessent d'émigrer à Fès, pour parfaire leurs connaissances canoniques. Campou fait état de ces "étrangers de toutes nationalités et de toutes religions qui y accouraient de toutes parts".
1 Se référer à mon ouvrage sous presse « Fès, Centre d’épanouissement de l’Afrique», édité par l’Association Fès- Saîs.
2 Se référer à l'ouvrage de Delphyn « Fès, son Université ». (éd.1889) et Godart. «Description et Histoire du Maroc», Paris, 1860, 2 vol.
3 Gerbert d’Aurillac, devenir Pape, sous le nom de Sylvestre II, en l'an 999 ap. J, y avait fait– dit- on, ses études, comme le confirme J. Berque.
Léon Godart dépeint aussi la Qaraouyène comme «Dar al 'Ilm, la plus complètement organisée, sous forme d'Université». C'est pourquoi Ali Bey al Abbassi (alias D. Badia y Leblich) considère Fès ,comme l'Athènes de l'Afrique,, qui n'a rien à envier enchaîne Lévy Provençal- aux autres métropoles musulmanes», parce que ce c'est là où s'élaborait ce que l'on a appelé la civilisation arabe, qui partait du Maroc, pour briller, d'un éclat dont les reflets commençaient à éclairer l'Europe". Ce fut donc une pépinière d'où émanaient des sommités intellectuelles comme Léon l'Africain, né à Grenade. La femme musulmane y trouva son compte, car la célèbre Al Alia, fille du Shaykh Taïb Ben Kiran, y donnait des cours de logique dialectique et formelle ; ce qui incita Mouilleras à s'exclamer, dans son ouvrage «Le Maroc Inconnu», en l'an 1895: "Une femme arabe, professeur de logique ! qu'en pensent nos géographes et nos sociologues qui ont répété, sur les tons les plus lugubres, que le Maroc est plongé dans les ténèbres d'une barbarie sans nom, dans l'océan d'une ignorance incurable ? Une intelligence marocaine plane dans les régions élevées de la science !".
C'est là où le Shaykh vint terminer ses jours, dans la Zaouiyamère qu'il édifia à Fès, recueilli dans la villa (Dar al Mrâya) que le Sultan Moulay Slimân mit à sa disposition. En sus de son activité culturelle, de ses cours dispensés à la Qaraouyène et dans la Mosquée dite « ed-Diwân», sa vie intègre et sa grande érudition, émerveillèrent les fassis et surtout le Souverain Alaouite, qui s'érigea, alors, en défenseur du Sounnisme. Il trouva, en la personne du Shaykh Tijânî, le symbole qui personnifie par son comportement et ses prêches, les concepts indélébiles de la Sharîa.
Au sein de son nouvel Ordre confrérique, nulle trace d'élans excentriques tels les Mawâssim», les Hadras» et les «reqs» (danses extatiques), autant d'actes que Moulay Slimâne stigmatise et flétrit dans une épître qu'il élabora, en l'occurrence. Cette attitude salafie commune mit l'un au diapason de l'autre. Un autre facteur, non moindre, rapprochait foncièrement les deux personnages, à savoir l'élan civique du Shaykh Tijânî, en tant que citoyen marocain, issu de Aïn Mâdî», un des centres religieux du Sahara oriental. Son choix de Fès, capitale de l’empire, auréolée par son édificateur, Idriss II, est très significatif
La nouvelle Tarîqa Tijânia, ainsi dépouillée de toute fissure hérétique, finit par avoir un grand impact, qui incita le Sultan lui même à s'y intégrer. De hautes personnalités, accoururent de toute l'Afrique, attirées par l'éclat du célèbre réformateur dont l'avènement fut une réplique vivante au mouvement wahhâbite naissant. Le Tunisien, Shaykh al Islam Ibrâhîm Riyâhî et ses collègues (en-Nifer et Achour), le Mauritanien Mohammed al Hâfidh et tant d'autres, eurent l'heur de participer à l'expansion de la confrérie en Afrique. Une liste 4 de plus de cinq cents érudits africains figuraient, parmi les premiers disciples du Shaykh.
