CHEIKH ABDALLAH NIASS

08/05/2007 01:18 par Emeu

  • CHEIKH ABDALLAH NIASS

    CHEIKH ABDALLAH NIASS

    08/05/2007 01:18 par Emeu

CHEIKH ABDALLAH NIASS PERE DE IBRAHIMA NIASS

El Hadj Abdoulaye le Grand, père de Baye Niass, est né vers 1845 au village de Béli dans le Djoloff. il fit ses études coraniques chez Matar Fa Ndiaye à Bamba Laghem.

Son père, Mamadou Niass, émigra par la suite à nioro du rip sur invitation à la Jihad par Cheikh Maba Diakhou Ba, Roi du Rip . Il l'y suivit et y vécut, précisément à Niassène, village créé par son père.

Trois ans après, Abdoulaye Niass fonda le village de Taïba-Niassène (oualo-rip) et y resta six ans. Vers 1890, il fit le pélerinage à la Mecque. Vers 1894, à la suite de difficultés survenues avec Mandiaye Ba, neveu de Maba, il s'exila en Gambie et s'installa à KEUR SAMBA, dans le BAMBOUK. Quatre ans plus tard, il s'établit à Sano toujours en Gambie.

En 1910, El hadji Abdoulaye Niass qui avait obtenu, depuis plusieurs années, l'autorisation de rentrer au Sénégal, est venu s'installer avec sa famille à Kaolack. Il y construisit un magnifique carré (Mosquée, zawiyya) en s'inspirant des dimensions de la zawiyya mère de Fèz, dans le nouveau village de Léona-Niassène. Il y vit en cultivateur paisible et en professeur de sciences islamiques de renommée internationale.

A son retour de son deuxième pèlerinage à Fez, zawiya-mère (1911), il y a passé plusieurs jours chez El Hadji Malick Sy, à Tivaouane, avec qui il entretenait de bonnes relations.

El Hadji Abdoulaye Niass a reçu d'abord le wird tidiani de cheikh Mamadou Diallo, originaire du Fouta Djallon. il a été ensuite confirmé par les maîtres de la zawiyya-mère, en particulier par le grand Khalif Cheikh Ahmed Sukayriju, lors de son deuxième anniversaire.

L’influence d’El hadji Abdoulaye Niass, s’étendait surtout aux provinces du Sine, du Saloum et du rip.

Nous voudrions avertir les lecteurs sur une fausse interprétation de la visite de Cheikh Abdoulaye Niass en 1911, à son ami El Hadj Malick Sy telle qu'elle est  donnée dans le site zawiyyatijaniyya.com. Cette interprétation consisterait à dire que les maîtres de la zawiya de Fèz ont demandé à El Hadj Abdoulaye de se rapprocher de El Hadj Malick Sy, qui serait l'unique et grand maître de la Tijaniyya dans cette région. Au contraire, El Hadj Abdoulaye venait remettre à El Hadj Malick Sy une autorisation suprême dans la voie Tijaniyya (ijâza mutlaqa) de la part de Cheikh Ahmed Sukayriju. Voir un extrait de la conférence de Cheikh Hassane Cissé citée dans : le voyage de Cheikh Abdallah Niass à Fez

BAYE Borom FAYD

07/05/2007 20:26 par emeu

  • BAYE Borom FAYD

    BAYE Borom FAYD

    07/05/2007 20:26 par emeu

PAROLES  DE  BAYE  NIASS

Cheikh Ibrahim consacra un poème religieux de 2972 vers à la gloire du Prophète, intitulé Tayssir El Wussu Ila Hadratu Russul dont voici quelques extraits traduits :

J'ai passé la nuit entière en veillant et en priant au souvenir de celui qui a été excellent du debut à la fin de son existence

J'ai defié cette nuit-là les tourtelles qui gémissaient tandis que la nuit entière les voisins dormaient et que mes paupieres voyaient passer des torrents de larmes de passion

J'ai deposé harmonieusement des perles ,des mots pour exalter ses qualités

Quelles sont belles les qualités de la pleine lune ,telles que des perles precieuses

Soigneusement enfilees dans un collier

C'est grace à lui que les prophetes ont reçu la faveur que l'on sait. Il est la parure des Assemblees prophetiques. Donc venere-le ,exalte -le !

Et il restera un messager qu'on exaltera jusqu'à la consommation des siècles

Tout le monde dort paisiblement la nuit tandis_que Ibrahim Niass est mis à l'epreuve dans son amour pour Mouhamed le meilleur des hommmes ,la source de la splendeur

Si vous me demandez qui est mon ami et mon maître, je vous repondrai que c'est TAHA, ami de DIEU, pas un autre, pas un autre

Il est de teint clair et le nuées s'abreuvent des ondées de son visage ,grâce à lui la nuit de l'ignorance qui était si obscure s'est illuminée

Le meilleur dont le maitre du Trone nous a fait ,c'est de nous avoir envoyé TAHA, MOUHAMAD.IL est misericordieux divine; Dieu est misericordieux.Combien il est genereux

Mes temps, mes œuvres, je les consacre en prieres et en louange pour exalter si bien que je suis devenu une nouvelle lune.

