Aïda Faye_Zikr Fass

11/05/2009 20:53 par emeu

  • Aïda Faye_Zikr Fass

    Aïda Faye_Zikr Fass

    11/05/2009 20:53 par emeu

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Zikroul Hadara Jummâ

09/05/2009 20:37 par emeu

  • Zikroul Hadara Jummâ

    Zikroul Hadara Jummâ

    09/05/2009 20:37 par emeu

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Lâ Ilâha Ilâ Allah_ Aïda Faye

19/04/2009 14:50 par emeu

  • Lâ Ilâha Ilâ Allah_ Aïda Faye

    Lâ Ilâha Ilâ Allah_ Aïda Faye

    19/04/2009 14:50 par emeu

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Les 6 (six) piliers de Kumasi

17/04/2009 22:46 par emeu

  • Les 6 (six) piliers de Kumasi

    Les 6 (six) piliers de Kumasi

    17/04/2009 22:46 par emeu

Les six piliers de Kumasi



Selon le khalif Kâmil Al-Amîn, khalif de Cheikh Bâba Al-wa-iz à Kumasi, les grands pilliers de la Faydha à Kumasi sont
  1. Cheikh Imâma Tchirouma, Imâm de la Mosquée centrale, désigné par Cheikh Ibrahim
  2. Cheikh Baba Makkaranta, frère cadet du premier
  3. Cheikh Baba Al-wâ-iz, Interprète de Cheikh Ibrahîma Niass
  4. Cheikh Mouhemed Harouna
  5. Cheikh Hassan Nâssirou Dîn
  6. Cheikh Garba Hâkim.
Il s'agit tous de personnes éduquées, imbues de sciences, qui seront les réceptacles de la science de Cheikh Ibrahima Niass. Une page est normalement consacrée à chacun d'entre eux. Ils ont pris cette photo, en préparation de la venue de Cheikh Ibrahîma Niass en 1951/52. Il faut noter qu'ils seront tous déjà partis à Kaolack, avant la venue de Cheikh Ibrahima Niass à Kumasi en 1951.

Voir en position 1 (Cheikh Garba Hâkim), 2 (Cheikh Tchirouma), 4 (Cheikh Baba Makkaranta), 5 (Cheikh Baba al-wa-iz), 6 (Imâm Moshi El Hadj Sa-îd), 7 (Cheikh Mouhamed Haroun).

A Kumasi, comme dit plus haut, les six pilliers, mais bien d'autres (voir la photo de groupe), ont fait l'essentiel du travail. Les voici d'alleurs dans une très belle photo, qui est une sorte de consécration pour eux.


Avènement de la Tariqa Tidjaniyya au Ghana

17/04/2009 22:25 par emeu

  • Avènement de la Tariqa Tidjaniyya au Ghana

    Avènement de la Tariqa Tidjaniyya au Ghana

    17/04/2009 22:25 par emeu

Avènement de la tariqa Tijaniyya au Ghana

 

Selon nos interlocuteurs, la Tijaniyya serait introduite par Cheikh Mahmûd au Ghana, selon Abdourahmane Abubakr, le secrétaire particulier de l'Imam en Cheikh (Personnal Secretary of Chief Imam)

Selon aussi les sources de Kumasi, la Tjaniyya a été amenée à Kumasi par Cheikh Mouhamed Babali, originaire de Kano, en 1907. Il s'était déjà installé à Takwa. L'Emir de Zongo (chef du quartier musulman), Mallam Ousman, le fit venir et le fit installer à Yalwa, où il édifia la première zawouia de Kumasi, qui devint ainsi la deuxième mosquée après celle de Mallam Ousmane située dans le quartier zongo.

...
Première zawouia Tijâne à Kumasi fondée en 1907
...
Première mosquée de Kumani, fondée vers 1857.


Mallam Mouhamed Babali (Qu'Allah agrée son oeuvre), en visionnaire, avait prévu la venue de Cheikh Ibrahima Niass, pôle de son époque et successeur sans conteste de Cheikh Ahmed Tijâne. Cela explique que sa zawouia, comme toutes les autres, soit à ce jour sous le magistère de la faydhatijaniyya. Pendant le passage de Cheikh Ibrahima Niass, elle était dirigée par Imam Tchirouma, frère aîné de Cheikh Baba Makaranta, premier propagateur de la faydha à Kumasi.