4 Cités avec leur éminente biographie, par, le grand traditionniste Mohammed al Hajouji de Demnât (décédé en l'an 1370 H / 1950 ap. J) dans son ouvrage manuscrit, Feth al Allâm.
WAZIFA TIDJANE : L’empreinte de Cheikh Ahmet Tidjane Chérif
Dans la confrérie tidjane, l’on ne cherche pas, seulement, à aller au paradis. Mais, l’on exalte Dieu pour avoir sa récompense et son agrément et bénéficier de son recours. Et cela passe par certaines pratiques tirées du Coran et la tradition du Prophète Mohamed (Psl). Ce sont ces deux éléments qui sous-tendent, l’institution de la wazifa, devenue une obligation pour les adeptes de cette confrérie. Cette pratique est une compilation d’invocations qui ont été révélées à Cheikh Ahmet Tidjane Chérif par le Prophète et par une dictée divine.
WAZIFA TIDJANE - L’empreinte de Cheikh Ahmet Tidjane Chérif
Des voix, d’une nette harmonie, s’élèvent des haut-parleurs des mosquées. Accompagnant les premiers rayons du Soleil à son lever et les derniers reflets d’or au coucher. Un ton qui change et un tempo adapté à la texture de chaque texte récité. Les notes sont les mêmes partout où la mélodie est entonnée. Une mélodie divine chantée en chœur, au matin comme au soir, dans la majorité des mosquées du Sénégal. Et d’ailleurs. Ce spectacle sonore est familier aux Sénégalais. Il fait désormais partie du quotidien des populations. Ces chants, d’un contenu religieux, ne sont nullement du domaine de l’ordinaire. Cette pratique journalière propre aux adeptes de la confrérie Tidjanya est appelée la «wazifa». Elle se fait dans la pénombre et autour d’un morceau de linceul étalé sur le sol. Plus qu’une simple image pittoresque, elle a aussi un sens et une signification.
En effet, la «wazifa» est un des rites les plus importants de la confrérie fondée par Cheikh Ahmet Tidiane Chérif, il y a plus d’un siècle. La pratique de la «wazifa», tout comme le wird et le lazime, est obligatoire à tout fidèle ayant reçu l’autorisation de la part d’un dignitaire assermenté. Cette liturgie puise sa source dans l’essence même de la confrérie Tidjanya. Laquelle a été tracée par le Prophète Mohamed (Psl) qui a institué les rites.
Seulement, selon les éclairages de l’islamologue, le Professeur Abdoul Aziz Kéké, «la composition de la Wazifa ne s’est pas révélée sur Cheikh Ahmet Tidiane d’un seul trait. Au début de son institution, la wazifa était composée de deux séquences que sont l’Istikhfar ou invocation de pardon et de retour à Dieu et la prière sur le Prophète. Ce n’est que 4 ans après qu’elle est complétée car, le Prophète Mouhamed ordonne au fondateur du tidjanisme d’adjoindre à cette liturgie la formule attestant de l’unicité de Dieu et la Jahwaratoul Kamal».
RECONNAISSANCE AU PROPHETE
Les choix des séquences qui composent la «wazifa» ne sont pas fortuites dans la mesure où, selon Pr Kébé, «elles sont en rapport et en conformité avec les fondements de l’Islam, les recommandations de Dieu et les enseignements du Prophète (Psl)». En effet, la récitation de la formule d’invocation du pardon trouve sa source sur les versets suivants : «Demandez pardon à votre Seigneur ; ensuite, revenez à Lui. Il vous accordera une belle jouissance jusqu’à un terme fixé, et il accordera à chaque méritant l’honneur qu’il mérite. Mais si vous tournez le dos, je crains alors pour vous le châtiment d’un grand jour.» «Ô mon peuple, implorez le pardon de votre Seigneur et repentez-vous à Lui pour qu’Il envoie sur vous du ciel des pluies abondantes et qu’Il ajoute force à votre force. Et ne vous détournez pas [de Lui] en devenant coupable.» (Sourate Hûd). A ces versets, s’ajoute un autre tiré de la sourate Nûh dans laquelle Dieu dit : «Implorez le pardon de votre Seigneur, car Il est grand Pardonneur, pour qu’Il vous envoie du ciel, des pluies abondantes et qu’Il vous accorde beaucoup de biens et d’enfants, et vous donne des jardins et vous donne des rivières.» Ainsi, Pr Kébé explique qu’à la lumière des promesses faites par le Tout-Puissant dans ces versets, «la récitation de la formule du pardon est la voie la plus indiquée pour avoir le bonheur ici et dans l’au-delà».