J'ai demoli ce qu'ils(Ennemis) avaient construit et je jure sur la prophetie de notre Seigneur Mouhamad qu'ils atteindront pas leur but

Autres paroles de Baye dans la Rihlata Konakria:

J'ai voyagé sous l'autorite de LATIF vers KANKAN et c'est là-bas où j'ai reçu le grade de KUN-FA-YAKUN

Je suis le Khalif de Cheikh Ahmad AL Tijani grade que j'ai reçu de Cheikh Ahmad Al Tijani lui-même qui a pour ancetre Ad-Naan

Tous les hommes de mon epoque vivront sous les honneurs sauf ceux qui critiquent mon chemin

Que la part de mes disciples ne soit pas les pelures mais la plantule.

A l'evidence ,Allah m'a cree pour resoudre les problemes. Il m'a confie le secret des secrets

Le sceptre de Cheikh Ibrahim Niass est celui de Cheikh Ahmad Al Tijani qu'il a reçu à Fez

Soyez heureux ,jai en main le secptre de Cheikh Ahmad Al Tijani et d'autres choses que je ne pourrai pas divulgué. En ce qui me concerne ,je garde des secrets de hautes valeurs

Vous qui voudrez voir Cheikh Ahmad Al Tijani,je dis face à face : cela n'est possible que chez BARHAM, vous le verrez en chaire et en os

Mon intention est de vivifier la Sunna du Prohete ainsi que la Tariqa pour les générations à venir .

Priez comme vous m'avez vu prier dixit le prophete Mahomet (PSL)

J'ai atteint mon paroxysme dans mon berceau et j'ai devancé les exegetes.

IMAM ASSANE CISSE

07/05/2007 19:57 par emeu

  • IMAM ASSANE CISSE

    IMAM ASSANE CISSE

    07/05/2007 19:57 par emeu

L' IMAM ASSANE CISSE LE SAINT

1945           

Petit fils de  Cheikh Ibrahima Niass, Cheikh Hassan Cissé eut une enfance passée entre les écoles (madrassa) de la cité simple de Medina Baye. Cheikh Ahmadou Thiam assura son initiation aux écritures saintes qu'il assimila très tôt. Mais la prise en charge de son éducation par le grand-père se fit aussitôt. La pré-science de ce dernier avait déjà décelé en lui la manne de spiritualité qu'il couvait, la marque même des hommes d'exception. Ceci explique l soin et l'égard que lui vouait Cheikh Ibrahima Niass.

Apres de brillantes études universitaires au Caire, le jeune Hassan revient au bercail avec l'idée d'intégrer le circuit productif. Mais Baye Niass l'envoya a Londres pour suivre ses études à Oxford où il obtint une maîtrise de philosophie en 1974. Selon cheikh Hassan Cissé son grand père ne l'avait envoyé en Angleterre que pour la conquête de l'Amérique où il arrive en 1976. Apres une thèse de 3e cycle, le docteur Cissé reprenant le flambeau du jihadiste des temps modernes des mains de Cheikh Ibrahim Niass, fait l'unanimité autour de sa personne.

Des dizaines de milliers de nouveaux disciples essaiment l'ensemble des USA de des ses états tels que New-York, Washington, Atlanta, New-Jersey, Chicago, Philadelphie. Ce bilan sublime et élogieux de l’Imam Hassan Cissé, dont nul ne peut douter de la valeur intrinseque en islam,  n'a pu se faire sans la grande érudition de l'imam Hassan. Très apprécié pour ses grandes qualités humaines, Cheikh Hassan Cissé a déjà reçu plusieurs distinctions au Sénégal et dans le monde , notamment en Amérique (ou plusieurs grandes villes l'ont honoré: Cleveland, Detroit, Michigan, Memphis pour ne citer que celle-là)

Sa journée est très mouvementée avec les incessants va-et-vient, de son domicile à la grande mosquée de Médina-Baye, où il préside l'office des cinq prières quotidiennes depuis le 9 avril 1982. Sa maison est toujours submergée d’innombrables nécessiteux à qui il assure le pain quotidien, au point que le visiteur peut confondre sa maison avec un centre d'assistance social.

Son dynamisme, son zèle pour le progrès social, sa grandeur d'âme et sa sagesse lui ont permis de créé une ONG dénommée African American Islamic Insitute, que dirige de mains de maître l'honorable Cheikh Mouhamadou Mahi Cissé, où des milliers de jeunes venus (d'Amérique, du Nigeria, du Ghana, de la Mauritanie, et d'horizons divers) sont formés aux sciences arabo-islamiques.

Il a aussi construit une clinique avec la collaboration de l'UNICEF à Medina Baye shifâ al asqam. Il a contribué à la création du village de Kossi Atlanta,  près du Kossi originel, équipé d'une mosquée, d'un forage et a son electrification.

Autant dire que la mission de Cheikh Hassan Cissé, jouxtant celle de son illustre grand-père et maître, tient plus du sacerdoce que de la sinécure par son ampleur et ses résultats.

Cheikh Hassan Cissé est en outre l'auteur d'importants ouvrages dont:

cheikh ibrahima niass le vivificateur de la sunnah

et les derniers jours de cheikh al islam el hadji ibrahima niass.

Il a aussi construit une clinique avec la collaboration de l'UNICEF à Medina Baye shifâ al asqam. Il a contribué à la création du village de Kossi Atlanta,  près du Kossi originel, équipé d'une mosquée, d'un forage et a son electrification.