Tout ceci confirme encore une fois, que la tijaniyya s'est répandue ici avec la faydha. Ce qui rend superflue la distinction entre Tijaniyya et Faydha Tijaniyya.

L'entrée dans cette voie se faisait à un âge mur, vers la cinquantaine. Jusqu'en 1948, à la venue de Cheikh Ibrahima Niass, elle était vécue de manière presque marginale, réservée à une petite frange d'élus.

Selon le muqqadam
Moustapha Ibrahim, elle était pas comprise, comme un peu partout dans le monde, du fait de la non maîtrise de ce qui fait l'essentiel de cette voie : la gnose ou connaissance de Dieu.

Une étude sur Cheikh Mahmûd reste à faire : son époque, sa chaîne initiatique, l'impact de son oeuvre.

Mouhamed Abbas Pionnier de la Faydha au Ghana

17/04/2009 22:15 par emeu

  • Mouhamed Abbas Pionnier de la Faydha au Ghana

    Mouhamed Abbas Pionnier de la Faydha au Ghana

    17/04/2009 22:15 par emeu

Mouhamed Abbas

ANCIEN CHEF NATIONAL IMAM



Sheikh Mouhamed Abbas fut le Chef Imam National  avant Sheikh Osman Nûhu et Sheikh Moukhtar. Il était déjà tijdâne quand Cheikh Ibrahîm Niass passa au Ghana. Il le suivit avec sa famille et ses disciples.

Ibrahima Ndao_ Gamou à Médina(Dakar)

04/04/2009 22:14 par emeu

  • Ibrahima Ndao_ Gamou à Médina(Dakar)

    Ibrahima Ndao_ Gamou à Médina(Dakar)

    04/04/2009 22:14 par emeu

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Cheikh Tidiane Cissé

03/04/2009 18:38 par emeu

  • Cheikh Tidiane Cissé

    Cheikh Tidiane Cissé

    03/04/2009 18:38 par emeu

Shaykh Tidiane Cissé, Imam de la Grande Mosquée de Mdina Baye,Senegal.

Shaykh Tidiane Cisse,Imam  of the Grand Mosque,Medina Baye,Senegal.
HERITAGE:  Cheikh Tidiane Cissé remplace son frère 
 Près de 500 millions pour poursuivre l'œuvre
(16-08-2008)

Médina Baye a un nouvel Imam. Cheikh Tidjane Cissé, ancien commissaire au pèlerinage à la Mecque, est désigné, il hérite de près de 500 millions de francs Cfa pour poursuivre la réfection de la mosquée entamée par son frère. Par Cheikh Fadel BARRO (Envoyé spécial à Médina Baye)