Il s’y ajoute que la seconde séquence de la liturgie constituée d’une prière sur le Prophète (Psl) ou Salatou alaa nabi résulte d’une recommandation divine. De même que cette prière est une manière de magnifier la reconnaissance à Mohamed (Psl) d’avoir permis à sa communauté d’ouvrir le trésor que constitue Dieu. Mais, il convient de souligner qu’il y a une pléthore de Salatou alaa nabi. Mais, celle utilisée dans la «wazifa» et dans les autres rites de la Tidjanya présente d’autres mérites, d’où son nom salatoul fatihi. D’ailleurs, révèle-t-on que la salatoul fatihi est «la prière sur le Prophète par excellence. Car, aucune autre prière sur le Prophète n’atteint, dans sa valeur ésotérique, la valeur de la salatoul fatihi. Elle a été prescrite à Cheikh Ahmet Tidjane du fait de son caractère sublime et eu égard à sa sainteté». A en croire Pr Kébé, cette formule a été transmise au Cheikh par le Prophète (Psl) en état de veille.
L’ARDOISE
Toutefois, d’autres sources rapportent que «les compagnons de Mohamed (Psl), voulant mettre en application le verset coranique qui ordonne aux musulmans de prier pour le Prophète, sont allés vers l’envoyé de Dieu pour qu’il leur donne la formule de prière. Car la prière pour le Prophète n’est pas pareille à la prière canonique. Le Prophète leur transmet alors la Salat al Ibrahimiyya. Celle-ci, si on l’analyse bien, montre qu’elle ne constitue pas dans son essence en une prière propre au Prophète, mais elle constitue plutôt une comparaison entre la prière faite pour Ibrahim, l’ancêtre de Mouhamed, et celle que l’on devrait faire pour le Prophète lui-même».
Ainsi, quand les soufis, après le Prophète, se sont rendus compte de cette comparaison, nombre d’entre eux ont commencé à faire des retraites spirituelles dans le but de découvrir la prière sur le Prophète. C’est Muhammad al Bikri qui a eu l’honneur de découvrir, grâce à Dieu, la prière. «Il a reçu la salatoul fâtihi. Elle était inscrite sur l’ardoise d’une manière assez curieuse car, quelle que soit la position de l’ardoise, le texte restait accessible et lisible. Il ne suivait pas les déclinaisons de son support matériel», rapporte-t-on.
Cependant, selon la tradition, Muhammad al Bikri a reçu l’ordre de ne pas inclure cette prière dans ses rites car, elle est réservée par le Prophète pour un de ses descendants qui fondera une confrérie. Et ce dernier n’est personne d’autre que Cheikh Ahmet Tidjanî, fondateur de la confrérie des Tidjanes. De par cette prière sublime, le fidèle Tidjane acquiert de la lumière et purifie son âme et son cœur au point qu’il n’y ait aucune crasse.
Autre élément qui compose la «wazifa» et qui atteste de l’inspiration de la lithurgie aux recommandations divines, c’est la Jahwaratoul kamal. Une invocation par laquelle l’on montre que «le Prophète est l’antichambre de Dieu. C’est le passage obligé pour accéder au Tout-Puissant. De même que Mohamed est le réceptacle de tous les biens provenant de Dieu et qu’il se charge de les distribuer». Pr Abdoul Aziz Kébé ajoute que les qualités du Prophète exaltées dans le texte démontrent «la relation réflexive entre lui et son Créateur». Seulement, la Jahwaratoul kamal est une séquence très importante dans la composition de la wazifa compte tenu de son essence.