 

 

 

 

 

BAYE

07/05/2007 19:49 par emeu

  • BAYE

    BAYE

    07/05/2007 19:49 par emeu

 

PREAMBULE.  

 

         [Cheikh Ibrahim Niass], C’est le Cheikh – le Maître – dans toutes ses dimensions. [C’est le maître accompli dans toutes les charges afférentes aux fonction d’un maître : maître de Coran, des sciences islamiques classiques, auteur d’ouvrages , éducateur spirituel, éducateur par le comportement quotidien dans la famille, dans le travail et dans l’adoration]. Il est le porte-parole de son temps, la lumière de son époque, façonnée d’un moule unique (incomparable), le lieu focal du regard divin parmi les créatures, la porte ouverte de ceux qui souhaitent accéder à l’Enceinte scellée de Dieu, l’unique de son siècle dans la science et dans la religion, le maître de son moment dans l’éducation spirituelle (tarbiyya), le symbole des bien dirigés, le sceau des gnostiques du quatorzième siècle de l’Hégire. Il est la beauté des jours et des nuits, la preuve des gnostiques (connaisseurs de Dieu) remarquables, la lueur de la communauté muhammadienne, le défenseur de la voie ahmadienne, ibrahimique, la pure (il s’agit là de la voie tijaniyya conforme à la foi pure (hanîfa) du père des croyants, le prophète Ibrahîm), la crème de ses hommes majestueux. Il est l’aube des sciences et des connaissances, la somme des deux mers des sagesses et des [connaissances][1][1], la citadelle imprenable, la grotte élevée hors de portée, la perle de la couronne des nobles véridiques, la perle centrale du précieux collier des pôles hors pairs, le porteur du drapeau des honneurs parmi la créature, le rassembleur des sciences dispersées parmi les grands savants çufi de la communauté, du premier au dernier. Il est doué des beaux caractères et des saintes qualités morales muhammadiennes. Il est la limite des sciences émises par la Vérité Qui Gratifie [haqqâniyya et wahbiyya], des connaissances divines issues de la miséricorde de Dieu [rahmâniyya et rabbâniyya]; station qui ne saurait être décrite même avec prolixité et loquacité, par la simple grâce et la faveur de Dieu. 

 

         Il est celui qui n’a point d’égal ni semblable, ni dans le présent ni et dans le futur, celui-là qui s’est solidement installé sur la crête de la noblesse, de la pureté et de l’accomplissement par le biais de l’héritage muhammadien et de l’éducation spiritelle ahmadien khatmien [c’est-à-dire, de par la formation dans la tarîqa de Cheikh Ahmad Tijân, le sceau, khatm, des saints]. Paré des couronnes des plus beaux joyaux de joaillerie, il possède les indications subtiles et des instructions conduisant vers les grandes réalisations, les expressions inspirantes.

GENEALOGIE.

       Il s’agit là de notre maître, notre intercesseur envers notre Seigneur, le pôle, l’unique, le saint (rabbânî), le grand gnostique, le ferme (samdânî)[2][2], Cheikh Ibrahîm Niass, fils de cAbdallah le Tijânî, fils de Seyyidi Muhammad, fils Mademba, fils de Bakary, fils de Muhamadul Amîn, fils de Samba fils de Ridà (RA).

         [Ridà, était lui un émigré arabe, qui s’est réfugié au Jolof, pourchassé à la suite d’une guerre sainte à laquelle il a pris part. Arrivé au Jolof, il a épousé la dame Djeyla, princesse issue de la famille du Roi de Jolof ou Bourba Jolof. Voir plus bas, la note de Ibrahim Abu Bakr Niass] 

 

NAISSANCE. 

 

         Il est né le soir du jeudi, quinzième jour du cinquième mois de l’année lunaire de 1320, après l’Hégire à Tayba, village fondé par son père. Le sens du nom de ce lieu de sa naissance [Tayba signifiant pure ; étant aussi un nom de la ville du Prophète (psl)] préfigurait déjà de l’avenir majestueux de cet imâm majestueux. 

 

ENFANCE ET FORMATION.

 

Il a grandi dans le giron de son père. Ce dernier, caractérisé par la chasteté, la crainte révérencielle, la bravoure, la vertu, une grande éducation, et par une grande dévotion, lui appris le Coran, version warch can nâfic,  jusqu’à la maîtrise complète.

Dès son enfance, il manifestait déjà des signes patents de réussite. Mais, il redoubla d’efforts et ne les ménagea pas, en vue de l’acquisition des sciences classiques, celles qui sont énoncées (mantûqa) et celles qui sont inspirées (mafhûma) (voir note 1). Il persévéra jusqu’à atteindre les objectifs en acquérant l’expertise avérée dans toutes les branches des sciences religieuses, en y occupant une place de premier choix, en très peu de temps. Alors, Dieu l’établi comme une miséricorde pour ses serviteurs, comme un avantage pour les métropolitains et pour les provinciaux.