C'est Cheikh Ahmed Tidiane Cissé, le petit frère de l'Imam Assane Cissé, qui hérite de la direction de la grande mosquée de Médina Baye. L'annonce a été faite par le porte-parole de la famille, Serigne Mamoune Niass. Cheikh Cissé, comme on l'appelle communément dans la cité religieuse, s'est révélé au grand public avec le Commissariat général au pèlerinage à la Mecque qu'il a dirigé pendant une année.
Dans sa nouvelle tâche, Cheikh Cissé sera secondé par Serigne Akhibou Niass, qui est un fils de Baye Niass, Serigne Modou Cissé et Mahi Cissé, tous les deux, frères du défunt Imam et un fils de l'ancien khalife Serigne Aliou Niass. Toutes, de fortes personnalités très respectées à Médina Baye pour leur grande science et leur sagesse. D'ailleurs, hier, la prière du vendredi a été dirigée par Serigne Akhibou Niass, un adjoint qui a toujours assuré l'intérim de Assane Cissé.
De toutes les façons, la nomination de Cheikh Cissé ne surprend pas les observateurs de la cité. Car, c'est une tradition instituée par Baye Niass qui veut que le premier imam de la grande mosquée soit issu de la famille Cissé. Il faut simplement rappeler que les Cissé sont issus de la fille aînée de Baye Niass, Fatoumata Zahra Niass et de Serigne Aliou Cissé, premier lieutenant de Baye.
Toutefois, la nomination de Cheikh Cissé suscite des commentaires dans la cité religieuse. Les gens s'interrogent sur sa disponibilité à s'acquitter convenablement de sa charge. Lui, qui est connu comme un homme d'affaires très puissant. En plus de cela, le fait qu'il a une fois milité en politique pour le compte du parti au pouvoir inquiète les fidèles habitués à la neutralité et à l'impartialité de son prédécesseur. C'est pourquoi, certains soutiennent que Cheikh Cissé va se décharger pour le compte de son jeune frère Mahi, connu pour sa rigueur et éloigné des tractations et des calculs politiques. Mais, tous ces gens qui doutent de Cheikh Cissé sont rassurés par ses compétences avérées à tenir la mosquée. En effet, tout le monde reconnaît sa grande connaissance de l'Islam et sa parfaite maîtrise du Coran.
Mais, Cheikh Cissé n'aura pas seulement comme tâche de diriger les prières. Son défunt grand frère lui a laissé une enveloppe de 500 mille dollars américains, soit 225 millions de francs Cfa pour poursuivre les travaux entamés sur la mosquée. En plus de cet argent, Imam Assane Cissé a investi plus de 200 millions de francs Cfa sur du matériel d'éclairage de la mosquée. Le matériel, acheté en Egypte, attend d'être acheminé à Kaolack.
En outre, on apprend que l'Imam Assane Cissé aurait dit à ses proches que tout ce qu'il possède est destiné à la grande mosquée. De sources dignes de foi, on apprend que la veille de son décès, il a appelé ses poches chez lui pour leur faire des recommandations. «Il a d'abord sorti tous les écrits que son père lui a légués pour les distribuer. Ensuite, il leur a recommandé d'honorer la mosquée et de lui consacrer tout ce qu'ils ont.» Juste avant cela, il avait rendu visite à son oncle Serigne Mahi Niass, avec qui il a partagé sa chambre d'étudiant en Egypte. Durant ce tête-à-tête, l'Imam lui a révélé ses inquiétudes concernant la jeune génération et son désir de les voir perpétuer l'œuvre initiée par leurs pères.

Zoom sur Yaye Ndèye Maguette Niang

03/04/2009 00:34 par emeu

  • Zoom sur Yaye Ndèye Maguette Niang

    Zoom sur Yaye Ndèye Maguette Niang

    03/04/2009 00:34 par emeu

Zoom sur Yaye Ndèye Maguette Niang

 

 

Brave, modeste, pleine de sagesse, Yaye Ndèye Maguette Niang est un véritable modèle et un exemple à suivre dans la réligion musulmane!

 

Une des disciples de Baye Matar Kâ, elle a tout sacrifié pour servir Allah. Active et généreuse dans tout ce qu’ elle entreprend, Yaye comme l’ appellent affectueusement ses « Talibés » fait un travail remarquable dans la Faydha Tidjaniyya.

 

Elle nous donne l’ image de Seyda Mariama Niass Ibn Ibrahim, une femme pieuse, modeste, une fervente pratiquante de la Charia, un amour profond envers le livre sacré : Le saint Coran!

 

Yaye … Mame Baye peut être fier de vous !

 

 

El Hadj Abdallah Niass

25/03/2009 21:14 par emeu

  • El Hadj Abdallah Niass

    El Hadj Abdallah Niass

    25/03/2009 21:14 par emeu

Baye Abdallah Niass

  • vers 1844 à Beli, dans le Djolof au Sénégal, Abdoulaye Niasse, fils de Sidi Mouhamad, est originaire d'une famille toucouleur "wolofisée". Il mémorise le Coran à l'âge de 15 ans auprès de son père qui est maître d'enseignement coranique, puis aborde l'étude des sciences religieuses traditionnelles auprès du marabout Matar Fa  NDIAYE à bamba Laghem. Son père,  Sidi Mouhamadou Niass accompagné de son frère Ibrahima, émigrèrent par la suite à Nioro du Rip sur invitation à la Jihad par Cheikh Maba Diakhou BA, Roi du Rip et fondateur de la ligue de résistance contre la colonisation française.