LA DICTEE…DE DIEU ET LE CODE
Des explications de l’islamologue, il ressort que cette invocation dépasse le domaine de l’humain. D’ailleurs, témoigne-t-il «qu’elle a été révélée à Cheikh Ahmet Tidjane en lettres d’or. Il l’a reçu sous forme d’une dictée venue du ciel. Cette révélation peut provenir de l’inspiration ou d’une dictée dont on ne saisit pas la voix de l’auteur». Mais, fait-il remarquer que «la texture et la composition du texte, ajoutées à la combinaison des séquences, prouvent que le texte est loin du domaine de l’ordinaire».
D’ailleurs, Pr Kébé déduit que «le texte du Jahwaratoul kamal renvoie à des sphères célestes, à la dimension de Dieu et à la personnalité de son Envoyé. Or, personne n’est habituée à ces espaces célestes autre que le Tout-Puissant». Outre son sens, le Jahwaratoul kamal est le code d’accès au Prophète. En effet, Pr Kébé confie que «Mohamed (Psl), accompagné de ses fidèles dont Cheikh Ahmet Tidjane, s’invite à la ronde de la wazifa à la septième récitation de cette invocation». Et compte tenu de son origine et de son sens, il est indiqué que le Jahwaratoul kamal ne doit pas être récité sans purification absolue du corps et du lieu.
Cependant, on peut remplacer les 12 Jahwaratoul kamal de la «wazifa» par 20 salatoul fatiha. Si on est dans un groupe, on peut réciter les 20 salatoul fatikha à voix basse au moment où le groupe récite le Jahwatoul kamal. Il est précédé dans la composition de la «wazifa» par la formule de l’unicité de Dieu.
DISCIPLINE SPIRITUELLE
A la révélation de cette liturgie, il a été prescrit à Cheikh Ahmet Tidjane de l’instituer une fois dans la journée. C’est El Hadji Malick Sy qui a ordonné aux fidèles de la pratiquer deux fois : le matin et le soir. Cette révolution apportée par Maodo dans la «wazifa» n’est pas fortuite en ce sens que «les moments choisis coïncident avec les instants où Dieu diffuse ses affluences dans les mosquées». Outre cet argument, la volonté de El Hadji Malick était aussi d’inciter les fidèles tidjanes à se départir du futile pour le futile.
La pratique de la «wazifa», outre qu’elle facilite l’accès du fidèle à Dieu et promeut sa proximité avec le Prophète, vise aussi à astreindre au fidèle une discipline spirituelle à travers son corps, son âme, son sang et ses organes. De même, impose-t-elle à celui qui la pratique une autre discipline qui est celle de l’écarter de la commission de péchés. Selon Pr Kébé, «la permanence de la wazifa est la meilleure voix pour être en contact avec le Prophète. Et l’exemple de Cheikh Omar Foutiyou Tall est assez révélateur de ce fait». D’après les confidences de l’islamologue, «le Cheikh n’a jamais cessé de communier avec Mohamed (Psl) au point que certaines personnes le sollicitaient pour une intercession auprès de lui».
PENOMBRE ET LINCEUL
Seulement, la «wazifa» est pleine de symboles en ce sens qu’elle se pratique dans la pénombre et autour d’un morceau de linceul étalé sur le sol. Ce contraste entre l’obscurité et le blanc est rempli d’enseignements, si l’on en croit les explications du Pr Kébé. A son avis, «il s’agit, en ce moment, de reproduire les réalités du cosmos». Autre argument évoqué pour justifier la pénombre, «c’est pour éviter la distraction des fidèles lors de la séance. En plus, l’obscurité peut produire de la lumière spirituelle».
Le linceul étalé sur le sol est apparu dans la wazifa par tradition mais, il n’est pas une obligation. D’après l’islamologue, «l’essence de cette pratique était de barrer le passage de personnes étrangères dans le cercle des fidèles. Mais aussi, le blanc qu’il symbolise est le reflet de la pureté, un état auquel tout musulman est astreint». Le linceul est aussi une stra-tégie pour rappeler au fidèle le sort qui lui sera réservé à sa mort. «Du moment que chacun sera enveloppé de ce linceul, celui qui pratique la wazifa se gardera de commettre des actes répréhensibles en ce sens qu’il aura toujours en mémoire ce moment où il sera livré à Dieu. Seul avec ses actes», rappelle Abdoul Aziz Kébé.