C’est son père, à l’autorité ancrée et à la célébrité répandue, s’est personnellement chargé de son éducation. Il reçut de ce père là, par la grâce de Dieu,  les perles des utilités et le nectar des secrets, des invocations et des us et coutumes. Par la suite, Dieu lui accorda la grande ouverture, et lui accorda les sciences infuses [culûmuñ wahabiyyatuñ laduniyyatuñ : sciences infuses accordées par Dieu dans sa promiscuité, sciences qu’on acquiert pas par l’effort personnel ni par l’apprentissage]. Il ne les a apprises de personne ; plutôt, Dieu – celui qui connaît toute chose – les lui a accordées par inspiration divines.

  

ENSEIGNEMENTS ET ETUDIANTS.

 

 

          Il ne cessa de fructifier des acquis de sa science et d’en propager les résultats, jusqu’à ce que les foules, désireuses de sciences, affluèrent vers lui et s’inscrivèrent dans ses écoles. Ces écoles ont formé de grands savants, vertueux, et pratiquants. Les savants versés dans les sciences rationnelles et dans la gnose, ont témoigné de cela. Ses bénédictions se sont répandues sur l’ensemble des frères tandis que sa position a survolé celles de tous ses contemporains.

 

 

             [Un de ses disciples, Cheikh Mustafà Guèye, ira plus loin en disant : Cheikh Ibrahima Niass a formé des savants qu’aucune université n’a encore formé de semblables !].

ITINERAIRE DANS LA VOIE TIJÂNIYYA.

 

            Il a reçu l’autorisation dans la voie Tijâniyya de l’incomparable de son époque, la preuve de son siècle, le zamzam [pour dire le nectar] des ses litanies [ensemble des invocations journalières, hebdomadaires, mensuelles ou annuelles d’une voie çufi, voir [1] ], et de ses secrets, la somme de ses lumières et invocations, son maître et père, le savantissime, le guide parfait par l’exemple, le khalif de Cheikh Ahmad Tjânî sans le moindre doute, le porteur du drapeau de la sa voie dans les pays de l’ouest, n’est-ce-pas lui, le guide, l’une des sommités parmi les montagnes, le rassembleur entre les sciences exotériques [Charîcatu : loi officielle, ou monde extérieur] et les sciences ésotériques [haqîqatu : mysticisme ou loi interne ou réalité cachée des choses], ce qui fit de lui le meneur et guide de la voir tijâniyya, je veux nommer El Hadj Abdallah fils de Seyyid Muhammad, que Dieu ne cesse de l’élever vers la position la plus loué.

            Puis, son âme complète et fière, calme, agréante et agrée [l’enseignement çufi distingue septs dégrés de l’ame : l’âme (nafs) est d’abord encline au mal (aämmâratuñ bi-äl-sû-ï), puis (lawwâmatu ), puis inspirée du bien et du mal (mulhamatu),  puis apaisée (mutmayïnnatu), puis agréante (râdiyyatu), puis agrée (mardiyyatu), puis enfin complète et totalement accomplie (kâmila) : dans cette dernière étape, il n’y a plus de séparation entre Dieu et l’esclave]  s’enflamma d’aspirations et son souci supérieur, qui réduirait d’un seul coup les montagnes en poussière s’il s’y était attaqué [pour dire : les plus grandes difficultés ne résisteraient pas devant sa volonté], se dressa vers la cueillette des fruits des sciences infuses (haqqâniyya) et des goûts malakûtî et des secrets jabarûtî [Dans l’enseignement çufi et tijânî en particulier, Dieu possède cinq enceintes : le nâsût, le malakût, le jabarût, le lâhût et le hâhût]. Il y atteint un point incessible à tout autre, à cause de son élévation, dans le passé et dans le futur. A ce propos, le savantissime poète au style délicieux, mawnâk äl-tungudî, a dit, en éloge à Cheikh Ibrahîm Niass : 

 

qutbu äl-tijâniyyati äl-chahîru wa tâjuhâ 

                                                               wa aïmâmuhâ wa jadûduhâ tîjânuhâ

dhû äl-rutbati äl-culyâ äl-latî tanhattu can-

 

                                                                       äl-cârifuna wa law samâ cirfânuhâ

wa bihi äl-charîcatu qad tamakkana sîtuha

 

                                                                     wa bihi äl-haqîqatu samâ bunyânuhâ

 

 

kiltâhumâ lawlâhu aäqfara rasmuhâ

                                                                       bayna äl-warà wa tadakdakat aärkânuhâ

 

Célèbre pôle et couronne de la Tijâniyya ;

 

                                                          Son guide ; et ses parents furent ses couronnes

 

 

Doué de la station suprême inaccessible

 

                                                          Aux gnostiques, même à la gnose très élevée

Par lui, la renommée de la charîca s’est fortifiée

 

                                                          Par lui, les fondements de la haqîqa se sont dressés

 

N’eût été lui, les traces de toutes les deux seraient perdues,

 

                                                           Et leurs piliers anéanties parmi la créature.

 

            Ensuite, il se dressa pour le service des créatures, jour et nuit, matin et soir, au moyen des sciences infuses et les connaissances divines.  

 

INSTALLATION AU SOMMET DES SCIENCES.