A l’époque Ma Ba avait octroyé des terrains aux marabouts venus le soutenir dans le Saloum. Il a offert le territoire allant de Nioro jusqu’à Koular aux marabouts venants du Djoloff et c’est à partir de ce moment que Sidi Mouhamad père de Abdoulaye Niasse  (accompagné d’un son frère Ibrahim) fonda le village de Niassènne dans le Rip en 1865, trois ans avant la venue de son fils Abdoulaye Niasse. Ce dernier fonda le village de Taïba Niassène et y vécut six ans. Mame Mor Anta Sally père du marabout Cheikh Ahmadou Bamba (fondateur du mouridisme) fonda le village de Porokhane.

En 1880, Abdoulaye Niasse rompit  avec la lutte armée pour se retirer dans son village de Taïba où il se consacre à l'enseignement et à l'agriculture.

En 1880, des traités signés avec les souverains locaux placent la Sénégambie centrale sous l'autorité de la France et les rives Gambiennes sous celle de l'Angleterre. Abdoulaye Niasse grâce à son engagement dans la culture arachidière et son action éducatrice voit ses revenus augmenter ainsi que le nombre de ses disciples.

Vers 1890, il fit le pèlerinage à la Mecque en passant par Fez où il noua des contacts avec la zawiyya-mère de la Tijaniyya et à Alexandrie où il aurait reçu un diplôme attestant de son érudition islamique.

Vers 1894, à la suite de difficultés survenues avec Mandiaye Ba, neveu de Maba, il s'exila en Gambie et s'installa à KEUR SAMBA, dans le BAMBOUK. Quatre ans plus tard, il s'établit à Sano toujours en Gambie. De retour au Sénégal, il continue paisiblement à se consacrer à ses activités spirituelles jusqu'en 1901, quand le chef de canton de Nioro et l'administration l'accusent à tort d'être l'instigateur d’une émeute millénariste dirigée contre les Français. Taïba est détruit, sa mosquée brûlée et ses biens confisqués. Il se réfugie avec une partie de ses disciples en Gambie d'où il continue à exhorter ses fidèles, y compris ceux qui sont restés au Sénégal, au travail et au respect des lois. Ces derniers prennent part activement à la culture de l'arachide dans le cercle du Sine Saloum qui va très rapidement battre le record de la production arachidière. Abdoulaye s'attache également à cultiver ses relations extérieures en entretenant une correspondance suivie avec les différentes branches de la Tijaniyya.

En 1910, El hadji Abdoulaye Niass qui avait obtenu, depuis plusieurs années, l'autorisation de rentrer au Sénégal, est venu s'installer avec sa famille à Kaolack. Il y construisit un magnifique carré (Mosquée, zawiyya) en s'inspirant des dimensions de la zawiyya mère de Fèz, dans le nouveau village de Léona-Niassène. Il y vit en cultivateur paisible et en professeur de sciences islamiques de renommée internationale.De dimension internationale, il entretenait des rapports et correspondances régulières avec les différentes branches notamment avec le foyer d'origine de Fez qu'il visita deux fois.C’est durant son deuxième voyage à Fez qu’il reçut reçoit la ijâza mutlaqa, suprême consécration de la hiérarchie Tijaniyya, qui va accroître son audience déjà considérable dans la Sénégambie. A sa mort le 9 juillet 1922, il lègue à ses successeurs une communauté très prospère.

Nous livrons ici le récit du voyage de Cheikh Abdallah (Cheikh Al Imam Hassan Cissé, conférence 26 juillet 1993, Kaolack) :

Cheikh Abdallah en partant à Fez, pria Allah de lui accorder quatre choses:

1 - Obtenir La Idjaza Mutlaqa, suprême consécration de la hiérarchie Tijaniyya permettant d'assurer toutes les fonctions de l'ordre.

2 - Recevoir quatre perles du chapelet de Cheikh Ahmad Tijane (1735 - 1815), fondateur de la Voie Tijane, reposant dans la zawiya de Fez.

3 - Recevoir des cheveux de Ahmad Tijane.