 

 

            Il monopolisa et enfourcha le Coran [enfourcher : image pour dire << maîtriser>>], les traditions du Prophète (PSL), la littérature, l’enseignement, l’orientation, l’éloquence, la rhétorique dans ses multiples aspects, à un tel point qu’un autre s’y sentirait comme un pique-assiette. Les littéraires de son époque, des contrées immédiates et lointaines, ont tous témoigné de cela. Quand il s’exprime, les maîtres arabe de l’éloquence se mettent à genoux en lui tendant l’oreille, et qussuñ ibn sâcida devient bâqil à ses cotés. [quss, célèbre poète et littéraire arabe. On le donne souvent en exemple de quelqu'un de très doué, devant Bâqil, exemple d’homme plutôt insignifiant]. Il avait la maîtrise de toutes les sciences rationnelles et les sciences transmises []. Il les manipulait à sa guise dans multiples sens, y extrayait ses perles, à l’improviste, de ses mines. 

            Quant aux vérités essentielles divines et les connaissances saintes, il en fut le dépositaire, la clé, la niche, la lanterne et le verre [termes typiques empruntés à la description coranique de la lumière divine : Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Il en est de Sa lumière comme d’une niche où trouve une lampe, dans un vers, le verre, comme un astre de grand éclat …, Coran 24 :35]. Il jouissait  de très nombreuses faveurs et des qualités immenses.

 

 

SES HONNEURS ET SON COMPAGNONNAGE.

             Ses honneurs, ses gloires, ses bienfaits envers la créature de Dieu, de toutes sortes, matériels et immatériels, sont si nombreux que toutes les plumes et les langues du monde ne peuvent les énumérer. Il a tété les mamelles de la gloire, de la bonne éducation et de l’effort librement consenti en vue de l’obtention de l’agrément de Dieu l’Affectueux et le Gracieux, de l’assistance aux pauvres et démunis et impotents. Il persévéra dans cette voie jusqu’à ce que sa renommée se propagea et illumina les horizons. Furent plantés devant lui les drapeaux de la victoire, sans contestation possible. Il ne cessa, durant sa vie, de gratifier excellence, surplus, dons et grâces, à tout instant, à tout moment. L’écoulement de ses bienfaits et de sa générosité, et de sa bienfaisance est comme un mouvement perpétuel de va et vient dans tous les recoins. En résumé, ses qualités sont innombrables hors de portée de toute inspection. Les chiffres, mêmes utilisés sur toutes les feuilles, ne sauraient y parvenir !

  

 

 

SON AUTORITE EN POESIE ET PROSE.

 

 

             Quant à son excellence en poésie (nazm), prose (nathr), en rhétorique (badîca), allitération (aäjnâs), en éloquence (fasâha et bayân) de la plume et de la langue, ni Sahbân ni Hasân ne sauraient rivaliser avec lui. [Sahbân bn wâyïl et Hasân sont deux très grands poètes et littéraires arabes, donnés en exemple de sommités dans ces domaines]

 

 

SON ŒUVRE.  

            Il a écrit plusieurs ouvrages, rapports, notes et ouvrages-réponses, importants et utiles, y condensant les connaissances éparpillées dans textes de l’élite des  imâms et guides sûrs[3][3].

 

            On peut citer parmi ses ouvrages

  

 

1 -       Kâchifu äl-aïlbâs can faydati äl-khatmi aäbî äl-cabbâs

 

            Le dévoilement des voiles de la profusion du Sceau, Abûl Abbâs

 

2 -       Masarratu äl- majâmici fî masâyïli äl-jâmici

            La joie des assemblées à propos des questions relatives à la grande mosquée

 

 

3 -       Äl-khamru äl-halâlu fî madhi sayyidi äl-rijâl

 

 

           Le vin licite à propos de l’éloge du Seigneur des hommes

 

 

4 -       Taysîri äl-wusûli  aïlà hadrati äl-rasûl

           Le rapprochement de la liaison vers l’enceinte du Prophète

 

 

 

5 -       Tîbu äl-aänfâsi fî madâyïhi äl-khatmi aäbî äl-cabbâs

 

 

            Le parfum des âmes dans l’éloge du Sceau, abul Abbâs

 

 

6 -       Rawdu äl-muhibbîna fî madhi sayyidi äl-aârifîna

 

 

            Le jardin des aimants à propos au seigneur des gnostiques

 

 

7 -       Äl-nûru äl-rabbânî fî madhi äl-sayyidi aähmada äl-tijânî

 

 

            La lumière rabbanique à propos de sieur Ahmad Tijân

 

 

8 -       hu äl-aädabi, limâ hawàhu min hikamiñ wa aädabiñ

 

 

           La quintessence de l’éducation spirituelle.

 

 

9 -       Nûru äl-basari fî madhi sayyidi äl-bachari

 

            La clairvoyance de la vision dans l’éloge du seigneur des hommes

 

10 -     Äl-sirru äl-aäkbar wa äl-kibrûtu äl-aähmar

            Le plus grand secret et le souffre rouge

 

 

11 -     Tuhfatu äl-aätfâli fî haqâyïqi äl-aäfcâl

 

            Le cadeau des enfants à propos des réalités des verbes

 

12 -     Äl-faydu äl-aähmadî fi äl-mawlidi äl-muhammadî

 

 

            La profusion ahmadienne sur la naissance muhammadienne

 

 

13 -     Tabsiratu äl-aänâmi fî aänna äl-cilma huwa äl-aïmâm

 

            Eclairage des hommes que la science est le guide

 

 

14 -     Ruhu äl-hibbi fî madhi äl-qutb

 

            L’Esprit de l’Amour dans l’éloge qu pôle (qutb)

 

15 -     Tabsiratu äl-aänâmi fî jawâzi ruwüya Tabsiratu äl-aänâmitu äl-bâriyï fî äl-

 

yaqzati wa äl-manâm

 

ALLAH BAYE

07/05/2007 18:57 par emeu

  • ALLAH BAYE

    ALLAH BAYE

    07/05/2007 18:57 par emeu

Cheikh Ibrahima NIASS par Thierno LY

Cheikh du vénéré CHEIKH AHMAD TIJANI,

H! N’est pas Cheikh du fils de Fatima Ibn Nabi qui veut.  

Et  n’est pas successeur d’ABOU ABASS qui veut.

Ibrahim comme ce prophète qui aspirait à la gnose.

Khalifatoulahi Fil Ardi, YA BATINOU peut confirmer

Héroïque fut votre vie car elle fut un apostolat pour l’Islam.

Imminent initiateur en la connaissance d’ALLAH.

Barham le propriétaire du sceptre du Petit fils de Mouhammad

Rassouloulah, que vous avez aimé avant que rien ne soit. 

 

Alhamdoulilah d’avoir croisés votre chemin, 

Heur nous avons, car n’est pas votre disciple qui le souhaite.

Il  nous est rapporté que vous aviez choisi,

Mais vous aviez choisi parmi les choisis et

ALLAH y adjoint sa volonté incontestable.  

Nul n’est plus gnostique que vous.

IBRAHIMA Ibn ABDOULAYE grâce à vous on renaquit,

ALLAH, Ya awalou, Ya Akhirou, Ya Zaïrou, Ya Batinou est vécu,

 

 Seydina Mouhammad Ibn ABDOULAYE est notre repère et

Son Petit fils notre seul guide, Dieuredieufé Baye.

 

BARHAMA

07/05/2007 18:55 par emeu

  • BARHAMA

    BARHAMA

    07/05/2007 18:55 par emeu

  NOTES  SUR  LA NAISSANCE  

  DE CHEIKH IBRAHIMA  NIASS 

Cheikh Ibrahima Niass est né le soir du quinze du mois lunaire de Rajab en l'an 1320 correspondant, selon l'Imam

Cheikh Hassan Cissé citant lui-même,

 une lettre écrite par le Cheikh à son père, au 08 novembre 1900 du calendrier grégorien, à Taïba-Niassène.

Cheikh Aliou Cissé,

muqaddam et beau-fils de Cheikh Ibrahima Niasse, raconte dans la préface de l'ouvrage du Cheikh kâshifu al-ilbâs le récit suivant. Tout au début de la grossesse de Aïcha Diankha, mère du Cheikh,

celle-ci vit en songe qu'elle se tenait sur quelque chose, qu'il y'avait en dessous d'elle un puits,

 quand soudain se fendit la lune venant de l'est et tomba sur elle. Elle eut très peur à son réveil et se confia très tôt le matin à son mari,

 El hadj Abdoulaye Niass. Celui la calma et lui demanda de garder son secret et de n'en parler à personne. A la naissance du Cheikh, son père demanda à sa mère: "As-tu de l'espoir pour ton enfant?". Elle lui répondit: "Oui, j'espère beaucoup de biens en lui, qu'il soit vertueux, pieux, s'il plaît à Dieu". Le Cheikh lui dit: "Oui, j'espère cela aussi si Allah lui accorde une longue vie".

Saïda Aïcha était une femme très pieuse et vertueuse. Ceci est attesté par les propos de Cheikh Abdallah: " Cette femme donnera naissance à mon héritier spirituel et il ne peut en être autrement".

Ce jour du 15 rajab est assurément un jour d'une importance primordiale pour plus d'une soixantaine de millions de terriens qui recevront la lumière divine durant les soixante quinze ans qui suivirent cette date, par son intermédiaire. De son Taïba Niassène jusqu'en chine (1964), en passant par Fès (fief de la Tijaniyya), l'Amérique, l'Arabie,

 et tout près le Nigeria, la Faydha Tijaniyya va se déverser en trombe en illuminant les cœurs de la gnose, connaissance mystique, et du hubbu al-nabiy (l'Amour du Prophète).

Rappelons ici des vers écrits à cette occasion

 par des savants mauritaniens.

Cheikh Mouhammad Michri a dit:

Cheikh Ibrahim, si tu ignores ses attributs,

Demande moi de ses nouvelles

Cheikh Ibrahim est une perle parfaite

Doué du keuchfu et des secrets.

Un autre dira:

Le temps avait juré de produire un semblable

Tu as trahi ta promesse, alors expie!

Un autre dira

C'est un Cheikh qui éduque comme Ahmed

Mais parle comme al-cAsmuciy

Le poète mawnâk al-dungudî dira

Le pôle de la Tijaniyya, le célèbre, sa couronne

Son imam, et ses prères sont ses couronnes

Doué de la plus haute station que n'atteignent point

Les carifûn quelque soit élevée leur connaissance

De lui s'est propagée la charîca

Et de lui, se sont élevées les bases des vérités essentielles

N'eût été lui, les traces de toutes deux auraient disparu

Parmi les hommes, et les piliers seraient détruits

Le père de Cheikh Ibrahim, El hadj Abdoullah Niass (1844-1922) est lui-même un pôle de la Tijaniyya

 et de l'Islam. Il entretenait un foyer ardent d'éducation islamique et spirituelle.