4 - Etre le père du pôle de l'époque (Qutbu al-Zamân) Il émit le vœu de ne demander ces quatre choses à personne à l'exception du Seigneur. Il arriva à la zawiya (sanctuaire) de Fez et y entretenait des rapports courtois avec les mukhaddams. Un jour, à la fin de la wazifa (zikr collectif à haute voix), un homme portant une tenue traditionnelle de Fez, vint lui dire: vas voir l'Imam après la séance. Quand il prit contact avec ce dernier, le Cheikh Muhibbi, il lui affirma ne rien comprendre à ce qu'il disait. Quelques jours après, ce même Cheikh, l'Imam, lui demanda de le rejoindre à la fin de la wazifa. Une fois à l'étage, il lui dit:

  • Vous vouliez la Idjaza Mutlaqa, la voici

 

  • Vous vouliez quatre perles du chapelet de Cheikh Ahmad Tijane, les voici

 

  • Vous vouliez des cheveux du Cheikh, les voici

 

Ainsi Dieu réalisa ses trois vœux sans qu'il n'ait eu à les demander aux humains. Quant au dernier vœu, il est évident, sans conteste possible, que Dieu l'a réalisé à travers Cheikh Ibrahim NIASS. Il est manifeste qu'il n'existe pas au monde un maître spirituel dont l'influence directe avoisine celle de Cheikh Ibrahim sur l'ensemble des cinq continents. Plus tard, il rencontra à Fez le pôle de son époque Cheikh Ahmad Soukayridj, ce monument de la Tarîqa, ce bijou de la Voie et de la charia, ce gardien des secrets de la Tijaniyya, ce biographe des compagnons de la voie. A son tour, il lui remit une Idjaza Mutlaqa et lui révéla que l'homme qui était venu lui demander d'aller voir l'imam de la zawiya n'était autre que Cheikh Ahmad Tijane. A cette occasion, il remit à Ahmad Soukayridj une lettre de son ami Cheikh El Hadj Malick Sy qui, empêché, ne pouvait faire le déplacement. Dans cette lettre, il sollicitait aussi la Idjaza Mutlaqa. La première réponse de Ahmad Soukayridj fut d'exiger sa présence comme Abdoulaye Niasse le fit. Ce dernier insista que son ami méritait, autant que lui, la izdjaza mutlaqa. Alors Ahmad Soukayridju lui remit une lettre pour El Hadj Malick Sy. Ceci explique que Abdoulaye Niasse, dès son retour, passa à Tivaouane pour remettre cette très bonne nouvelle à son ami.  

En 1911.Au moment de le quitter, El Hadj Malick Sy l'accompagnant jusqu'à Gossas et lui donna le conseil, une fois à Kaolack, d'aller rendre visite au Commandant de cercle. A cette époque, Abdallah Niass résidait en Gambie, en raison de divergence avec les colons français. Ceux-ci le suspectaient de préparer une guerre sainte (djihad). El hadj Malick demandera aussi à son ami Carpot de lui écrire une lettre pour le commandant de cercle pour lui demander de tout faire pour retenir Abdallah Niasse à Kaolack; ce dernier étant une chance pour la religion et pour l'économie du pays. Une fois dans le bureau du commandant de cercle, ce dernier le mit au courant des fausses accusations dont il a fait l'objet. Cheikh Abdallah apprit au commandant de cercle que ces problèmes ont pour origine son refus de donner ses enfants à l'école française (où que les colons aient senti le danger de ce refus non à cause des seuls enfants du Cheikh mais à cause de l'exemple qui serait donné aux disciples ou aux musulmans!). Après ces éclaircissements, le commandant demanda à Abdallah Niasse de s'installer dans son Saloum. Après quelques échanges, il fut décidé qu'il s'installe en ville à Léona-Niassiène (nom composé du wolof lèew na niassène = ceci est licite aux niassènes) pour la période sèche et en campagne (Kossi, Taïba Niassène) pour l'hivernage. El Hadji Abdoulaye Niass a reçu d'abord le wird tidiani de Cheikh Mouhamadou Diallo, originaire du Fouta Djallon et compagnon de El Hadji Omar TALL (celui qui a amené la Tijaniya en Afrique). Il a été ensuite confirmé par les maîtres de la zawiyya-mère, en particulier par le grand Khalif Cheikh Ahmed Sukayriju, lors de son deuxième anniversaire. L’influence d’El hadji Abdoulaye Niass, s’étendait surtout aux provinces du Sine, du Saloum et du Rip. D'après le professeur Ibrahim Mahmoud Diop (Gamou Darou Mbitéyène 1995) Cheikh Abdallah devait aller à Fez; Il descendit à Tanger. Il neigeait sur le trajet Tanger-Fèz. Le Cheikh, qui souffrait de rhumatisme, pria Dieu de le ménager. Par un effet de la grâce divine, il ne fut pas touché par la neige durant tout le trajet qu'il effectua dos d'âne. En résumé, Cheikh Abdallah était un éducateur, un soufi, un cultivateur, un homme de lettre, un khalife de la Tariqa Tijaniyya, un homme honoré par Dieu de miracles hors pair, à qui Dieu a donné des fils de très haute facture, dont le pôle complet Cheikh Al Islam Ibrahima Niass, que Dieu soit satisfait d'eux tous sans exception. Outre son action éducative, Abdoulaye Niasse doit son succès à sa capacité d'adaptation et aux mutations socio- économiques provoquées par la colonisation et sa réussite à contrôler de nouveaux mécanismes d'allocation de ressources.