De dimension internationale, il entretenait des rapports et correspondances régulières avec les différentes branches notamment avec le foyer d'origine de Fèz qu'il visita deux fois.

Nous livrons ici le récit du voyage de Cheikh Abdallah (Cheikh Hassan Cissé, conférence 26 juillet 1993, Kaolack).

Cheikh Abdallah en partant à Fèz, pria Allah de lui accorder quatre choses:

1 - Obtenir la cizdjaza mutlaqa,

 suprême consécration de la hiérarchie Tijaniyya permettant d'assurer toutes les fonctions de l'ordre.

2 - Recevoir quatre perles du chapelet de Cheikh Ahmad Tijân (1735 - 1815),

 fondateur de la Voie Tijân, reposant dans la zawiyya de Fèz.

3 - Recevoir des cheveux de Ahmad Tijan.

4 - Etre le père du pôle de l'époque (qutbu al-zamân)

Il émit le vœu de ne demander ces quatre choses à personne à l'exception du Seigneur.

Il arriva à la zawiyya (sanctuaire) de Fèz et y entretenait des rapports courtois

 avec les muqaddam. Un jour, à la fin de la wazifa (zikr collectif à haute voix), un homme portant une tenue traditionnelle de Fèz, vint lui dire: vas voir l'Imam après la séance. Quand il prit contact avec ce dernier, le Cheikh Muhibbi, il lui affirma ne rien comprendre à ce qu'il disait.

Quelques jours après, ce même Cheikh, l'Imam, lui demanda de le rejoindre à la fin de la wazifa.

Une fois à l'étage, il lui dit:

Vous vouliez la cidjaza mutlaqa, la voici

Vous vouliez quatre perles du chapelet de Cheikh Ahmad Tijan, les voici.

Vous vouliez des cheveux du Cheikh, les voici.

Ainsi Dieu réalisa ses trois vœux sans

qu'il n'ait eu à les demander aux humains.

 Quant au

dernier vœu, il est évident, sans consteste possible, que Dieu l'a réalisé à travers Cheikh Ibrahim Niass. Il est manifeste qu'il n'existe pas au monde un maître spirtuel dont l'influence directe avoisine celle de Cheikh Ibrahim sur l'ensemble des cinq continents.

Plus tard, il rencontra à Féz le pôle de son époque Cheikh Ahmad Soukayridju, ce monument de la Tariqa, ce bijou de la Voie et de la Charica,

ce gardien des secrets de la Tijaniyya, ce biographe des compagnons de la voie. A son tour, il lui remit une cidjaza mutlaqa et lui révéla que l'homme qui était venu lui demander d'aller voir l'imam de la zawiyya n'était autre que Cheikh Ahmad Tijan.

A cette occasion, il remit à Ahmad Soukayridju une lettre de son ami Cheikh El Hadj Malick Sy qui, empêché, ne pouvait faire le déplacement.

Dans cette lettre,

il sollicitait aussi la cidjaza mutlaqa. La première réponse de Ahmad Soukayridj fut d'exiger sa présence comme Abdoulaye Niasse le fit.

 Ce dernier insista que son ami méritait, autant que lui, la cidjaza mutlaqa. Alors Ahmad Soukayridju lui remit une lettre pour El Hadj Malick Sy.

Ceci explique que Abdoulaye Niasse, dès son retour, passa à Tivaouane pour remettre cette très bonne nouvelle à son ami.

Au moment de le quitter, El Hadj Malick Sy l'accompagnant jusqu'à Gossas et lui donna le conseil, une fois à Kaolack, d'aller rendre visite au Commandant de cercle. A cette époque, Abdallah Niass résidait en Gambie, en raison de divergence avec les colons français. Ceux-ci le suspectaientt de préparer une guerre sainte (djihad). El hadj Malick demandera aussi à son ami Carpot de lui écrire une lettre pour le commandant de cercle pour lui demander de tout faire pour retenir Abdallah Niass à Kaolack; ce dernier étant une chance pour la religion et pour l'économie du pays. Une fois dans le bureau du commandant de cercle, ce dernier le mit au courant des fausses accusations dont il a fait l'objet. Cheikh Abdallah apprit au commandant de cercle

 que ces problèmes ont pour origine son refus de donner ses enfants à l'école française (où que les colons aient senti le danger de ce refus non à cause des seuls enfants du Cheikh mais à cause de l'exemple qui serait donné aux disciples ou aux musulmans!). Après ces éclaircissements, le commandant demanda à Abdallah Niass de s'installer dans son Saloum. Après quelques échanges, il fut décidé qu'il s'installe en ville

(Léona-Niassiène: nom composé du wolof lèew na niassène = ceci est licite aux niassènes) pour la période sèche et en campagne (Kossi, Taïba Niassène) pour l'hivernage.

D'après le professeur Ibrahim Mahmoud Diop (Gamou Darou Mbitéyène 1995) Cheikh Abdallah devait aller à Féz; Il descendit à Tanger.

 Il neigeait sur le trajet Tanger-Fèz. Le Cheikh, qui souffrait de rhumatisme, pria Dieu de le ménager.

 Par un effet de la grâce divine, il ne fut pas touché par la neige durant tout le trajet qu'il effectua dos d'âne.

En résumé, Cheikh Abdallah était un éducateur, un soufi, un cultivateur, un homme de lettre, un khalife de la Tariqa Tijaniyya, un homme honoré par Dieu de miracles hors pair,

à qui Dieu a donné des fils de très haute facture,

dont le pôle complet Cheikh Al Islam Ibrahima Niass, que Dieu soit satisfait d'eux tous sans exception.

BAYE BARHAMA

07/05/2007 18:44 par emeu

  • BAYE BARHAMA

    BAYE BARHAMA

    07/05/2007 18:44 par emeu

LA VIE DE BAYE AU SENEGAL : GENERALITES.

Lorsque l'on interroge la vie de Chaykh Ibrahima Niass (r.a) et que l'on s'arrête sur la partie qu'il a passée avec ses concitoyens, on peut se rendre compte du dynamisme qui a marqué ses relations avec son peuple. Il a pleinement vécu et assumé son appartenance au peuple sénégalais au point que, lors d'une entrevue avec le Président Léopold Sédar Senghor, ce dernier résuma par une formule heureuse l'appréciation qu'il avait de l'action de baye : en vérité, vous êtes l'ambassadeur du Sénégal auprès du monde.

Chaykh Ibrahima fils de Abdoullah Niass, communément appelé, Baye (r.a) est né au Sénégal et y a vécu pendant toute son enfance.

Il a passe vingt et un ans (21) avec son père El Hadji Abdoullahi Niass dans une atmosphère de ferveur religieuse, de passion pour le savoir et la sagesse et de vie de labeur pour une subsistance honnête qui caractérise les milieux des doctes musulmans. A l’époque, la concession familiale était un lieu de rendez-vous où se brassent en permanence la connaissance des sciences islamiques, la culture sous ses différentes formes et le contact avec des doctes venus d'horizons divers pour parfaire leur sagesse.

Baye n'a quitté le Sénégal pour la première fois qu'en 1937 pour le Hajj, le pèlerinage à la Mecque (1936-1937). Et il n'a connu comme maître unique (il aimait le rappeler avec force) qu'El Hadji Abdoulaye Niass, son père. il a vécu avec une rare complétude de l'acceptation de l'égalité primordiale des hommes. C'est sans doute ce trait de son caractère qui explique la sincérité et la diversité des relations qu'il a entretenues pendant toute sa vie avec l'humanité entière.

En tant que citoyen sénégalais, la haute idée qu'il se faisait de son appartenance à la nation lui a fait dire que le plus sur moyen pour un homme de servir son pays et de garantir son civisme, c'est faire en sorte que nul n'ait de préjugés sur lui ni une mauvaise appréhension sur sa conduite afin que l'image de son pays n'en soit pas injustement entachée.

Il ne se limitait pas aux seules pratiques cultuelles et à leur enseignement. Il s'était également impliqué dans les affaires touchant de près les populations. Son grand intérêt pour l'amélioration des conditions de vie des sénégalais, explique sans doute ses relations avec les milieux d'affaire. Il a été le président du syndicat des coopératives du Sénégal dans les années 50. En outre, il était bien souvent sollicité par des associations de parents d'élèves, des commerçants afin de mener à bien des tâches ardues...

Et l'on se rappelle encore la solennité des réceptions qu'il réservait annuellement aux pèlerins qui revenaient de la Mecke et durant lesquelles il ne manquait jamais de rappeler aux musulmans l'importance du Haj et par la même occasion inviter ceux qui avaient les moyens de s'en acquitter.

L'exceptionnelle ouverture d'esprit de Chaykh Ibrahim (r.a) lui a permis d'entretenir de solides relations avec les milieux maraboutiques sénégalais. Il avait beaucoup a cœur le triomphe d'un Islam fédérateur et harmonieusement vécu par tous les musulmans, convaincu qu'il ne saurait y avoir de différences entre eux du fait de l'existence des confréries :

Je ne me rappelle mon appartenance à la Tariqa Tidjaniya que dans les moments où je fais mon wird, a-t-il confié au professeur Ibrahim Barham DIOP, un jour.

PAPE BIRAME CISSé

03/05/2007 21:32 par Emeu

  • PAPE BIRAME CISSé

    PAPE BIRAME CISSé

    03/05/2007 21:32 par Emeu

Il s'appelle Papa Birame Cissé et c'est mon cousin

C'est  le meilleur ami de Djibril .

KI NAK MOY HANRIF BILAH 

Il est trop cool

Pape Bira Cissé diadief grand

 

 

                                               Bégué

DJIBRIL CAMARA

03/05/2007 21:08 par Emeu

  • DJIBRIL CAMARA

    DJIBRIL CAMARA

    03/05/2007 21:08 par Emeu

Djibril Camara aka Deggy Mbass est le grand frére de mon ami Idy

Il est surnommé BEG BAYE

 

 

Bégué

AMADOU NDIAYE

03/05/2007 20:31 par Emeu

  • AMADOU NDIAYE

    AMADOU NDIAYE

    03/05/2007 20:31 par Emeu

Amadou Ndiaye