Généalogie de Abdoulaye Niasse

Abdoulaye Niasse est fis de Sidi Mouhamad (érudit et traducteur du coran). Sidi Mouhamad est le fils de Mouhamad Mademba (érudit et traducteur du coran). Mouhamad Mademba est fils de Bakhary (érudit et traducteur du coran). Bakhary est fils de Mouhamadoul amine (il n’avait pas terminé le coran mais enseignait aux gens des sciences profondes à son époque). Mouhamadoul amine est fils de Samba Tioro FALL fils de Rida.  

 

NIORO 

 

Nioro du Rip est une ville du Sénégal, située à environ 60 km au sud-est de Kaolack sur la Route nationale n°4 et à 27 kilomètres de la Gambie .

La ville est d'une importance capitale pour le pays; d'abord sur le plan historique, c'était la capitale du Rip (royaume du marabout roi Maba Diakhou Bâ). Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké (fondateur du mouridisme) y a séjourné. Le département de Nioro contient de mystérieux cercles mégalithiques qu'on ne voit nulle part ailleurs. Sur le plan économique, Nioro constitue un relais entre le nord et le sud, et est le centre du bassin arachidier qui fournit l'arachide, première culture commerciale du Sénégal. L'organisation sociale révèle la richesse de la société africaine ; presque toutes les ethnies du Sénégal y sont représentées et y vivent en harmonie. C'est ainsi qu'on y trouve wolof, haal-poular (peul, toucouleur, laobé…), sérères, mandingue, diola, mankagne, guéwel, diakhanké, maure, etc.

 

 

Sources écrites

Archives du Sénégal.- 1G283 Lieutenant chaudron, Etude sur le cercle de Nioro Rip.1901.- 13G68 : fiche de renseignement sur les marabouts du Sine Saloum

 

Samba Dieng. La jihad d'Abdoulaye Niasse ou sa contribution à l'édification d'une sociétéSénégalaise meilleure, communication présentée à la 4ème semaine culturelle islamique Dakar, 1986, 10 p.

 

Kane Ben Omar. Note de présentation Dar al qur'an, Dakar, Décembre 1987, 10 p.

 

Klein Martin. Islam and imperialism in Sénégal Sine Saloum ( 1874 - 1975). Stanford University Press, Stanford California, 1968.

 

Marty Paul. Etude sur l'Islam au Sénégal, Paris Leroux, 1917.

 

Mbodj Mouhamed. EL hadji Abdoulaye Niasse (1840-1922 ), contexte historique et géopolitique, communication présentée à la 4ème semaine culturelle musulmane, Dakar, 1986, 11 p.

 

Ibrahim Ahmad Niang. Athâr al-taswwûf fi hayât al Hajj cAbdullah Nysâs (aspects du soufisme dans la vie de Abdoulaye Niasse), communication présentée à la 4ème semaine culturelle musulmane, Dakar, 1986,17 p.

 

Source orale :

Entretien avec Cheikh Hassan Cissé (Imam de la mosquée de Kaolack), Dakar, novembre 1988.